29 septembre 2017 / 10:45 / dans 2 mois

Bruno Le Maire se veut rassurant sur l'emploi chez Alstom

VALENCIENNES (Reuters) - Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a réaffirmé vendredi matin qu‘il n‘y aurait aucune suppression d‘emplois chez Alstom au terme de son rapprochement avec l‘allemand Siemens , lors d’une visite du site Alstom de Petite-Forêt (Nord).

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a réaffirmé vendredi matin qu'il n'y aurait aucune suppression d'emplois chez Alstom au terme de son rapprochement avec l'allemand Siemens , lors d’une visite du site Alstom de Petite-Forêt (Nord). /Photo prise le 29 septembre 2017/REUTERS/Pascal Rossignol

Evoquant une fusion “bonne pour l‘emploi, bonne pour l‘industrie, bonne pour la France” face à la concurrence du géant chinois CRRC, Bruno Le Maire a annoncé qu‘il dirigerait le comité national de suivi des engagements de Siemens.

La fusion des activités ferroviaires d‘Alstom et Siemens, officialisée mardi soir, est assortie d‘engagements du nouvel ensemble à ne pas fermer de sites et à maintenir ses niveaux a minima de R&D et de sous-traitance locale pendant quatre ans.

“C‘est un engagement que je prends, je prends mes responsabilités car cette fusion est bonne pour l‘emploi, bonne pour la France, le ministre de l‘Economie et des Finances s‘engage personnellement vis-à-vis de l‘emploi”, a répété le ministre aux côtés du PDG d‘Alstom, Henri Poupart-Lafarge.

“Il est question de développer Alstom, il n‘est pas question de casse sociale, il n‘y aura aucune suppression d‘emplois en France, aucune fermeture de site en France”, a martelé le ministre se voulant rassurant en face des salariés du site de Petite-Forêt.

Il a précisé que le comité de suivi, auquel seront associés des représentants des salariés et des représentants du futur gouvernement allemand, se réunirait une fois pas an.

Alors que des salariés ont réclamé une nationalisation d‘Alstom - à l‘image de la nationalisation temporaire à laquelle l‘Etat a procédé cet été pour renégocier l‘accord sur le rachat de STX par l‘italien Fincantieri - Bruno Le Maire a exclu une telle éventualité.

“Le rôle de l‘Etat n‘est pas de diriger des entreprises du ferroviaire, de l‘aéronautique, cette politique de laisser l‘Etat diriger le secteur concurrentiel ne fonctionne pas. L‘Etat doit veiller au respect des garanties”, a-t-il déclaré.

Il a en revanche souligné que “l‘avenir de l‘industrie française (...) se joue dans le partenariat avec les autres Européens”.

Bruno Le Maire, accueilli par Henri Poupart-Lafarge, a visité le site d‘Alstom Petite-Forêt et rencontré des représentants du personnel qui lui ont fait part de leurs craintes.

Plusieurs dizaines d‘entre eux avaient tenté de se positionner devant l‘usine pour manifester, avant d‘être délogés par la police. 

    “Nous avons de vraies inquiétudes sur l‘emploi, Alstom ou Siemens, ce sont aujourd‘hui les mêmes produits, il y aura des doublons, il y aura de la casse”, a déclaré Vincent Jozwiak, délégué FO du site.

    Alstom emploie 32.800 salariés à travers le monde, dont 9.000 en France et 1.200 à Petite-Forêt.

    Le site de Petite-Forêt est spécialisé dans la conception et la fabrication de métros et RER ainsi que dans l’équipement intérieur des rames.

Pierre Savary, édité par Sophie Louet

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