May 22, 2018 / 8:59 PM / 2 months ago

Wall Street finit en baisse, inquiétudes sur le commerce

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mardi, freinée par les valeurs de l’énergie et les industrielles, sur fond de regain d’inquiétudes liées aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine après les déclarations de Donald Trump.

La Bourse de New York a fini en baisse vendredi, freinée par les valeurs de l'énergie et les industrielles, sur fond de regain d'inquiétudes liées aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. L'indice Dow Jones a perdu 0,72%. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Kelly

L’indice Dow Jones a perdu 178,88 points, soit 0,72%, à 24.834,41.

Le Standard & Poor’s 500, plus large, a lâché 8,57 points, soit 0,31%, à 2.724,44 et le Nasdaq Composite a perdu 15,58 points, soit 0,21% à 7.378,46.

Les trois grands indices sont passés dans le rouge après que Donald Trump a déclaré ne pas être satisfait des récentes négociations sur le commerce bilatéral entre les Etats-Unis et la Chine. Il a par également entretenu le doute sur la tenue d’un sommet avec le numéro un nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin.

“SIGNAUX CONTRADICTOIRES”

Le président américain a indiqué que les discussions avec Pékin “étaient un début” et dit qu’il n’y avait pas d’accord avec la Chine concernant l’équipementier des télécommunications ZTE.

Il a évoqué la possibilité d’infliger une amende susceptible d’atteindre 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) au groupe chinois.

Les déclarations du président américain interviennent alors que le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin a assuré ce week-end que la guerre commerciale entre Washington et Pékin était “entre parenthèses”.

“Les signaux envoyés par l’administration sont contradictoires, voilà pourquoi tout le monde réagit prudemment”, commente Michael O’Rourke, responsable de la stratégie de marché chez JonesTrading.

“Les commentaires de Trump sur la Corée du Nord et le fait de ne pas avoir conclu d’accord avec ZTE ont ramené les gens de l’euphorie d’hier à la réalité, à savoir que cette question du commerce ne sera pas réglée aussi rapidement que beaucoup le pensaient”, estime de son côté Robert Pavlik, stratège et gérant chez SlateStone Wealth.

L’ÉNERGIE RECULE DE 1,28%

Plus forte baisse sectorielle, l’énergie a abandonné 1,28% après avoir fait la course en tête une bonne partie de la séance.

Juste derrière, les valeurs industrielles, qui avaient enregistré la veille leur plus forte progression en près de deux mois après de l’annonce d’une trêve commerciale entre Pékin et Washington, a perdu 1,25%, plus forte baisse sectorielle du S&P-500.

Boeing et Caterpillar, les deux plus fortes baisses du Dow, ont affiché un repli respectif de 2,45% et de 1,71%.

La distribution (-0,70%) a pâti des prévisions jugées décevantes de Kohl’s. La chaîne de grands magasins a abandonné 7,42%. Le groupe de magasins de pièces automobiles Autozone a dévissé lui de 9,50% après avoir fait état d’une hausse de ses coûts.

Toll Brothers a abandonné 9,56%, sanctionné pour des résultats trimestriels en deçà de attentes. Le spécialiste de la construction résidentielle haut de gamme a largement pesé sur les biens de consommation discrétionnaires (-0,48%).

Seuls trois des 11 secteurs du S&P-500 ont fini dans le vert.

Avec un gain de 0,59%, le secteur financier a réalisé la meilleure performance. Les banques ont profité des espoirs qu’un projet de loi visant à assouplir les règles mises en place près la crise financière, soit adopté dès cette semaine. JPMorgan a pris 0,77%, deuxième plus forte hausse du Dow et Goldman Sachs 0,13%.

Les constructeurs automobiles ont bénéficié de l’annonce par Pékin d’une diminution des taxes à l’importation sur les automobiles et les pièces détachées. Le titre Fiat coté à New York a pris 1,25%, General Motors 0,50% et Ford 0,1%.

Tesla a en revanche perdu 3,3%, à son plus bas niveau depuis début avril, au lendemain de la décision de la revue de consommateurs Consumer Reports de ne pas recommander la Model 3.

Micron a bondi de 6,40%, après l’annonce d’un plan de rachats d’actions de 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros).

Quelque 6,2 milliards d’actions ont changé de mains sur les marchés américains, à comparer avec une moyenne de 6,6 milliards de dollars au cours des 20 dernières séances.

PRISES DE BÉNÉFICE SUR LE DOLLAR

Sur le marché des changes, le dollar a cédé du terrain à la veille de la publication des “minutes” de la Fed, perdant 0,11% face à un panier de devises, sur des prises de bénéfice logiques après six séances consécutives de hausse qui ont porté la devise américaine au plus haut depuis la mi-décembre.

Ce mouvement est favorisé par le léger repli des rendements des Treasuries, le dix ans étant revenu non loin de 3,07% contre plus de 3,12% vendredi.

Les cambistes sont désormais tournés vers la Réserve fédérale à Washington, qui publiera mercredi à 18h00 GMT le compte rendu de sa dernière réunion de politique monétaire.

L’euro, lui, n’a pas profité du repli du billet vert, contre lequel il cédé au contraire 0,09% à 1,1779 dollar.

Sur le front pétrolier, le cours du Brent était orienté à la hausse à plus de 79 dollars le baril, sur fond d’inquiétudes liées à la baisse de la production au Venezuela et à une éventuelle réduction des exportations iraniennes. Le brut léger américain affichait, lui, une légère baisse, restant néanmoins au-dessus des 72 dollars.

Avec Medha Singh; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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