May 13, 2018 / 10:00 AM / 4 months ago

Les entreprises allemandes en Iran difficiles à protéger selon Maas

BERLIN (Reuters) - L’Allemagne veut aider ses entreprises à poursuivre leurs activités en Iran après la décision des Etats-Unis de réimposer des sanctions contre Téhéran, même s’il risque d’être difficile de les protéger des répercussions, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas.

L'Allemagne veut aider ses entreprises à poursuivre leurs activités en Iran après la décision des Etats-Unis de réimposer des sanctions contre Téhéran, même s'il risque d'être difficile de les protéger des répercussions, a déclaré dimanche son ministre des Affaires étrangères Heiko Maas. /Photo prise le 10 mai 2018/REUTERS/Sergei Karpukhin

En annonçant mardi sa décision de dénoncer l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran et de réimposer des sanctions contre Téhéran, le président américain Donald Trump a également menacé de sanctions toute entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont déclaré qu’elles restaient engagées par l’accord nucléaire. Les ministres des Affaires étrangères des trois puissances européennes doivent rencontrer leur homologue iranien Mohammad Javad Zarif mardi à Bruxelles pour discuter de la voie à suivre.

“Je ne vois pas de solution simple pour protéger les sociétés de tous les risques de sanctions américaines”, a déclaré Heiko Maas au journal Bild am Sonntag.

“Les pourparlers avec les Européens, l’Iran et les autres signataires de l’accord portent donc aussi sur la possibilité de continuer à commercer avec l’Iran”, a déclaré M. Maas.

Les Européens veulent s’assurer que la République islamique continuera à respecter les règles et les restrictions mises à ses activités nucléaires telles qu’inscrites dans l’accord du 14 juillet 2015.

“Après tout, l’Iran est prêt à discuter. Il est clair qu’il devrait aussi y avoir des incitations économiques - cela ne sera pas facile après la décision des Etats-Unis”, a déclaré Heiko Maas.

Le ministre fait écho aux appels de la chancelière Angela Merkel et d’autres dirigeants qui estiment que Téhéran devrait accepter un accord plus large au-delà de l’accord initial qui traiterait du “rôle problématique de l’Iran dans la région”.

L’administration Trump a présenté son rejet de l’accord nucléaire comme une réponse, en partie, à l’interventionnisme de l’Iran au Moyen-Orient, soutenant ainsi la ligne dure du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu envers l’Iran.

Michael Nienaber; Danielle Rouquié pour le service français

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