August 30, 2018 / 12:18 PM / 20 days ago

Les inquiétudes pour la Chine coupent l'appétit pour le risque

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes baissent jeudi à mi-séance et Wall Street devrait ouvrir dans le rouge au lendemain d’une nouvelle séance record, le retour des inquiétudes entourant l’économie chinoise coupant le fragile appétit des investisseurs pour les actifs risqués.

Les principales Bourses européennes baissent jeudi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 cède 0,43% vers 10h25 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,03% et à Londres, le FTSE recule de 0,75%. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, le CAC 40 cède 0,43% à 5.477,97 points vers 10h25 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,03% et à Londres, le FTSE recule de 0,75%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,58%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,79% et le Stoxx 600 0,56%.

A Wall Street, où le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq Composite ont inscrit mercredi des records de clôture pour la quatrième séance d’affilée, les contrats à terme signalent une ouverture en baisse de 0,2% à 0,4%.

L’élan donné par les marchés américains ne s’est pas propagé jeudi aux autres grandes places boursières : à Tokyo, le Nikkei a fini sur une hausse symbolique de 0,09% et surtout, les marchés chinois ont subi une troisième séance consécutive de baisse, le SSE Composite de Shanghai cédant 1,14% en clôture et le CSI 300, qui regroupe les principales capitalisations de Chine continentale, clôturant en repli de 1,05%.

“Les investisseurs (en Chine) sont relativement pessimistes et prudents pour l’instant dans un contexte de faiblesse des volumes d’échanges et l’inquiétude persiste sur le conflit commercial sino-américain”, explique Yan Kaiwen, analyste de China Fortune Securities.

Craig Erlam, analyste de changes chez OANDA, fait valoir que les avancées dans les négociations entre Washington et ses voisins mexicain et canadien ne sont pas nécessairement une bonne nouvelle pour la Chine, toujours sous la menace de 200 milliards de dollars de taxes supplémentaires sur des produits exportés vers les Etats-Unis.

“La situation du côté de l’Alena (accord nord-américain de libre-échange) reflète probablement le souhait de parvenir à un accord avant les élections au Mexique et le vote de mi-mandat aux Etats-Unis”, dit-il.

“Cela ne signifie pas que les Etats-Unis vont rechercher une solution rapide avec la Chine. Il y a encore du chemin à faire sur ces questions commerciales et je ne serais pas surpris de voir d’autres tarifs sur d’autres biens avant que la situation ne s’améliore”.

UNIBAIL LOURDEMENT SANCTIONNÉ

En Bourse en Europe, l’indice Stoxx des ressources de base, toujours sensible aux nouvelles en provenance de Chine, figure parmi les plus fortes baisses sectorielles du jour avec un repli de 1,16%. A Paris, ArcelorMittal cède 1,11%.

La plus forte baisse du CAC 40 est pour le groupe immobilier Unibail-Rodamco-Westfield (-5,15%) au lendemain de ses résultats semestriels. Morgan Stanley a abaissé son objectif de cours de 7% dans une étude sectorielle qui fait reculer plusieurs grandes valeurs du secteur comme Intu Properties (-2,57%) et Hammerson (-3,90%). Le Stoxx de l’immobilier perd 1,66%.

A la hausse, Bouygues, en tête du SBF 120, prend 4,28% et a inscrit un plus haut de deux mois et demi après ses résultats, plusieurs analystes saluant entre autres la poursuite du redressement de Bouygues Telecom.

Iliad, qui doit publier ses propres semestriels mardi prochain, souffre de la comparaison et abandonne 6,08%, portant à plus de 20% son recul depuis un mois.

CNP Assurances cède 0,30%. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a confirmé jeudi la volonté du gouvernement d’orchestrer un rapprochement entre l’assureur et la Banque postale, ce qui impliquera des échanges de participations.

LES DEVISES ÉMERGENTES SOUS PRESSION

Sur le marché des changes, le yuan chinois recule face au dollar pour la troisième séance d’affilée.

Le billet vert reste proche du plus bas d’un mois touché mardi face à un panier de devises de référence. L’euro se traite autour de 1,17 dollar.

Les cambistes étudieront à 12h30 GMT les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages américains au mois de juillet, qui incluent l’indice des prix PCE, l’un des plus suivis par la Réserve fédérale.

La livre sterling se maintient sur des plus hauts face au dollar et à l’euro après sa nette progression de mercredi - la plus forte en une séance depuis sept mois - en réaction aux propos jugés encourageants de Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit.

Parmi les devises émergentes, la livre turque et le peso argentin continuent de baisser, la première souffrant des doutes sur la solidité du secteur bancaire turc et le second de la demande par Buenos Aires de l’accélération du programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI).

Le repli des marchés actions favorise la baisse des rendements obligataires, celui du Bund allemand à dix ans revenant sous le seuil de 0,4%.

Les cours du pétrole bénéficient de l’annonce d’une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis alors que le marché s’attend à un repli de l’offre iranienne et vénézuélienne au cours des mois à venir. Le baril de Brent se traite à près de 77,50 dollars le baril et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) non loin des 70 dollars, au plus haut depuis trois semaines.

Édité par Blandine Hénault

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below