October 3, 2018 / 11:55 AM / 2 months ago

Hausse en vue à Wall Street, l'Europe soulagée par l'Italie

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère hausse mercredi à l’image des Bourses européennes à mi-séance, où les investisseurs ont accueilli avec soulagement le rétrogradage partiel du gouvernement italien sur ses objectifs de déficit.

Les Bourses en Europe sont en hausse à mi-séance. Le CAC 40 avance de 0,71% à 11h45 GMT et le FTSE prend 0,64% à Londres. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,2%.

À Paris, le CAC 40 avance de 0,71% à 5.506,72 points à 11h45 GMT et le FTSE prend 0,64% à Londres. La Bourse de Francfort est fermée pour la fête nationale allemande.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,64%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,65% et le Stoxx 600 0,59%.

La Bourse de Milan surperforme avec un gain de 1,14% après l’annonce par le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria d’une réduction progressive du déficit budgétaire après 2019.

Le gouvernement, qui se réunit à la mi-journée, prévoit désormais de réduire son déficit à 2,2% du produit intérieur brut en 2020 et 2% en 2021, après 2,4% en 2019, a dit une source proche de la Ligue, l’un des partis de la coalition au pouvoir, confirmant des informations de presse.

La coalition formée par la Ligue d’extrême droite et le Mouvement 5 Etoiles avait fixé jeudi dernier un déficit budgétaire à 2,4% du PIB au cours des trois prochaines années - 2019, 2020 et 2021 -, soit le triple de l’objectif fixé par l’équipe précédente, ce qui avait suscité une vive réaction des marchés financiers et de la Commission européenne.

Ces nouvelles ont fait repartir l’euro, qui avait reculé sur la crainte d’un dérapage budgétaire de la troisième économie de la zone euro, et favorisent une détente sur les taux italiens.

VALEURS EN EUROPE

Les banques italiennes, fortement exposées sur les taux souverains italiens, se reprennent après cinq séances de baisse mais ont réduit leurs gains par rapport au début de journée. Leur indice sectoriel ne prend plus que 1,53% après un rebond de 3% en début de séance.

L’indice Stoxx des banques en Europe gagne 1,67%, troisième meilleure performance sectorielle derrière les télécoms (+1,14%) et les services aux collectivités (+0,91%).

En tête du CAC à Paris, Michelin s’adjuge 2,544 à 104,80 euros à la suite d’un relèvement de conseil de Morgan Stanley, qui juge que les fondamentaux du fabricant de pneus sont solides.

Plus forte hausse du Stoxx 600, la société de conseil Altran bondit de 9,47%, dopée par un relèvement du conseil de Kepler Cheuvreux de “conserver” à “achat”.

A Amsterdam, Altice Europe prend 3,85% après des informations de presse évoquant des offres de fonds d’investissement pour les actifs du groupe dans le très haut débit.

La plus forte baisse du Stoxx 600 est pour Norsk Hydro à Oslo, en recul de 11,14% après l’annonce de l’arrêt de sa production d’alumine au Brésil. “C’est très grave pour Norsk Hydro, entraînant potentiellement d’importantes pertes”, commente un trader.

Le distributeur britannique Tesco est pour sa part sanctionné d’un recul de 9,184% après la publication de résultats semestriels inférieurs aux attentes. “Les ventes comparables sont bonnes mais le bénéfice décevant pointe vers une compression des marges”, dit un trader.

TAUX

Après quatre séances de forte hausse, les rendements des obligations d’Etat italiennes à deux et cinq ans se détendent mais reviennent au-dessus de leurs plus bas du jour, la prudence revenant vite sur le marché alors que se réunit le gouvernement à Rome.

Le rendement du papier à 10 ans cède quatre points de base à 3,39%, après avoir culminé mardi à 3,46%, un plus haut de quatre ans et demi. L’écart de rendement avec le Bund allemand revient ainsi à 295 points de base contre 300 mardi soir.

“La révision des prévisions de déficit explique la meilleure tenue des marchés aujourd’hui mais c’est trop peu pour combler l’écart entre l’UE et l’Italie”, dit Mathias van der Jeugt, stratège taux chez KBC. “Le soulagement risque d’être de courte durée si l’Italie n’annonce pas une proposition améliorée, plus en ligne avec les exigences de l’UE.”

Le rendement du Bund remonte lui de 1,5 point de base à 0,44%.

CHANGES

Les informations en provenance d’Italie soutiennent l’euro qui regagne 0,2% à 1,1561 dollar en milieu de journée après avoir reculé dans la nuit à 1,1505, un plus bas depuis le 21 août.

L’indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de six devises, abandonne 0,1% à 95,425 après avoir atteint auparavant 95,744, son meilleur niveau depuis le 4 septembre.

La livre sterling cède 0,2% à 1,2995 dollar après un plus bas de trois semaines à 1,2941, affaiblie par les divisions au sein du Parti conservateur, plus profondes que jamais à l’occasion de son Congrès annuel à Birmingham.

PÉTROLE

Les cours du pétrole effacent leurs gains après des informations de Reuters faisant état d’un accord secret conclu en septembre par la Russie et l’Arabie saoudite pour relever leur production, répondant ainsi aux demandes répétées du président Donald Trump.

Le Brent de mer du Nord abandonne 0,15% à 85,68 dollars après un plus haut du jour de 85,33. Il avait atteint lundi 85,45 dollars, nouveau plus haut depuis novembre 2014.

Le marché attend à 14h30 GMT les chiffres officiels des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. L’association professionnelle API les a estimés mardi en hausse de 907.000 barils à 400,9 millions.

ÉMERGENTS

La livre turque flanche de 1,3% à 6,0640 dollars à mi-journée après l’annonce d’un taux d’inflation de près de 25% en Turquie en septembre, son plus haut niveau depuis près de 15 ans.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le marché attend dans la journée l’indice ISM des services aux Etats-Unis et, à 20h00 GMT, une nouvelle prise de parole de Jerome Powell. Mardi, le président de la Fed avait salué des perspectives économiques “remarquablement positives” pour les Etats-Unis, en passe, selon lui, d’entrer dans une ère “rare d’un point de vue historique” où se combinent chômage très bas et inflation maîtrisée.

édité par Patrick Vignal

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