September 11, 2018 / 8:57 PM / in 2 months

Wall Street finit en hausse avec l'énergie et les techs

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en hausse mardi, sous la conduite du compartiment de l’énergie et des valeurs technologiques dont le rebond a fait momentanément oublier les tensions commerciales entre Washington et Pékin.

La Bourse de New York a fini en hausse mardi, sous la conduite du compartiment de l'énergie et des valeurs technologiques dont le rebond a fait momentanément oublier les tensions commerciales entre Washington et Pékin. L'indice Dow Jones a gagné 0,44%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

L’indice Dow Jones a gagné 113,99 points, soit 0,44%, à 25.971,06, après une pointe à 26.019,52 en séance. Le S&P-500, plus large, a pris 10,76 points ou 0,37% à 2.887,89 et le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s’est adjugé 48,31 points (0,61%) à 7.924,16.

Après une ouverture en repli, le marché s’est retourné à la hausse dès le matin et six des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini dans le vert, emmenés par les télécommunications (+1,08%), l’énergie (+0,98%) et les techs (+0,84%).

“Les valeurs technologiques se sont reprises avec quelques catalyseurs positifs comme l’événement d’Apple demain”, commente Cliff Hodge, responsable des investissements chez Cornerstone Wealth à Charlotte (Caroline du Nord), en faisant allusion à la probable présentation de nouveaux modèles d’iPhone.

Le secteur de l’énergie a lui profité du bond des cours du pétrole sur le Nymex et de l’impact attendu sur les prix de l’électricité de l’ouragan Florence dans les Caroline et Virginie, où sont situés 16 réacteurs nucléaires.

Les inquiétudes sur le front commercial restent présentes cependant. La Chine a fait savoir qu’elle demanderait la semaine prochaine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) l’autorisation d’imposer des sanctions aux Etats-Unis, dernier épisode en date dans l’affrontement commercial que se livrent les deux premières économies du monde.

Avant de s’exprimer sur l’arrivée de l’ouragan Florence, le président Trump a déclaré que les Etats-Unis tiendraient une “position très dure” dans leur différend avec la Chine.

VALEURS

Apple s’est octroyé 2,53% à 223,85 dollars, la meilleure performance du Dow, à la veille de la présentation probable de nouveaux iPhone. UBS a dit s’attendre à une croissance de 20% du chiffre d’affaires du groupe sur les deux prochaines années.

Microsoft et Facebook, en hausse de plus de 1%, ont aussi contribué au rebond des techs.

Les enseignes de bricolage Home Depot (1,50%) et Lowe’s (1,59%) ont atteint des records comme la veille à l’approche de l’ouragan Florence.

En tête du S&P 500, l’éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard s’est adjugé 7,06% et Take-Two Interactive a pris 3,69% après des commentaires positifs du courtier Stifel, qui leur prédit une bonne saison des fêtes.

A l’autre bout du spectre, le fabricant de disques durs Western Digital (-3,63%) a subi une neuvième séance de baisse, toujours plombé par la baisse des prix des mémoires NAND. Seagate a lâché 2,60% et le fabricant de puces Micron 2,90%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les stocks des grossistes ont augmenté de 0,6% en juillet, et non de 0,7% comme estimé le mois dernier, a annoncé le département du Commerce. Sur un an, ils affichent une progression de 5,0%. La composante de la statistique qui entre dans le calcul du produit intérieur brut (PIB) - les stocks hors automobiles - a gagné 0,8% en juillet.

Les ouvertures de postes ont augmenté de 117.000 en juillet pour atteindre le nombre de 6,9 millions, un total inédit depuis le début de la statistique en décembre 2000, selon le dernier rapport “JOLTS” (Job Openings and Labor Turnover Survey) du département du Travail publié mardi.

La Fed d’Atlanta, sur la base de son modèle de prévision GDPNow, a réduit sa prévision de croissance pour le troisième trimestre à 3,8% en rythme annualisé au lieu de 4,4% précédemment.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient auparavant terminé dans le désordre, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis réduisant l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués.

Le CAC 40 parisien a redressé la tête pour finir territoire positif (+0,27% à 5.283,79 points) mais le Footsie britannique a cédé 0,08% et le Dax allemand 0,13%. Le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,11% et le Stoxx 600 0,05%, l’indice EuroStoxx 50 terminant pour sa part en petite hausse (+0,07%).

Les plus fortes baisses sectorielles ont été pour l’automobile (-0,95%) et les ressources de base (-0,77%), deux compartiments sensibles aux tensions commerciales. Valeo (-4,88%) et Renault (-2,46%) ont accusé les plus nets replis du CAC 40 à Paris.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat américains ont progressé avec l’adjudication cette semaine de 144 milliards de dollars de papier, dont 35 milliards de dollars de notes à trois ans mardi - un montant sans précédent depuis 2010.

Le rendement des Treasuries à 10 ans a grimpé à 2,98% contre un plus haut de 2,95% lundi et celui des notes à deux ans, qui reflète les anticipations de hausse des taux de la Réserve fédérale, a atteint un nouveau pic depuis juillet 2008 de 2,752%.

CHANGES

Le dollar, initialement soutenu par des achats refuge dans le contexte de tensions commerciales, a terminé pratiquement à l’équilibre. L’euro a fini juste sous 1,16 dollar, en hausse de 0,03%, et le sterling a grignoté 0,05%.

Le dollar australien, sensible à la demande chinoise, a touché un plus bas de février 2016 mais le dollar canadien est remonté à plus haut d’une semaine.

PÉTROLE

Le WTI américain et le Brent de mer du Nord ont terminé en hausse de plus de 2% sur Nymex, à respectivement 69,25 et 79,05 dollars, soutenus par des données montrant une baisse des exportations de brut iranien à l’approche de l’entrée en vigueur des sanctions économiques américaines visant Téhéran.

L’EIA, l’agence d’information du département américain de l’Energie, a par ailleurs revu à la baisse sa prévision de production en 2019, ce qui a contribué à la hausse des cours.

Après la clôture, l’American Petroleum Institute (API) a annoncé une baisse de 8,6 millions de barils des réserves de brut aux Etats-Unis la semaine dernière, à 395,9 millions de barils, soit bien plus que le recul de 805.000 qui était anticipé par les analystes. Les chiffres officiels du département de l’Energie seront publiés mercredi à 14h30 GMT et le marché attend aussi le rapport mensuel de l’Opep.

MÉTAUX

Les prix des métaux ont souffert avec les frictions commerciales et la baisse de plus de 4% des futures chinois sur l’acier.

Le nickel, utilisé dans la fabrication de l’acier inoxydable, a perdu 1,5% à 12.230 dollars sur le London Metal Exchange après un plus bas depuis le 29 décembre de 12.165 dollars en séance. Le zinc, composant de l’acier galvanisé, a reculé de 2,9% à 2.311 dollars la tonne, au plus bas depuis le 16 août.

ÉMERGENTS

Les tensions commerciales et la volatilité des devises ont encore pesé sur les marchés émergents, dont l’indice MSCI a abandonné 1,15%.

Au Brésil, le real a perdu plus de 2% et l’indice boursier Bovespa a chuté de 2,33% après des sondages montrant une progression des candidats de gauche à l’approche de l’élection présidentielle du 7 octobre.

A SUIVRE MERCREDI

Les marchés prendront connaissance de la production industrielle en zone euro en juillet et des prix producteurs américains d’août, avant la publication à 18h00 GMT du Livre beige de la Réserve fédérale.

Avec Caroline Valetkevitch à New York et Shreyashi Sanyal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français

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