September 25, 2018 / 9:15 AM / 3 months ago

Unilever défend son projet de transfert aux Pays-Bas

Les dirigeants d'Unilever sont montés au créneau mardi pour défendre leur projet de supprimer le siège social de Londres et de faire de Rotterdam le seul quartier général du géant anglo-néerlandais de biens de consommation courante, qui suscite une opposition croissante. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

LONDRES (Reuters) - Les dirigeants d’Unilever sont montés au créneau mardi pour défendre leur projet de supprimer le siège social de Londres et de faire de Rotterdam le seul quartier général du géant anglo-néerlandais de biens de consommation courante, qui suscite une opposition croissante.

Le fabricant des savons Dove, des thés Lipton ou encore des glaces Ben & Jerry’s, est confronté aux critiques des actionnaires en Grande-Bretagne, dans un contexte de débats incessants sur la manière de sortir de l’Union européenne.

Dans une offensive de charme coordonnée, le président Marijn Dekkers s’est exprimé dans le Daily Telegraph, tandis que le directeur financier Graeme Pitkethly a lui choisi l’émissio “Today”, sur BBC Radio 4, pour défendre ce projet.

Les deux dirigeants ont souligné que le groupe restait engagé en Grande-Bretagne puisque 60% de ses activités étaient gérés depuis Londres, tout en répétant les raisons pour lesquelles, selon eux, ce transfert profitera à l’entreprise et à ses actionnaires.

“(Avec ce transfert), la capacité à gérer plus dynamiquement notre portefeuille de marques de bien des façons va se renforcer et c’est un avantage qui profite à tous les actionnaires”, a déclaré Graeme Pitkethly.

David Cumming, directeur des investissements actions chez Aviva Investors, un des 20 principaux actionnaires d’Unilever, a déclaré à la BBC que, selon lui, Unilever s’installait aux Pays-Bas pour mieux se protéger après l’OPA hostile, qui a échoué l’année dernière, de 143 milliards de dollars de son concurrent américain Kraft Heinz.

Graeme Pitkethly a répondu que “la meilleure protection [était] une solide performance”.

Les actionnaires se prononceront sur ce transfert à la fin du mois d’octobre. Jusqu’à présent, quatre des 20 plus grands d’entre eux, dont Aviva, ont exprimé leur inquiétude ou leur opposition. Ils contrôlent ensemble 5,5% de l’entité britannique, selon des données Thomson Reuters.

Unilever a déclaré ce mois-ci que la simplification de sa structure, consistant à passer d’une maison mère faite de deux entités juridiques britannique et néerlandaise à une seule société holding, serait bouclée en décembre au moment de la cotation du nouveau groupe.

Martinne Geller; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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