February 15, 2018 / 10:36 AM / 5 months ago

Le taux de chômage revient à son niveau de début 2009

PARIS (Reuters) - Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) a chuté de 0,7 point au quatrième trimestre en France métropolitaine pour s’établir à 8,6% de la population active, un plus bas depuis le premier trimestre 2009, selon les données publiées jeudi par l’Insee.

Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) a chuté de 0,7 point au quatrième trimestre en France métropolitaine pour s'établir à 8,6% de la population active, un plus bas depuis le premier trimestre 2009. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol

En incluant les départements d’Outre-mer (hors Mayotte), il a aussi reculé de 0,7 point, à 8,9%, également un point bas depuis les premiers mois de 2009.

Par rapport à fin 2016, il se replie de 1,1% sur le territoire métropolitain comme en intégrant les Dom, soit sa plus forte baisse sur douze mois depuis début 2008.

L’Insee a d’autre part revu en baisse de 0,1 point les taux de chômage pour les deuxième et troisième trimestres 2017.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est refusé à commenter ces bons chiffres, rappelant que le gouvernement voulait être jugé dans la durée sur son action de réformes, “parce qu’on peut avoir de très bons chiffres à un moment, de moins bons à un autre et ce qui compte c’est la tendance de long terme”.

“Nous avons toujours dit avec le président de la République qu’il faudrait attendre deux ans pour avoir des résultats qui veulent vraiment dire quelque chose”, a-t-il ajouté devant la presse à l’issue d’une conférence sur la France et la zone euro à Bercy, réitérant les propos tenus mardi par Emmanuel Macron.

Cette forte baisse du quatrième trimestre était inattendue, l’Insee tablant, dans ses dernières prévisions publiées à la mi-décembre, sur un taux de chômage national revenant à 9,5% fin 2017 puis 9,4% à la mi-2008.

Elle fait suite au rebond, lui aussi inattendu, de 0,2 point de ce même taux au troisième trimestre, qui ne cadrait pas avec les bons chiffres globaux de la croissance de l’économie.

L’institut a d’ailleurs annoncé cette semaine que l’emploi salarié avait progressé de 1,3% l’an passé dans le secteur privé en France, retrouvant son niveau d’avant crise, avec la création nette de 253.500 postes sur les douze mois à fin décembre.

LE TAUX D’EMPLOI PROGRESSE AUSSI NETTEMENT

En se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s’élevait à 2,502 millions en France métropolitaine en moyenne au dernier trimestre, soit 205.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent. Sur un an, la baisse est de 298.000.

A titre de comparaison, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3.451.400 à fin décembre, un plus bas depuis septembre 2014.

La baisse du taux de chômage du quatrième trimestre a concerné toutes les catégories d’âge. Elle a été plus marquée chez les jeunes (-1,1%) et les 25-49 ans (-0,9%) et a été de 0,3% chez les 50 ans et plus.

Sur un an, il recule de 2,8 points chez les premiers, à 20,7%, de 1,1 point chez les seconds, à 8,0%, et de 0,5 point chez les seniors, à 6,1%.

Parmi les chômeurs, le nombre de personnes déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an s’élève à 1,1 million au quatrième trimestre, relève l’Insee.

Le taux de chômage de longue durée en France métropolitaine tombe ainsi à 3,6% de la population active, soit 0,6 point de moins sur le trimestre et 0,7 point de moins sur un an.

Le taux d’emploi des 15-64 ans en contrat à durée indéterminée progresse de 0,6 point par rapport à fin septembre, à 65,7%, son niveau le plus haut depuis le début des années 1980. Sur un an, il gagne aussi 1,1 point.

Sur le trimestre, le taux d’emploi à temps complet augmente de 0,7 point, à 53,9% (+1,0 point sur un an) et celui à temps partiel est quasi stable (-0,1 point à 11,8%).

L’Insee a par ailleurs recensé 1,5 million de personnes souhaitant un emploi sans être considérées comme des chômeurs par le BIT, parce qu’elles ne sont pas disponibles dans l’immédiat ou qu’elles ne cherchent pas activement.

Cette population, qualifiée de “halo du chômage”, a augmenté de 77.0000 par rapport au troisième trimestre et de 12.000 sur un an.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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