September 12, 2018 / 8:40 PM / in 12 days

Wall Street dans le désordre, Apple a pesé sur les high techs

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en ordre dispersé mercredi, tiraillée entre Apple, qui a dévoilé des changements seulement mineurs dans son offre de produits, et des valeurs industrielles qui ont elles bénéficié d’informations voulant que de nouvelles discussions d’ordre commercial puissent avoir lieu entre Washington et Pékin.

Wall Street a terminé en ordre dispersé mercredi, tiraillée entre Apple, qui a dévoilé des changements seulement mineurs dans son offre de produits, et des valeurs industrielles qui ont elles bénéficié d'informations voulant que de nouvelles discussions d'ordre commercial aient lieu entre Washington et Pékin. L'indice Dow Jones a gagné 27,86 points (0,11%) à 25.998,92 points. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

Le gouvernement américain a pris contact avec son homologue chinois pour ouvrir de nouvelles discussions, alors même qu’il s’apprête à mettre en oeuvre des droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés, ont dit deux sources au fait du dossier mercredi.

Des responsables emmenés par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin ont récemment adressé une invitation aux autorités chinoises, en particulier le vice-Premier ministre Liu He, à cette fin.

Le Wall Street Journal le premier a fait mention de cette invitation.

Un porte-parole du Trésor américain s’est refusé à tout commentaire.

L’indice Dow Jones a gagné 27,86 points (0,11%) à 25.998,92 points.

Le S&P-500, plus large, a pris 1,03 point (0,04%) à 2.888,92 points. Le Nasdaq Composite a cédé 18,25 points (0,23%) à 7.954,23 points.

“Certaines valeurs industrielles, et Boeing en premier, sont derrière la surperformance du Dow”, a ajouté James. Boeing a gagné 2,4%, en réaction à des propos du directeur général Dennis Muilenburg disant que les mesures visant à relancer le rythme de livraison des 737 “prenaient racine”.

Le Livre Beige de la Réserve fédérale, publié ce même mercredi, ne semble pas avoir ému les investisseurs outre mesure.

La banque centrale y constate que des entreprises ont réduit ou repoussé des investissements aux Etats-Unis en raison de craintes suscitées par les tensions commerciales internationales, notant aussi que les effets des droits de douane semblent limités, encore qu’ils augmentent les coûts de revient, surtout chez les industriels.

Le volume a été de quelque 7,1 milliards de titres échangés contre une moyenne de 6,2 milliards sur les 20 dernières séances, selon des données de Thomson Reuters.

VALEURS

Apple, dont l’action a perdu 1,24%, a dévoilé mercredi son plus grand modèle d’iPhone, qui ne présente outre cela rien de bien nouveau, mais surtout une Apple Watch qui a obtenu, dit le groupe à la pomme, l’aval de la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, pour sa nouvelle fonction d’électrocardiogramme.

L’action du concepteur de produits de fitness nomades Fitbit a chuté elle de 6,9%, tandis que Garmin, un moment dans le rouge, a remonté pour finir en très légère hausse.

“Il y a eu les annonces (d’Apple) et comme il fallait s’y attendre, le trader n’y a pas vu grand chose de neuf, c’est pourquoi une partie des gains d’hier est rétrocédée aujourd’hui”, a dit Michael James (Wedbush Securities).

L’indice S&P high tech a cédé 0,50%, perdant de fait ses gains de la veille, les craintes d’un durcissement de la réglementation affectant aussi bien le groupe à la pomme que les réseaux sociaux.

Twitter (-3,7%), Apple, Alphabet (-1,5%) et Amazon.com (+0,14%) ont été convoqués par le commission sénatoriale le 26 septembre pour évoquer le dossier de la protection des données.

Facebook, qui n’ira pas devant le Sénat, a laissé 2,37%.

L’indice des semiconducteurs de la Bourse de Philadelphie a lâché 1,16%, Goldman Sachs étant le dernier intermédiaire en date à anticiper une baisse des prix des mémoires en raison d’un excédent de l’offre de puces DRAM et NAND. Micron a laissé 4,3% et Applied Materials 2%.

Oracle doit publier ses trimestriels après la clôture. On s’attend à une hausse du chiffre d’affaires et un bénéfice par action de 69 cents contre 62 cents un an auparavant.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les prix à la production aux Etats-Unis ont accusé une baisse inattendue en août, et leur première depuis février 2017, le recul des prix alimentaires et de bon nombre de services commerciaux ayant contrebalancé un renchérissement de l’énergie.

L’indice des prix à la production (PPI) a diminué de 0,1% le mois dernier après être resté inchangé en juillet, a annoncé mercredi le département du Travail.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes ont pour leur part terminé dans le vert à la faveur d’une accalmie précaire sur le front des tensions entre les Etats-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux.

À Paris, le CAC 40 a pris 0,92% à 5.332,13 points. Le Footsie britannique a gagné 0,55% et le Dax allemand a progressé de 0,52%. L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,45%, le FTSEurofirst 300 de 0,46% et le Stoxx 600 de 0,47%.

La trêve commerciale a favorisé un bond de l’indice Stoxx des ressources de base (+1,32%), tandis que l’indice des services aux collectivités (-1,39%) a souffert de l’avertissement lancé par le britannique SSE (-8,28%) sur son bénéfice au premier semestre en raison de la sécheresse, de la chaleur persistante et de la hausse des prix du gaz.

TAUX

Les rendements des Treasuries sont restés à peu près stationnaires, une adjudication de 23 milliards de dollars d’obligations à 10 ans ayant suscité une forte demande, compensant les anticipations d’une inflation en hausse, telle qu’elle serait dévoilée par les prix de détail américains qui seront publiés jeudi.

Le marché n’a que modérément réagi à la statistique des prix à la production.

Le Trésor avait adjugé 35 milliards de dollars de papier à trois ans la veille, provoquant cette fois-là une hausse des rendements.

Le rendement à 10 ans était à 2,966% contre 2,979% mardi en clôture.

CHANGES

Les informations relatives à une tentative américaine de relance des négociations commerciales avec la Chine ont provoqué un recul du dollar face à un panier de devises de référence.

Le dollar a aussi pâti d’un rebond du sterling et de l’euro, des parlementaires britanniques favorables au Brexit et membres de la formation de la Première ministre Theresa May ayant publiquement pris fait et cause pour cette dernière.

L’indice du dollar a perdu 0,49% à 94,787, tandis que le sterling a gagné 0,18% à 1,3056 dollar, non loin de son pic de cinq semaines de 1,3087 établi mardi, et que l’euro - à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne - a pris 0,26% à 1,16350 dollar et était stable à 89,05 pence.

PETROLE

Les cours ont terminé en hausse mercredi sur le Nymex, avec notamment un Brent qui a atteint en séance les 80 dollars le baril, les sanctions américaines sur les exportations iraniennes qui doivent entrer en vigueur en novembre nourrissant les interrogations sur la situation de l’offre.

EMERGENTS

Les diverses informations sur une apparente ouverture dans l’épineux dossier du commerce international a également porté l’indice boursier mondial MSCI qui a gagné 0,22%, tandis que celui des marchés émergents a progressé de 0,12%.

Le recul du dollar a aussi profité aux devises des pays émergents, dont l’indice a progressé de 0,43%.

Avec Kate Duguid et Richard Leong; Wilfrid Exbrayat pour le service français

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