October 2, 2018 / 12:22 PM / 2 months ago

Rouge en vue à Wall Street, le risque boudé, l'Italie inquiète

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue mardi dans le rouge et les Bourses européennes reculent à mi-séance, le regain d’appétit pour le risque après l’accord commercial en Amérique du Nord s’avérant de courte durée tandis qu’en Europe, les tensions autour des finances publiques italiennes ne montrent aucun signe d’apaisement.

Les Bourses européennes reculent à mi-séance. Le CAC 40 perd 0,56% vers 11h50 GMT. Le Dax cède 0,58% et le FTSE abandonne 0,31%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,2% à 0,4%. La tendance pourrait évoluer avec un discours que doit prononcer à 16h45 GMT le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell.

À Paris, le CAC 40 perd 0,56% à 5 476,27 vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,58% et à Londres, le FTSE abandonne 0,31%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,5%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,68% et le Stoxx 600 de 0,52%.

Alors qu’une nouvelle réunion ministérielle sur le budget est prévue en fin de journée à Rome, le vice-président du Conseil italien Luigi di Maio a affirmé que le gouvernement ne renoncerait pas à son objectif de déficit à 2,4% du produit intérieur brut (PIB).

Il a toutefois exclu une sortie de l’Italie de l’Union européenne et de l’euro, contrant ainsi le responsable des questions économiques de la Ligue, le parti d’extrême droite membre de la coalition gouvernementale, selon lequel l’Italie irait mieux en revenant à une monnaie nationale.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

A Wall Street, PepsiCo a donné le coup d’envoi d’une nouvelle saison de résultats en publiant mardi un chiffre d’affaires et un bénéfice par action trimestriels supérieurs aux attentes. Le titre n’en baisse pas moins en avant-Bourse en raison de ventes en Amérique du Nord jugées décevantes.

VALEURS EN EUROPE

Les déclarations de responsables politiques italiens, qui favorisent une forte poussée des rendements de la dette publique italienne, font chuter les valeurs bancaires: l’indice italien du secteur cède 0,98% et l’indice Stoxx des banques de la zone euro recule de 0,44%.

Banco BPM perd 1,25%, UBI Banca 1,58%, UniCredit 1,07% et Intesa Sanpaolo 0,59%.

Les tensions sur le marché obligataire, qui provoquent une rechute des rendements allemands, pèsent aussi sur le secteur de l’assurance (-0,62%).

La plus forte baisse du Stoxx 600 est de nouveau pour Royal Mail, qui cède encore 4,70% après une chute de plus de 17% lundi en réaction à un avertissement sur résultats.

TAUX

Sans surprise, ces déclarations se traduisent par de nouvelles tensions sur le marché des emprunts d’Etat italiens: le rendement des titres à deux ans émis par Rome a pris jusqu’à plus de 18 points de base à 1,55% avant de s’apaiser. Le dix ans prend plus de huit points à 3,376%.

L’écart de rendements entre les titres à dix ans italiens et allemands a atteint un pic à 302 points de base, au plus haut depuis plus de cinq ans, avant de repasser sous le seuil des 300 points.

Son creusement s’explique aussi par la baisse marquée des rendements du Bund, les titres allemands jouant leur rôle de valeur refuge. Le dix ans est revenu vers 0,438%, au plus bas depuis trois semaines.

Du côté des emprunts d’Etat américains, le rendement des Treasuries à 10 ans recule un peu mais reste assez nettement au-dessus de 3% (3,0687%).

CHANGES

Les nouvelles tensions liées à l’Italie accentuent le repli de l’euro, qui cède 0,4% face au dollar à 1,153, au plus bas depuis le 10 septembre.

La monnaie unique européenne cédait déjà du terrain face au billet vert avant les déclarations des responsables politiques italiens, la devise américaine restant portée par l’annonce de l’accord commercial USA-Canada-Mexique et par les anticipations de poursuite de la hausse des taux de la Réserve fédérale.

L’indice qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence gagne encore 0,3%, tout près du pic de trois semaines et demi touché lundi.

La livre sterling est repartie à la baisse dans l’attente d’une intervention de Boris Johnson au congrès annuel des Tories.

Edité par Juliette Rouillon

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