29 septembre 2017 / 08:20 / dans 3 mois

Prudence sur les actions en Europe avant une série d'indicateurs

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire en début de séance vendredi dans l‘attente d‘une nouvelle série d‘indicateurs économiques susceptibles d‘influencer les prochaines décisions de politique monétaire, alors que le dollar est en passe d‘enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis le début de l‘année.

Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire en début de séance vendredi dans l'attente d'une nouvelle série d'indicateurs économiques susceptibles d'influencer les prochaines décisions de politique monétaire, alors que le dollar est en passe d'enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis le début de l'année. À Paris, le CAC 40 perd 0,11% à 07h50 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,2% et à Londres, le FTSE avance de 0,45%, soutenu entre autres par la progression des valeurs minières. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40 perd 0,11% à 5.288,20 points à 07h50 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,2% et à Londres, le FTSE avance de 0,45%, soutenu entre autres par la progression des valeurs minières.

L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,04%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,01% et le Stoxx 600 de 0,03%.

Sauf changement de tendance en cours de journée, septembre devrait marquer la meilleure performance mensuelle du Stoxx 600 depuis le début de l‘année (une hausse de près de 3,3%), à la faveur notamment de la dépréciation de la monnaie unique.

Le CAC 40, lui, affiche un gain mensuel de 4%.

Cette dernière séance du mois sera animée par de nombreuses publications d‘indicateurs macroéconomiques, avec entre autres la dernière estimation de la croissance britannique au deuxième trimestre (à 08h30 GMT), puis les premiers chiffres de l‘inflation dans la zone euro en septembre (à 09h00 GMT), en attendant ceux de l‘indice des prix PCE aux Etats-Unis (à 12h30 GMT).

Ces statistiques devraient alimenter le débat sur la remontée des taux de la Réserve fédérale, le renforcement des anticipation de hausse des “fed funds” avant la fin de l‘année constituant d‘ores et déjà le facteur dominant sur les marchés, avec pour conséquence la hausse du dollar et celle des rendements obligataires.

Le rendement des bons du Trésor américains à deux ans a ainsi atteint un nouveau plus haut de neuf ans à 1,467% selon les données Thomson Reuters, contre moins de 1,3% au début du mois.

LE DOLLAR EN HAUSSE DE PLUS DE 1% DEPUIS DÉBUT SEPTEMBRE

Le dollar, lui, est stable face à un panier de devises de référence, contre lequel il a touché jeudi son plus haut niveau depuis la mi-août. Sa hausse depuis le début de la semaine avoisine 1,1%, sa meilleure performance mensuelle depuis décembre de l‘an dernier.

Ce mouvement de hausse des rendements et du billet vert a aussi profité de la présentation mercredi par Donald Trump des grandes lignes de son projet de réforme fiscale, salué par les marchés même si ceux-ci s‘interrogent sur la capacité du président américain à le faire voter et sur son financement.

Jeudi, Wall Street a ainsi terminé sur une hausse mesurée et le Standard & Poor’s 500, s‘il a inscrit un nouveau record de clôture, est resté sous son plus haut en séance de la veille.

En Asie, la Bourse de Tokyo a fini pratiquement inchangée (-0,03%) mais affiche une progression de 3,6% sur l‘ensemble du mois de septembre, et de 1,6% sur le troisième trimestre. L‘indice des marchés actions d‘Asie-Pacifique hors Japon progresse quant à lui de 0,65% sur la journée.

“L‘élan lié à la reflation a ralenti, les investisseurs tirant les enseignements des derniers développements budgétaires et monétaires”, note Credit Suisse. “La présentation du projet de réforme fiscale américaine a débouché sur de nouvelles interrogations quant aux moyens de financer la baisse des taux d‘imposition.”

La probabilité estimée d‘une hausse de taux d‘ici la fin de l‘année, qui avait dépassé 80% en début de semaine selon le baromètre FedWatch de CME Group, est revenu autour de 76%.

Aux valeurs en Europe, Volkswagen décroche de 3,18% après avoir annoncé une augmentation des provisions liées aux rappels de véhicules diesel aux Etats-Unis, ce qui pèsera sur ses résultats du troisième trimestre à hauteur de 2,5 milliards d‘euros.

A Paris, les mouvements les plus marquants sont liés à des changements de recommandation. A Paris, EDF (-1,22%) accuse une des plus fortes baisses de l‘indice SBF 120 après l‘abaissement du conseil d‘Exane BNP Paribas, de “neutre” à “sous-performance”.

A l‘opposé, Vivendi prend 0,84% après que Credit Suisse a relevé son opinion de “sous-performance” à “surperformance”.

Edité par Blandine Hénault

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