February 13, 2018 / 3:13 PM / 10 months ago

EDF: Pas de site choisi pour le projet de piscine de combustible

EDF n'a pas encore pris de décision sur la localisation de son projet de nouvelle piscine de stockage de combustibles nucléaires usés, a indiqué mardi un porte-parole du groupe, démentant des informations de presse. /Photo prise le 23 janvier 2018/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - EDF n’a pas encore pris de décision sur la localisation de son projet de nouvelle piscine de stockage de combustibles nucléaires usés, a indiqué mardi un porte-parole du groupe, démentant des informations de presse.

Le site d’information Reporterre rapportait auparavant que l’électricien public voulait construire cet équipement sur le site de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) et qu’il pourrait accueillir entre 6.000 et 8.000 tonnes de métal lourd irradié, soit l’équivalent de 69 à 93 cœurs de réacteur nucléaire de combustibles.

Le directeur du parc nucléaire français, Philippe Sasseigne, avait de son côté indiqué fin janvier qu’EDF prévoyait une saturation potentielle des piscines centralisées du site d’Orano (ex Areva) de La Hague autour de 2030 et qu’un équipement complémentaire pourrait être nécessaire à cet horizon.

“Il y a une recherche de sites à plusieurs endroits (mais) aujourd’hui il n’y a pas de décision”, avait-il précisé, ajoutant que le groupe en était au stade des avant-projets et n’était pas en mesure de fournir le coût du projet.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de son côté fait savoir mardi qu’elle instruisait “le dossier d’options de sûreté du projet” mais qu’il n’y avait “pas encore de précision sur le choix du site”.

Le porte-parole d’EDF a également précisé qu’un dossier complet serait transmis à l’ASN dans les prochains mois, voire en 2019, et que le choix d’un site devrait être arrêté autour de 2020.

Selon un rapport d’experts commandé par Greenpeace et publié en octobre dernier, les piscines d’entreposage de combustible nucléaire usé des centrales françaises seraient très mal protégées face aux risques d’actes malveillants et d’attaques terroristes.

Benjamin Mallet et Geert De Clercq, édité par Jean-Michel Bélot

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