October 1, 2018 / 8:39 AM / 2 months ago

L'accord USA-Canada-Mexique favorise la prise de risque

PARIS (Reuters) - Londres exceptée, les principales Bourses européennes évoluent en hausse lundi matin, soutenues entre autres par l’annonce d’un nouvel accord de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, qui compense les craintes d’un ralentissement de la croissance en Chine et les inquiétudes persistantes suscitées par la politique budgétaire italienne.

Londres exceptée, les principales Bourses européennes évoluent en hausse lundi matin. Une heure après l'ouverture, l'indice CAC 40 à Paris gagne 0,12% et à Francfort, le Dax progresse de 0,55%. A Londres, le FTSE abandonne 0,08%. /Photo d'archives/REUTERS/Susana Vera

Une heure après l’ouverture, l’indice CAC 40 à Paris gagne 0,12% à 5.500,29 points et à Francfort, le Dax progresse de 0,55%. L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,38%, le FTSEurofirst 300 de 0,20% et le Stoxx 600 de 0,23%.

A Londres, le FTSE abandonne 0,08%, pénalisé à la fois par les compagnies aériennes après un avertissement de Ryanair sur ses résultats et par les valeurs minières après des indicateurs décevants sur l’activité industrielle en Chine.

La tendance générale profite en revanche de l’annonce par le Canada, les Etats-Unis et le Mexique d’un nouvel accord commercial appelé à remplacer l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), une annonce intervenue quelques minutes seulement avant l’expiration de l’ultimatum fixé par Donald Trump.

Le nouvel Accord Etats-Unis-Mexique-Canada (AEUMC, USMCA en anglais) évite les droits de douane mais rend plus difficile pour les constructeurs automobiles mondiaux de produire des voitures à moindre coût au Mexique.

La nouvelle ne fait pas totalement oublier la baisse des indices des directeurs d’achats du secteur manufacturier en Chine annoncée dimanche, qui suggère que les tensions commerciales favorisent le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

Le PMI Caixin-Markit est ressorti à 50,0, son plus bas niveau depuis mai 2017, et le PMI officiel à 50,8.

En Europe, Markit a confirmé le ralentissement de la croissance du secteur manufacturier en Allemagne, en France et dans l’ensemble de la zone euro, et fait état d’une stagnation de l’activité en Italie, dont l’indice PMI est tombé à 50,0, au plus bas depuis deux ans.

VALEURS

Le secteur du transport aérien pèse sur la tendance globale après la révision à la baisse de la prévision de bénéfice annuel de Ryanair, la compagnie à bas coûts irlandaise, dont l’activité souffre de mouvements de grève répétés.

Le titre Ryanair chute de 8,19% et entraîne avec lui bon nombre de ses concurrents comme EasyJet (-3,69%), IAG (-1,70%), Air France-KLM (-2,74%) ou Lufthansa (-1,28%).

L’indice Stoxx européen du secteur des transports et du tourisme accuse ainsi la plus forte baisse sectorielle (-0,44%).

A la hausse, le spécialiste allemand des gaz industriel Linde s’adjuge 6,19%, la meilleure performance du Stoxx 600, après le feu vert des autorités chinoises à son projet de fusion avec l’américain Praxair.

A Paris, Casino gagne 1,30% après l’annonce d’un accord de cession d’actifs immobiliers qui devraient lui rapporter quelque 565 millions d’euros.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a clôturé en hausse de 0,52% après avoir inscrit en séance un nouveau pic de près de 27 ans à 24.306,54 points.

Les actions japonaises ont profité des espoirs de révision à la hausse des prévisions de résultats des exportateurs, le yen s’échangeant actuellement sous le niveau moyen attendu par les grands industriels selon l’enquête “tankan” de la Banque du Japon, un baromètre qui traduit par ailleurs une dégradation de la confiance des entreprises. [.TFR]

L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie-Pacifique hors Japon recule en revanche de 0,3% après les PMI chinois.

La Bourse de Sydney a cédé 0,57%, pénalisée par les valeurs financières après la publication des premières conclusions très critiques de l’enquête officielle sur les pratiques du secteur.

Les marchés de Chine continentale sont fermés pour la semaine en raison de la fête nationale; la Bourse de Hong Kong est fermée pour la journée.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les principaux indices américains se sont orientés en nette hausse après l’annonce de l’accord commercial entre Washington, Ottawa et Mexico, et ils préfigurent une ouverture en hausse de plus de 0,5% à Wall Street.

Vendredi, les marchés actions américains avaient fini pratiquement inchangés, tiraillés entre la baisse de Facebook (-2,59%) après l’annonce d’une nouvelle faille de sécurité et la hausse d’Intel (+3,08%) en réaction à des déclarations optimistes du géant des semi-conducteurs sur ses perspectives de résultats.

CHANGES

L’accord commercial entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique profite avant tout au dollar canadien et au peso mexicain, qui s’apprécient respectivement de 0,67% et 1,1% face au dollar américain.

Ce dernier gagne toutefois 0,05% face à un panier de devises de référence, non loin du plus haut de trois semaines touché vendredi.

L’euro, lui, réduit un peu ses pertes du début de journée face au billet vert et revient juste en dessous du seuil de 1,16 dollar.

TAUX

Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, est pratiquement inchangé par rapport à vendredi à 0,482% mais ceux des emprunts d’Etat italiens restent orientés en nette hausse, de plus de cinq points de base à près de 3,2% pour le dix ans et de près de 10 points pour le deux ans à 1,152%.

Le quotidien La Repubblica publie un article selon lequel la Commission européenne se prépare à rejeter les grandes lignes du projet de budget 2019 dévoilées jeudi par Rome.

Le sujet devrait être abordé, au moins officieusement, lors de la réunion des l’Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro.

PÉTROLE

Le cours du baril de Brent est de nouveau orienté à la hausse et a atteint en début de journée son plus haut niveau depuis novembre 2014 à 83,32 dollars, à moins de cinq semaines désormais de l’entrée en vigueur des sanctions américaines visant l’Iran, le troisième producteur de l’Opep, qui risquent de peser sur l’offre globale.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se traite quant à lui autour de 73,40 dollars, au plus haut depuis juillet, après l’annonce vendredi d’une stagnation des forages aux Etats-Unis, qui fait craindre un ralentissement de la production américaine.

Édité par Véronique Tison

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