September 17, 2018 / 12:18 PM / 3 months ago

Repli en vue à Wall Street avec le commerce, l'Europe hésitante

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue dans le rouge lundi tandis les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance, la menace d’une mise en oeuvre imminente de nouveaux droits de douane des Etats-Unis contre la Chine jetant un nouveau coup de froid sur les marchés d’actions.

La Bourse de Londres. Wall Street est attendue dans le rouge lundi tandis les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à mi-séance. À Paris, le CAC 40 est inchangé à 5.352,64 points vers 11h55 GMT. Plus exposé aux tensions commerciales en raison du poids de ses valeurs exportatrices, le Dax à Francfort recule de 0,3% et à Londres, le FTSE abandonne 0,05%. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Dawson

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli - compris entre 0,1% et 0,3% - après une clôture quasiment stable de la Bourse de New-York vendredi.

À Paris, le CAC 40 est inchangé à 5.352,64 points vers 11h55 GMT. Plus exposé aux tensions commerciales en raison du poids de ses valeurs exportatrices, le Dax à Francfort recule de 0,3% et à Londres, le FTSE abandonne 0,05%.

La Bourse de Milan (+0,79%), ainsi que les obligations italiennes, font toutefois bande à part et évoluent en nette hausse, après la parution d’informations de presse faisant état d’un budget de l’Etat italien conforme aux exigences de Bruxelles pour 2019.

Cela profite aux autres Bourses d’Europe du sud, comme Madrid et Lisbonne, et permet aux indices paneuropéens d’évoluer sur une note légèrement haussière.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 0,1%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,04% et le Stoxx 600 s’adjuge 0,13%.

Sur le dossier commercial, un responsable de l’administration Trump a indiqué samedi à Reuters que le président américain devrait annoncer dès ce lundi des tarifs douaniers supplémentaires portant sur l’équivalent de 200 milliards de dollars d’importations chinoises.

Cette menace plane déjà depuis plusieurs semaines sur les marchés mais l’annonce, la semaine dernière, d’une invitation des Etats-Unis à la Chine à relancer leurs discussions commerciales avait laissé espèrer que ces tarifs ne soient pas mis en oeuvre dans l’immédiat.

Selon le Wall Street Journal, les nouveaux droits de douane envisagés s’élèveraient à 10% contre 25% évoqués jusqu’ici par l’administration Trump.

Quoiqu’il en soit, le ministère chinois des Affaires étrangères a d’ores et déjà indiqué que Pékin répliquerait si les Etats-Unis mettaient en oeuvre de nouveaux tarifs douaniers sur des importations chinoises.

Le porte-parole du ministère a ajouté que toute négociation commerciale entre les deux pays devait intervenir sur un pied d’égalité.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Apple pourrait être sous pression, dans l’attente d’annonces sur une éventuelle mise en oeuvre par l’administration Trump de droits de douanes portant sur l’équivalent de 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Le groupe avait averti le 7 septembre qu’une mesure de cet ordre s’appliqueraient à certains de ses produits. Les groupes chinois cotés à Wall Street, comme Alibaba et Baidu, évoluent en baisse dans les transactions en avant-Bourse.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, les fournisseurs européens de la marque à la pomme sont délaissés, à l’instar de l’autrichien AMS (-3,9%), une des plus fortes baisses du Stoxx 600. Dialog Semiconductor perd 1,66% et STMicroelectronics recule de 1,48%, plus forte baisse du CAC 40.

Résultat, l’indice Stoxx du segment technologique accuse le plus fort repli sectoriel (-0,53%).

A contrario, H&M s’envole de 15,36% après avoir annoncé des ventes meilleures que prévu pendant l’été.

Casino (+6,14%) profite de l’annonce par sa maison-mère Rallye (+9,15%) de l’obtention d’une ligne de crédit de 500 millions d’euros auprès de cinq banques, ce qui vient alléger à court terme la pression sur le bilan de la holding.

TAUX

Sur le marché obligataire, la séance est marquée par la nette détente des rendements des emprunts d’Etat italiens, les investisseurs se montrant rassurés sur la discipline budgétaire du gouvernement italien dans un contexte de fort endettement du pays.

Le taux italien à dix ans recule de plus de dix points de base, à 2,88%.

CHANGES

La livre sterling avance de 0,3% face au dollar et renoue avec un plus haut d’un mois et demi atteint vendredi, toujours soutenue par les espoirs d’un accord entre Bruxelles et Londres sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le responsable des négociations pour l’UE, Michel Barnier, a indiqué lundi que les discussions avaient lieu dans un état d’esprit de “bonne coopération”.

De son côté, le dollar ne profite pas du regain de tensions commerciales et recule de 0,2% face à un panier de devises de référence.

L’euro avance de 0,3% face au billet vert, autour de 1,1660.

PÉTROLE

Les cours du brut évoluent en hausse lundi, soutenus par la perspective d’une baisse des exportations iraniennes en raison des sanctions économiques bientôt imposées par les Etats-Unis.

Le baril de Brent évolue autour de 78,50 dollars, après avoir franchi la barre des 80 dollars la semaine dernière, et le baril de brut léger américain (WTI) se traite autour de 69,46 dollars.

MÉTAUX

Le regain de tensions commerciales pèse sur les prix de l’ensemble des métaux industriels lundi. Sur le London Metal Exchange, le cours du cuivre abandonne 1,5%, proche d’un plus bas de 14 mois touché en août et en baisse de 20% depuis un plus haut atteint en juin.

ÉMERGENTS

La menace d’une intensification du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine pèse sur les marchés émergents, pénalisés en outre par un regain de tensions sur la livre turque.

L’indice MSCI des marchés émergents recule de 1,16%.

A L’AGENDA

Aux Etats-Unis, l’indice manufacturier “Empire State” donnera des nouvelles d’un secteur encore dynamique malgré les tensions commerciales et la hausse des taux. Plusieurs responsables de la Banque centrale européenne (BCE) devaient par ailleurs s’exprimer ce lundi, dont Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui a appelé l’institution a être plus claire sur le rythme auquel elle prévoit de relever ses taux d’intérêt lorsque sera venu le moment de resserrer sa politique monétaire.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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