August 28, 2018 / 8:34 AM / a month ago

L'Europe salue l'accord USA-Mexique, Brexit et Italie en toile de fond

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en légère hausse mardi dans la matinée, l’accord commercial conclu entre les Etats-Unis et le Mexique apportant un soulagement bienvenu sur le dossier épineux des relations commerciales internationales, même si les craintes entourant l’Italie et le Brexit continuent de peser sur les indices du Vieux continent.

Les principales Bourses européennes évoluent en légère hausse mardi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 avance de 0,05% vers 08h10 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,1% et à Londres, le FTSE prend 0,66%. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 avance de 0,05% à 5.481,71 points vers 08h10 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,1% et à Londres, le FTSE prend 0,66%.

Paris et Francfort ont déjà gagné respectivement 0,86% et 1,16% lundi alors que Londres était fermée, la journée étant fériée au Royaume-Uni.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,17%, pénalisé par les replis de Madrid (-0,53%) et Milan (-0,83%), tandis que le FTSEurofirst 300 gagne 0,14% et que le Stoxx 600 s’adjuge 0,16%.

Les Etats-Unis et le Mexique ont annoncé être parvenus à un nouvel accord commercial appelé à se substituer à l’Alena, l’Accord de libre-échange nord-américain - fustigé par Donald Trump - et dit vouloir entamer rapidement des pourparlers avec le Canada.

“Les intervenants de marché se réjouissent du fait que l’accord entre les Etats-Unis et le Mexique pourrait faire revenir le Canada à la table des négociations et qu’un accord similaire pourrait être passé avec d’autres pays”, souligne Naeem Aslam, chez ThinksMarkets.

La Maison blanche a d’ailleurs annoncé lundi que le président américain et la chancelière allemande, Angela Merkel, avaient l’un et l’autre apporté leur soutien aux discussions commerciales en cours entre Washington et Bruxelles “pour approfondir leur relation commerciale”.

Les secteurs les plus sensibles au dossier du commerce international sont ainsi plébiscités en Europe : l’indice Stoxx des ressources de base prend 1,85% et celui de l’automobile 1,26%.

Le compartiment automobile profite en outre de plusieurs relèvements de recommandation sur des valeurs du secteurs, à l’instar de Renault (+2,3%), relevé à “neutre” par Credit Suisse, et de Faurecia (+5,09%), recommandé à l’achat par Kepler Cheuvreux.

RECORDS A WALL STREET

L’accord commercial entre Mexico et Washington a permis lundi à Wall Street d’inscrire des records: le Dow Jones a gagné 1%, repassant pour la première fois au-dessus des 26.000 points depuis début février, tandis que le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq Composite inscrivaient de nouveaux plus hauts historiques de clôture, à plus de 8.000 points pour le Nasdaq, grâce à la progression conjuguée des valeurs technologiques, des industrielles et des financières. [.NFR]

La tendance a aussi été positive en Asie, à l’exception des places chinoises qui ont soufflé après leur nette progression de la veille, et les indices mondiaux sont bien orientés: le MSCI des marchés émergents avance de 0,29% et le MSCI mondial ACWI (+0,13%) évolue au plus haut depuis la mi-mars.

Les facteurs de prudence restent néanmoins présents sur les marchés actions, particulièrement en Europe, où les investisseurs sont confrontés aux risques d’une dégradation des relations entre Rome et Bruxelles sur la question des déficits et à l’absence persistance d’accord entourant la sortie prochaine du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le vice-président du conseil italien, Luigi Di Maio, a dit dans un entretien publié mardi que le déficit public du pays pourrait dépasser la barre de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain - un seuil limite fixé par le traité européen de Maastricht - afin de financer les mesures promises par son gouvernement.

Ces déclarations ont provoqué de nouvelles tensions sur les taux souverains italiens: les rendements des obligations à deux et cinq ans grimpent de cinq points de base, et le rendement à dix ans augmente de plus de trois, au plus haut depuis la fin mai.

UN “HARD BREXIT” EN VUE ?

Les investisseurs se préparent aussi à la perspective de plus en plus probable d’un “hard Brexit”, à savoir une sortie du Royaume-Uni du bloc européen sans accord préalable avec Bruxelles.

La Première ministre, Theresa May, a affirmé mardi sur la chaîne Sky News que ce scénario “ne serait pas la fin du monde”.

Cela pèse toutefois sur la livre sterling, qui a touché un plus bas de près d’un an face à l’euro.

De son côté, le dollar, pénalisé par le regain général d’appétit pour le risque, a touché son plus bas niveau depuis le 31 juillet face à la devise européenne, qui se traite autour de 1,1690. Quant à l’indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de référence, il est retombé à ses niveaux du début du mois.

Sur le marché pétrolier, les cours du brut sont peu changés après leur vive progression des derniers jours, tiraillés entre l’augmentation graduelle de la production des membres de l’Opep, qui pèse sur les prix, et les risques pesant sur l’offre en Iran et au Venezuela, un facteur de soutien depuis plusieurs mois.

Le cours du Brent avoisine 76,50 dollars le baril et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 68,90 dollars.

Édité par Marc Angrand

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