March 1, 2018 / 6:17 PM / 9 months ago

Mars débute dans le rouge pour les actions européennes

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en net repli jeudi, la deuxième audition au Congrès américain de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, n’ayant pas remis en cause les spéculations sur une possible accélération de la remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis, un scénario qui continue de bénéficier au dollar.

Les Bourses européennes ont terminé en net repli jeudi. À Paris, le CAC 40 a clôturé sur une perte de 1,09% (57,93 points) à 5.262,56 points. À Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,78% et à Francfort, le Dax a reculé de 1,97%. /Photo prise le 6 février 2018/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 a clôturé sur une perte de 1,09% (57,93 points) à 5.262,56 points. À Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,78% et à Francfort, le Dax a reculé de 1,97%. L’indice EuroStoxx 50 a cédé 1,16%, le FTSEurofirst 300 1,26% et le Stoxx 600 1,26%.

Pour ce dernier, il s’agit du recul le plus marqué sur une séance depuis le 9 février et du troisième repli consécutif.

“La tendance à la reprise sur le marché est à court de carburant et les intervenants ne savent pas si le marché est de nouveau en train de se retourner ou s’il marque une pause avant de repartir de l’avant”, constate David Madden, de CMC Markets. “Le contexte économique n’a pas changé mais avec les élections italiennes du week-end, les traders pourraient opter pour une stratégie d’aversion au risque.”

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était pratiquement stable après avoir alterné phases de hausse et de baisse depuis l’ouverture.

Comme celle de mardi, la séance américaine est animée avant tout par l’audition au Congrès américain du tout nouveau président de la Réserve fédérale, Jerome Powell.

Après ses déclarations sur la solidité de croissance américaine mardi, qui ont relancé les spéculations sur la possibilité de quatre hausses de taux de la Fed cette année et plus trois comme anticipé jusqu’alors, le successeur de Janet Yellen a mis l’accent ce jeudi sur l’absence de preuves tangibles de l’accélération des salaires ou de surchauffe économique.

Ses propos ont eu pour effet de freiner le dollar, qui avait auparavant atteint son plus haut niveau depuis six semaines face à un panier de devises de référence.

Vers 16h50 GMT, l’”indice dollar” ne gagnait plus que 0,04% à 90,65 après un pic de six semaines à 90,932. Au même moment, l’écart de rendement entre les obligations du Trésor américain à cinq et 30 ans se creusait de 1,90 point de base à 50 points et le dix ans refluait légèrement à 2,8550%.

Wall Street cédait du terrain avant l’audition du patron de la Fed, le marché actions réagissant défavorablement aux indicateurs économiques du jour, dans lesquels certains observateurs ont vu de nouveaux arguments en faveur d’une accélération de la remontée des taux.

L’indice des prix à la consommation “core PCE” a augmenté de 0,3% en janvier, sa plus forte hausse en un an, les inscriptions au chômage sont tombées la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis 1969 et l’indice ISM d’activité du secteur manufacturier a dépassé les attentes en février à 60,8.

DOUBLE FEU VERT APPRÉCIÉ À LA FUSION ESSILOR-LUXOTTICA

En Europe, les chiffres définitifs des indices PMI manufacturiers traduisent au contraire un léger ralentissement de la croissance, mais toujours à un niveau élevé.

Côté valeurs, la séance a été marquée par les publications de résultats, qui ont suscité des réactions très vives à la hausse comme à la baisse, y compris pour des poids lourds de la cote.

Carrefour a ainsi chuté de 6,02%, la plus forte baisse du CAC 40, après l’annonce d’une perte nette de 531 millions d’euros en 2017 et de perspectives très prudentes, qui augurent d’un redressement long et difficile.

Le géant britannique de la publicité WPP a été encore plus lourdement sanctionné: son action a chuté de 8,18%, entraînant dans son sillage son rival français Publicis (-3,42%). Le chiffre d’affaires de WPP a baissé l’an dernier et un retour à la croissance est peu probable cette année.

Parmi les valeurs pénalisées par leurs résultats ou leurs prévisions figurent aussi le géant suisse de l’intérim et du recrutement Adecco (-8,23%), le spécialiste allemand du commerce en ligne Zalando (-6,08%) et le groupe de location automobile Europcar (-8,05%).

A la hausse, PSA a gagné 4,49%, la meilleure performance du CAC, le marché saluant les meilleurs résultats de l’histoire du groupe, marqués entre autres par une perte moins lourde qu’attendu chez Opel-Vauxhall.

Egalement entouré, Essilor a pris 4,87% après le feu vert inconditionnel de la Commission européenne et de la Federal Trade Commsision (FTC) américaine à sa fusion avec l’italien Luxottica. Un temps réservé à la hausse, ce dernier a gagné 5,15% à Milan.

Le pétrole continue de souffrir de la vigueur du dollar et de la perspective d’une augmentation continue de la production des Etats-Unis: revenu à moins de 64,50 dollars, le Brent se traite au plus bas depuis deux semaines.

Edité par Wilfrid Exbrayat

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below