September 3, 2018 / 9:44 AM / 3 months ago

France: Feu vert au redémarrage complet de l'usine Sanofi de Mourenx

Sanofi a été autorisé sous conditions à reprendre la production de valproate de sodium, l'un des composants de l'antiépileptique Dépakine, dans son usine de Mourenx, a annoncé lundi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. /Photo prise le 25 mai 2018/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Sanofi a été autorisé sous conditions à reprendre la production de valproate de sodium, l’un des composants de l’antiépileptique Dépakine, dans son usine de Mourenx, a annoncé lundi la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

La décision doit entraîner le redémarrage complet de l’usine, dont l’activité a été suspendue en juillet à la suite de rejets toxiques de vapeurs de solvants supérieurs aux concentrations autorisées.

Le 21 août, la production d’un second composant du médicament, l’acide valproïque, avait déjà repris ; elle n’a débouché depuis sur aucun dépassement des normes d’émission, souligne la préfecture. Mais celle de valproate de sodium restait conditionnée à une évaluation des risques sanitaires.

“Les conclusions de l’évaluation des risques montrent des niveaux de risque très inférieurs à la valeur de référence pour les populations riveraines”, note la préfecture dans un communiqué.

“En revanche, les résultats obtenus ne permettent pas de conclure à l’absence de risques pour les travailleurs, dans un rayon de l’ordre de 50 m autour de la source de rejet”.

“Compte-tenu de l’ensemble de ces éléments, le préfet a fixé, par arrêté, les conditions de remise en production du valproate de sodium’, peut-on lire dans le texte.

La préfecture fixe ainsi une valeur limite d’émission moyenne quotidienne de 200 g/h et impose un “suivi permanent des paramètres de fonctionnement des installations”, notamment pendant les deux premiers mois où les rejets de l’usine seront contrôlés deux fois par semaine et l’environnement alentour une fois par semaine.

Les médicaments à base de valproate ou de ses dérivés sont source d’un risque élevé de malformations congénitales et de troubles graves du développement pour le foetus. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) prohibe leur prescription aux patientes en âge de procréer.

Julie Carriat, édité par Yann Le Guernigou

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