February 28, 2018 / 9:11 PM / 9 months ago

Wall Street ne parvient pas à rebondir, pénalisée par l'énergie

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, pénalisée par le recul du secteur de l’énergie, le Dow et le S&P-500 accusant leur plus fort repli mensuel depuis janvier 2016, sur fond de craintes d’une accélération des hausses de taux d’intérêt aux Etats-Unis.

La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, l'indice Dow Jones cédant 1,51%. /Photo prise le 15 février 2018/REUTERS/Lucas Jackson

Le compartiment des valeurs de l’énergie a perdu 2,29%, dans le sillage du recul des cours du pétrole. Le baril de brut léger américain a lâché plus de 2,3% et le Brent plus de 1,3%, après l’annonce d’une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis.

Les trois indices, qui avaient ouvert en hausse, ont progressivement réduit leurs gains pour finir dans le rouge.

L’indice Dow Jones a abandonné 380,83 points, soit 1,5%, à 25.029,20, avec une seule valeur dans le vert, United Technologies, qui a pris 0,6%.

Le Standard & Poor’s 500, plus large, a lâché 30,45 points, soit 1,10%, à 2.713,83.

Sur le mois, le premier affiche un repli de 4,28% et le second de 3,89%.

Le Nasdaq Composite a cédé 57,34 points, soit 0,78%, à 7.273,01. L’indice à forte composante technologique a perdu 1,87% en février, sa plus forte baisse depuis octobre 2016.

L’indice de volatilité du CBOE a gagné 1,26 point à 19,85, à un pic de clôture d’une semaine.

Mardi, le discours très optimiste de Jerome Powell devant la commission des services financiers de la Chambre des Représentants, a relancé les spéculations sur une possible accélération du rythme des hausses de taux aux Etats-Unis.

“Les investisseurs tentent toujours d’intégrer ce que la Fed va faire entre maintenant et la fin de l’année, et Powell a donné un signal de durcissement”, relève Bucky Hellwig, vice-président chez BB&T Wealth Management.

Le président de la Fed s’exprimera jeudi devant la commission bancaire du Sénat.

BOOKING HOLDINGS PREND 6,77%

Avec une hausse de 0,23%, la distribution a été le seul compartiment du S&P à finir dans le vert.

Booking Holdings, ex-Priceline Group, a pris 6,77%, salué pour un bénéfice meilleur que prévu. Le site de réservation en ligne de voyages et de restaurants a fini en tête du S&P-500.

Le distributeur discount TJX a, lui, gagné 6,95% après avoir annoncé des ventes à périmètre comparable plus élevées qu’attendu. Les deux groupes ont réalisé les meilleures performances du S&P-500.

Le distributeur en ligne Etsy s’est adjugé 20,35%, après avoir annoncé un chiffre d’affaires supérieur aux attentes.

En revanche, Lowe’s a lâché 6,47%. Le numéro deux américain des magasins de bricolage et d’aménagement intérieur a publié un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et fait état d’une baisse de ses marges.

Caterpillar, plus forte baisse du Dow, a perdu 4,11%.

CELGENE PLOMBE LA SANTÉ

La santé affiche l’un des plus forts replis sectoriels, avec une perte de 1,64%, plombée par Celgene. Le laboratoire biotechnologique a abandonné 9,04%, parmi les plus fortes baisses du S&P. Le groupe a annoncé l’autorité sanitaire américaine avait refusé d’examiner sa demande d’approbation de son traitement de la sclérose en plaques en raison de données insuffisantes, une décision qui devrait retarder sa mise sur le marché.

Le loueur de voitures Hertz a perdu 5,55%, sanctionné après avoir annoncé une perte trimestrielle plus forte qu’attendu.

Quelque 8,1 milliards d’actions ont changé de mains sur les marchés américains, à comparer à une moyenne de 8,4 milliards au cours des 20 dernières séances, selon les données de Thomson Reuters.

LE RENDEMENT DES TREASURIES BAISSE

Sur le front des indicateurs, la croissance américaine a été revue en légère baisse au quatrième trimestre, la vigueur des dépenses des ménages ayant pesé sur le commerce extérieur et le niveau des stocks.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de 2,5% en rythme annualisé au cours des trois derniers mois de 2017, contre une première estimation de 2,6%..

Le nombre des promesses de vente dans l’immobilier ancien a baissé contre toute attente en janvier, au plus bas depuis plus de trois ans, attestant à son tour d’un possible ralentissement du marché immobilier.

La croissance de l’activité manufacturière dans la région de Chicago a, elle, ralenti plus nettement que prévu en février après son tassement du mois précédent.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est reparti à la baisse, sous la barre des 2,88%.

Le dollar a gagné 0,34% face à un panier de devises de référence, amplifiant sa hausse de la veille, après avoir touché un plus haut de cinq semaines. Le billet vert a enregistré en février sa meilleure performance mensuelle depuis novembre 2016.

L’euro a perdu 0,27% autour de 1,2198, son plus bas niveau depuis la mi-janvier.

Avec Sruthi Shankar; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

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