August 28, 2018 / 4:39 PM / in 3 months

Un Brexit dur, néfaste au sterling dans les réserves de change

Les banques centrales détenant du sterling dans leurs réserves de change pourraient vendre pour plus de 100 milliards de livres sterling en cas de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne sans accord commercial, prévient Bank of America Merrill Lynch. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Noble

LONDRES (Reuters) - Les banques centrales détenant du sterling dans leurs réserves de change pourraient vendre pour plus de 100 milliards de livres sterling (110 milliards d’euros) en cas de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne sans accord commercial, prévient Bank of America Merrill Lynch, dans une étude publiée mardi.

Les investisseurs n’écartent pas ce risque d’”un Brexit dur” et se sont couverts contre d’éventuelles turbulences sur la devise britannique, si Londres ne parvenait pas à un accord avec son premier partenaire commercial.

Des ventes par les banques centrales pourraient être le catalyseur d’un mouvement de baisse significatif de la devise britannique si aucun accord n’est trouvé d’ici fin mars 2019, date prévue du Brexit, écrit la banque d’investissement, qui rappelle que les réserves de change libellées en livres représentent actuellement près de 500 milliards de dollars (427 milliards d’euros).

Les dernières données du Fonds monétaire international sur la composition des réserves de change des banques centrales montrent que 4,5% du total des réserves de change mondial sont investis en livres.

BAML rappelle toutefois que cette part n’a été que de 3,6% en moyenne depuis 1995. Une baisse d’un point de pourcentage équivaut à 100 milliards de livres, a calculé la banque.

“Dans un scénario qui verrait les banques centrales ajuster leurs avoirs en livres à la moyenne de long terme (de 3,6%), elles pourraient vendre jusqu’à 100 milliards de livres de réserves sur un scénario de Brexit sans accord, toutes choses égales par ailleurs”, écrivent les analystes de BAML.

La banque privilégie un scénario de sortie de la Grande-Bretagne de l’UE avec un accord permettant aux deux parties de préserver leurs relations commerciales et elle estime que les gestionnaires de réserves de change attendront vraisemblablement la confirmation d’une éventuelle sortie sans accord avant de modifier la composition de leurs avoirs.

“Ce (Brexit sans accord) n’est pas notre scénario central mais nous pensons que les flux des banques centrales sont une source importante des flux qui peuvent déterminer si le sterling sera victime d’une crise plus durable de balance courante”, avertit BAML.

Tom Finn, Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand Boucey

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