September 26, 2018 / 4:28 PM / a month ago

Attentisme en Europe avant la Fed, Wall Street en légère hausse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé stables ou sur de timides gains mercredi, dans l’attente des décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et de ses commentaires sur la trajectoire d’évolution des taux, la conjoncture économique et les risques liés aux tensions commerciales.

Les Bourses européennes ont terminé stables ou sur de timides gains mercredi. À Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,61%. Le Footsie britannique a pris 0,05% et le Dax allemand 0,09%. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, l’indice CAC 40 a gagné 0,61% à 5 512,73 points. Le Footsie britannique a pris 0,05% et le Dax allemand 0,09%.

L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,39%, le FTSEurofirst 300 de 0,28% et le Stoxx 600 de 0,3%.

La Fed devrait annoncer à 18h00 GMT, donc en cours de séance à Wall Street, un relèvement d’un quart de point du taux des “fed funds”, le troisième de l’année, selon le consensus Reuters. Cette décision sera suivie à 18h30 GMT d’une conférence de presse du président de l’institution Jerome Powell.

Les investisseurs seront surtout attentifs aux nouvelles prévisions sur l’évolution des taux, les “dot plots”, et aux commentaires sur l’impact économique des tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux.

“Le marché aime à être stable avant la décision de la Fed pour ne pas avoir pris une position dans un sens ou dans l’autre et pour être prêt”, dit Michael Antonelli de Robert W. Baird. “Le thème du jour sera ce à quoi ressemblera le “pilotage des anticipations” (“forward guidance”) de la Fed”.

En attendant les annonces de la banque centrale américaine, la nette progression des places chinoises soutient les marchés mondiaux et contre-balancé les inquiétudes sur le commerce mondial et un baril de pétrole à plus de 80 dollars.

Outre l’attente de nouvelles mesures de soutien à la croissance en Chine pour compenser l’impact négatif des droits de douanes américains, le fournisseur d’indices MSCI a annoncé qu’il pourrait quadrupler le poids des valeurs chinoises dans ses indices de référence.

VALEURS

Le secteur automobile a repris un peu de terrain après un accès de faiblesse provoqué par l’avertissement lancé mardi par BMW sur ses résultats. Le constructeur allemand a fini en hausse symbolique de 0,04% après avoir chuté de plus de 5% la veille. L’indice Stoxx de l’automobile a regagné 0,22%.

Airbus s’est adjugé 3,24%, en tête de l’EuroStoxx 50 et du CAC 40, alors que Bloomberg évoque la volonté de Pékin de mener à bien des négociations pour une méga-commande et la certification accordée à son gros-porteur A330-900 par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), qui devrait être bientôt prêt pour sa première livraison à sa compagnie de lancement, TAP Air Portugal.

Bouygues (+2,66%) a terminé en deuxième position dans le CAC 40, porté par un relèvement du conseil de JPMorgan, qui préfère désormais la maison-mère de Bouygues Telecom à son concurrent Iliad(-2,33%).

A Londres, le groupe de prêt-à-porter en ligne Boohoo s’est envolé de 11,22% après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture en Europe, les indices de la Bourse de New York étaient en légère hausse dans l’attente d’une nouvelle hausse de taux de la Fed.

Les valeurs financières se sont orientées à la baisse après une ouverture stable avec un recul de 0,35% de l’indice sectoriel.

Nike perd 1,69% au lendemain de ses résultats trimestriels, qui ont déçu par le maintien des prévisions du groupe alors que ses ventes semblent profiter de sa dernière campagne publicitaire controversée qui met en scène l’ancien joueur de football américain Colin Kaepernick.

LES INDICATEURS DU JOUR

La confiance des ménages a fléchi en France en septembre, à un creux de près de deux ans et demi, selon les données publiées par l’Insee.

Aux Etats-Unis, les ventes de logements neufs ont rebondi plus que prévu en août, après deux mois de baisse, mais la tendance reste à un affaiblissement du marché sur fond de hausse des taux et des prix des maisons.

CHANGES

Le dollar a atteint un pic de sept jours dans la perspective, déjà bien ancrée dans les cours, d’une hausse des taux de la Fed. L’indice qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence gagne 0,15%. De son côté, l’euro est en légère baisse, autour de 1,1750. La monnaie unique est victime de prises de profits après avoir atteint lundi 1,1815 dollar, son plus haut niveau depuis le 14 juin, à la suite des déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, sur l’accélération de l’inflation et la hausse des salaires mais l’économiste en chef de la BCE, Peter Praet, a relativisé ces derniers jours la portée de ce discours.

TAUX

Les rendements des obligations italiennes ont évolué au gré des nouvelles sur le projet de budget 2019, qui doit être présenté jeudi. Le taux à dix ans gagnait plus de sept points de base en fin de journée à près de 2,92%.

Les deux partis de la coalition gouvernementale italienne, le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, souhaitent que soit adopté un objectif de déficit budgétaire de 2,4% du PIB en 2019, a-t-on déclaré mercredi de source proche de la coalition.

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à dix ans évolue autour de 3,08% après avoir atteint la veille 3,1130%, non loin du pic de sept ans à 3,1280% touché le 18 mai dernier.

Celui du Bund allemand de même échéance est revenu à 0,52%, contre un pic mardi à 0,55%, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis mai dernier.

PÉTROLE

Les cours du brut retombent après leurs plus hauts atteints la veille, à la suite de l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) d’une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis. Le prix du baril de Brent est repassé sous les 82 dollars après un pic de quatre ans mardi à 82,55 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cote autour de 71,80 dollars après avoir atteint 72,78 dollars mardi, un plus haut depuis le 11 juillet. Les prix du pétrole restent soutenus par la perspective d’une restriction de l’offre en raison des sanctions américaines à venir contre l’Iran, l’un des principaux exportateurs mondiaux.

Édité par Marc Angrand

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