September 13, 2018 / 8:39 PM / 11 days ago

Wall Street finit en hausse avec les techs et les industrielles

(Reuters) - La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, aidée par un rebond d’Apple et par la détente sur le front commercial après le bon accueil réservé par la Chine à la proposition de Washington d’ouvrir un nouveau cycle de négociations.

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, aidée par un rebond d'Apple et par la détente sur le front commercial après le bon accueil réservé par la Chine à la proposition de Washington d'ouvrir un nouveau cycle de négociations. L'indice Dow Jones a fini en hausse de 0,57%. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

L’indice Dow Jones a fini en hausse de 147,07 points, soit 0,57%, à 26.145,99 et le S&P-500, plus large, a gagné 15,26 points ou 0,53% à 2.904,18.

Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 59,48 points (0,75%) à 8.013,71.

Le Dow Jones est monté jusqu’à 26.191 points le matin, son meilleur niveau depuis le 1er février, et n’est plus qu’à 2% environ de son record en date du 26 janvier. Le S&P-500 et le Nasdaq avaient déjà dépassé leurs pics de janvier ces dernières semaines.

Apple, en hausse de plus de 2%, a soutenu les trois indices et permis à l’indice S&P des technologiques de grimper de 1,15%, la meilleure performance des 11 grands indices sectoriels avec le compartiment de la santé (+1,14%).

L’indice des techs signe ainsi sa plus forte hausse depuis le 2 août. “On a retrouvé un environnement ‘risk-on’ aujourd’hui et dans ce cas ce sont les technologiques qui mènent le bal”, dit Michael Antonelli, responsable des ventes institutionnelles chez Robert W. Baird à Milwaukee.

Le regain d’appétit pour le risque a aussi été favorisé par l’invitation adressée aux autorités chinoises par l’administration Trump en vue d’un nouveau cycle de négociations commerciales, invitation accueillie favorablement à Pékin.

L’espoir d’une solution négociée est pris au sérieux par les investisseurs même si rien ne garantit pour l’instant que des pourparlers auront bien lieu et si Washington peut toujours annoncer un relèvement des droits de douane sur 200 milliards de dollars (172 milliards d’euros) de produits importés de Chine.

Washington a d’ailleurs brouillé le message en annonçant des sanctions contre une firme technologique chinoise, Yanbian Silverstar Network Technology, son patron nord-coréen et une filiale russe, accusés d’avoir transféré des fonds en Corée du Nord en violation des sanctions américaines.

Les investisseurs ont aussi apprécié l’annonce d’une hausse des prix plus faible qu’attendu aux Etats-Unis en août. “C’est plutôt positif pour les marchés car cela pourrait servir de prétexte à la Réserve fédérale pour ralentir le rythme de ses hausses de taux”, dit Burns McKinney, gérant chez Allianz Global Investors à Dallas, Texas.

VALEURS

Apple a repris 2,42% à 226,41 dollars au lendemain d’un recul de 1,2% qui avait accompagné la présentation de son plus grand iPhone à ce jour, sans grande innovation toutefois.

Au moins cinq intermédiaires ont relevé leurs objectifs de cours, dont Needham qui a rehaussé le sien de 40 dollars à 260.

Les valeurs des semi-conducteurs ont aussi rebondi, permettant à l’indice sectoriel de la Bourse de Philadelphie de regagner 1,20%. En vedette, Qualcomm s’est adjugé 3,99% après l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 16 milliards de dollars.

Les espoirs de reprise du dialogue entre Pékin et Washington ont profité aux industrielles comme Caterpillar (+0,87%) et Boeing (+0,58), deux poids lourds du Dow Jones. L’indice S&P du secteur a progressé de 0,51%.

Les enseignes de bricolage Home Depot et Lowe’s, très recherchées les jours précédents à l’approche de l’ouragan Florence, ont reperdu plus de 1% après son déclassement en catégorie 2.

Plus forte baisse du S&P, la chaîne de supermarchés Kroger a chuté de 9,93% après l’annonce d’une hausse de 1,6%, inférieure aux attentes, de ses ventes à données comparables sur le deuxième trimestre de son exercice fiscal.

L’indice des biens de consommation de base a cédé 0,36%, la seule baisse des 11 grands indices sectoriels S&P avec les financières (-0,15%).

Egalement en repli, UPS a reculé de 2,92% après avoir livré des prévisions prudentes de réductions de coûts lors d’une journée investisseurs.

Quelque 6,7 milliards d’actions ont changé de mains sur les marchés américains à comparer à une moyenne de 6,1 milliards sur les 20 dernières séances.

LES INDICATEURS DU JOUR

L’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 0,2% en août aux Etats-Unis, moins que la hausse de 0,2% attendue, l’augmentation des prix de l’essence et des loyers ayant été en partie compensée par une baisse des prix dans la santé et l’habillement. Sur un an, il ressort en hausse de 2,7% après +2,9% en juillet et contre 2,8% attendu.

Hors produits alimentaires et énergie, les prix ont augmenté de 0,1% d’un mois sur l’autre et de 2,2% en rythme annuel, après +2,4% en juillet.

L’inflation poursuit ainsi sa modération malgré un marché du travail toujours vigoureux, comme illustré par la baisse (-1.000 à 204.000) des nouvelles inscriptions au chômage la semaine dernière, à leur plus bas niveau en 49 ans.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient terminé auparavant en ordre dispersé, tiraillées entre les nouvelles rassurantes sur le commerce international et l’impact baissier du repli du pétrole et de l’appréciation de l’euro.

À Paris, le CAC 40 a effacé ses gains de la séance pour finir sur un recul de 0,08% (4,01 points) à 5.328,12 points et le FTSE 100 a cédé 0,43% à Londres mais le Dax allemand a conservé en clôture un gain de 0,19%.

L’indice Stoxx 600 a abandonné 0,15%.

CHANGES

Le dollar a pâti des chiffres inférieurs aux attentes des prix à la consommation américains alors que l’euro a profité des commentaires de la Banque centrale européenne (BCE) sur l’évolution de l’inflation dans la zone euro.

La BCE, qui tenait sa réunion monétaire de rentrée, a confirmé préparer l’arrêt définitif de ses achats de titres à la fin de l’année et jugé que les risques entourant ses prévisions restaient globalement équilibrés tout en abaissant légèrement sa prévision de croissance. Son président, Mario Draghi, a en outre évoqué lors de sa conférence de presse la perspective d’une accélération de l’inflation de base en fin d’année.

L’euro a profité de ces propos pour remonter brièvement à plus de 1,17 dollar pour la première fois depuis le 30 août mais est ensuite revenu sous ce seuil, terminant la séance américaine autour de 1,1690 dollar (+0,57%).

L’indice mesurant la valeur du billet vert face à un panier de devises de référence a reculé de 0,26%, affecté également par les espoirs de détente sur le commerce qui le privent d’une partie de son attrait d’actif refuge.

TAUX

Les rendements des Treasuries ont d’abord baissé en réaction à la statistique de l’inflation, sur le sentiment que la Fed pourrait surseoir à une des deux hausses de taux encore attendues en 2018, mais cette hypothèse a vite été écartée.

“Le ralentissement tient principalement à la santé et à l’habillement, et dans les deux cas les prix devraient rebondir dans les prochains mois”, dit Stan Shipley, stratège chez Evercore ISI.

La forte demande pour une adjudication de 15 milliards de dollars d’emprunts à 30 ans a contribué à faire remonter les rendements. Le rendement du 30 ans, en baisse de 2,9 points de base à 3,092 après le CPI, a fini à 3,095%. Celui de la note à deux ans a terminé à 2,757% après un creux à 2,736% et le 10 ans a rebondi à 2,959% après un point bas à 2,944%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont subi leur plus forte baisse depuis près d’un mois sur le marché Nymex, sous le coup de prises de bénéfice après leurs plus hauts de quatre mois inscrits la veille.

Le contrat octobre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 2,53% à 68,59 dollars le baril, repassant sous les 70 dollars, et le Brent de mer du Nord est retombé de 1,96% à 78,18 dollars. Il était monté la veille jusqu’à 80,13 dollars, un plus haut depuis le 22 mai.

ÉMERGENTS

La livre turque a bondi de 4,71% à 6,0723 pour un dollar, bien au-dessus de son plus bas record de 7,24 touché il y a un mois, en réaction à l’annonce par la banque centrale d’une hausse de 6,25 points de son principal taux directeur à 24%.

En Amérique latine, le real brésilien et le peso argentin sont restés sous pression. Le second a perdu 3,51% à 39,9 pour un dollar, un nouveau plus bas record en clôture.

avec Shreyashi Sanyal à Bangalore, Caroline Valetkevitch à New York et Marc Angrand à Paris, Véronique Tison pour le service français

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