February 27, 2018 / 5:49 PM / 3 months ago

L'Europe baisse, le marché table sur quatre hausses de taux après Powell

par Laetitia Volga

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi. Le CAC 40 a terminé pratiquement à l'équilibre, cédant 0,01%. Le Footsie a perdu 0,10% et le Dax a reculé de 0,29%. /Photo prise le 2 octobre 2017/REUTERS/Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse mardi dans le sillage de Wall Street avec une nette remontée du dollar et des rendements, les marchés spéculant sur quatre hausses des taux directeurs américains cette année après l’audition au Congrès de Jerome Powell, le président la Réserve fédérale, qui s’est montré confiant dans l’économie américaine et le retour de l’inflation.

À Paris, le CAC 40 a terminé pratiquement à l’équilibre, cédant 0,01% à 5.343,93 points. Le Footsie britannique a perdu 0,10% et le Dax allemand a reculé de 0,29%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 0,15%, le FTSEurofirst 300 a abandonné 0,13% et le Stoxx 600 0,18%.

A l’heure de la clôture en Europe, Wall Street évoluait à la baisse, le Dow Jones cédant 0,43%, le S&P-500 0,66% et le Nasdaq Composite 0,88%.

Pour sa première audition semestrielle devant la Chambre des Représentants, Jerome Powell, en poste depuis moins d’un mois, a déclaré que la Fed continuerait de relever ses taux d’intérêt de manière “graduelle” mais il s’est aussi dit plus confiant dans la solidité de l’économie depuis décembre et s’est voulu rassurant sur l’inflation.

En réaction à ces propos, les intervenants sur les contrats de futures sur les fonds fédéraux ont intégré la perspective d’une quatrième hausse de taux directeurs cette année alors qu’ils n’en anticipaient jusqu’à présent que trois.

“Powell est légèrement moins accommodant. Il a dit que la Fed maintenait sa politique monétaire, ce qui n’est pas surprenant. Mais depuis cinq ans, la Fed s’est montré très prudente en évitant toujours de durcir le ton”, observe Michael O’Rourke, responsable de la stratégie chez Jonestrading.

L’indice dollar a touché un pic de plus de deux semaines face à un panier de devises de référence et gagne désormais 0,55%. L’euro perd dans le même temps 0,67%.

Le rendement des Treasuries à 10 ans est remonté à 2,92%, en hausse de plus de 6 points de base et le taux du 2 ans prend 4 points de base à un plus de haut de cinq jours. En Europe, le dix ans allemand avoisine la barre de 0,68%. L’écart de rendement entre les Treasuries à 10 ans et le Bund de même échéance est le plus large en plus d’un an.

SKY EN TÊTE DU STOXX

Coté actions, la poussée des rendements a profité au secteur bancaire, qui a progressé de 0,46% en Europe. A contrario, le secteur immobilier a été sanctionné (-1,25%), de même que les télécoms (-0,72%).

Aux valeurs, le titre du groupe britannique de télévision payante Sky a bondi de 20,5%, survolant le Stoxx 600, après la présentation par l’américain Comcast d’une offre d’achat de 22,1 milliards de livres (25,05 milliards d’euros), défiant aussi bien Twenty-First Century Fox, le groupe de Rupert Murdoch, que Walt Disney.

L’action Poste Italiane a pris 5,8%, à un plus haut de deux ans, après la présentation d’un plan stratégique censé gonfler le dividende et le bénéfice de l’ex-monopole du courrier via la création de nouveaux produits d’assurance et le développement de la livraison de colis.

A la baisse, Essilor a fini en queue de peloton du CAC 40 à -3,06%, les analystes soulignant la faiblesse des prévisions pour 2018 de Luxottica (-3,01%) avec qui la fusion est prévue pour ce premier semestre.

Du côté des statistiques, l’inflation sur un an en Allemagne a ralenti plus que prévu en février, à un plus bas de 15 mois, ce qui suggère que les pressions sur les prix restent faibles dans la première économie d’Europe malgré l’accélération de la croissance économique, la hausse des salaires et la politique monétaire ultra-accommodante de la BCE.

Sur le marché pétrolier, les cours du baril sont en légère baisse, pénalisés par la perspective d’une croissance continue de la production américaine, qui pourrait dépasser celle de la Russie dès l’an prochain.

Avec Alden Bentley, édité par Véronique Tison

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