September 26, 2018 / 8:37 AM / 20 days ago

Les Bourses européennes sur leurs marques avant la Fed

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent sans grand changement mercredi, la prudence dominant avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) qui interviendra dans un contexte de remontée des cours du pétrole et des rendements obligataires.

Les principales Bourses européennes évoluent sans grand changement mercredi. À Paris, l'indice CAC 40 est stable vers 08h10 GMT. A Londres, le FTSE se replie de 0,06% tandis qu'à Francfort, le Dax recule de 0,18%. /Photo prise le 6 avril 2018/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, l’indice CAC 40 est stable à 5.479,01 points vers 08h10 GMT. A Londres, le FTSE se replie de 0,06% tandis qu’à Francfort, le Dax recule de 0,18%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,03%, le FTSEurofirst 300 abandonne 0,1% et le Stoxx 600 cède 0,08%.

La Fed rendra à 18h00 GMT sa décision monétaire et publiera dans le même temps ses projections macroéconomiques, qui seront suivies à 18h30 GMT d’une conférence de presse du président de l’institution, Jerome Powell.

Une hausse de taux d’un quart de point, la troisième de l’année, est largement anticipée. Les investisseurs attendent surtout les commentaires de la banque centrale sur la trajectoire future des taux et l’impact de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

“La réaction des marchés pourrait être vive si la Fed se montrait plus ‘agressive’ qu’ils ne l’anticipent”, observe Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life AM en France, évoquant une hausse des prévisions d’inflation, un relèvement des ‘dots’ ou bien encore la perspective d’une poursuite de la hausse des taux au-delà de 2020.

“Nous estimons pour notre part que les ‘dots’ ne devraient pas être fondamentalement modifiés car si la vigueur de l’économie américaine plaide effectivement pour un resserrement monétaire accru, la dégradation de l’environnement international incite plutôt à la prudence”.

Les investisseurs pourraient aussi être attentifs à la rencontre prévue mercredi à New York entre Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe qui discuteront des relations commerciales bilatérales des deux pays.

VALEURS

Le secteur automobile continue de souffrir dans la foulée de l’avertissement sur résultats lancé mardi après-midi par BMW. Le constructeur allemand perd encore 1,28% après avoir chuté de 5,39% la veille et entraîné l’ensemble du compartiment à la baisse.

L’indice Stoxx de l’automobile recule de 1,14%, plus forte baisse sectorielle en Europe. A Paris, Valeo (-2,54%) et Michelin (-1,4%) accusent les plus forts replis du CAC 40.

Lanterne rouge du SBF 120, Neopost perd 2,63% après avoir révisé à la baisse sa prévision de marge opérationnelle courante pour 2018 en dépit d’une progression meilleure qu’attendu de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre.

Iliad se replie de 3,24% après l’abaissement du conseil de JPMorgan à “neutre” contre “surpondérer”. Dans une note consacrée au secteur des télécoms en France, l’intermédiaire financier a également rehaussé son conseil sur Bouygues (+2,79%) de “neutre” à “surpondérer”.

A Londres, le groupe de prêt-à-porter en ligne Boohoo s’envole de 8,09% après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année.

EN ASIE

Les Bourses asiatiques ont globalement évolué dans le vert, soutenues notamment par la nette progression des places chinoises. Le fournisseur d’indices MSCI a indiqué mercredi qu’il pourrait quadrupler le poids des grandes capitalisations boursières chinoises dans ses indices de référence, une annonce qui relègue au second plan les craintes persistantes sur le conflit commercial entre Pékin et Washington.

L’indice CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale a pris 1,11% et l’indice composite de la Bourse de Shanghai a gagné 0,92%.

A Tokyo, l’indice Nikkei a pris 0,39% pour signer sa huitième séance consécutive de hausse et clôturer au-delà des 24.000 points pour la première fois depuis le 24 janvier.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini sur une note irrégulière mardi, tiraillée entre la bonne tenue du secteur de l’énergie et des valeurs de consommation d’une part, et de l’autre un recul des semi-conducteurs et des services aux collectivités.

L’indice Dow Jones a fini en baisse de 0,26% et le S&P-500 a abandonné 0,13%, tandis que le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,18%, soutenu par Amazon (+2,08%).

TAUX

Les rendements obligataires se détendent un peu après leurs récents plus hauts.

Le rendement des Treasuries à dix ans évolue autour de 3,05% après avoir atteint la veille 3,1130%, non loin de son pic de sept ans à 3,1280% touché le 18 mai dernier.

Celui du Bund allemand de même échéance revient à 0,53%, contre un pic mardi à 0,55%, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis mai dernier.

En hausse à l’ouverture, les rendements des emprunts d’Etat italiens sont repartis à la baisse, le taux à dix ans perdant trois points de base autour de 2,85%.

Les investisseurs se montrent nerveux avant la présentation jeudi du premier projet de budget du gouvernement italien et de ses objectifs économiques, sur lesquels le Parlement aura ensuite à se prononcer.

CHANGES

Le dollar profite peu des anticipations, déjà bien ancrées dans les cours, d’une hausse des taux de la Fed mercredi. Son indice, qui mesure son évolution face à un panier de devise de référence, est quasiment inchangé, autour des niveaux observés ces deux derniers jours.

De son côté, l’euro évolue en légère baisse, autour de 1,1760. La monnaie unique avait atteint lundi 1,1815 dollar, au plus haut depuis le 14 juin, après les déclarations du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, sur l’accélération de l’inflation et la hausse des salaires mais l’économiste en chef de la BCE, Peter Praet, a relativisé mardi la portée de ce discours.

PÉTROLE

Les cours du brut se stabilisent mercredi non loin de leurs plus hauts atteints la veille. Le prix du baril de Brent se traite sur le seuil des 82 dollars contre un pic de quatre ans touché mardi à 82,55 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cote autour de 72,30 dollars après avoir atteint 72,78 dollars mardi, un plus haut depuis le 11 juillet.

Les prix du pétrole restent soutenus par la perspective d’une restriction de l’offre en raison des sanctions américaines à venir visant l’Iran, l’un des principaux exportateurs mondiaux. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois exhorté mardi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à accroître ses extractions et à agir pour faire baisser les cours, une demande restée sans suite jusqu’à présent.

Édité par Patrick Vignal

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