14 septembre 2017 / 15:01 / dans 9 jours

Premier contrat Ariane 6 avec l'ESA pour Galileo

Arianespace a annoncé le tout premier contrat d'Ariane 6, conclu pour le lancement de quatre satellites de Galileo, le GPS européen, marquant une étape clé pour la future fusée destinée à affronter une concurrence mondiale de plus en plus acharnée. /Photo d'archives/REUTERS/CNES-ESA

PARIS (Reuters) - Arianespace a annoncé jeudi le tout premier contrat d‘Ariane 6, conclu pour le lancement de quatre satellites de Galileo, le GPS européen, marquant une étape clé pour la future fusée destinée à affronter une concurrence mondiale de plus en plus acharnée.

La filiale à 74% d‘Ariane Group, coentreprise à parité entre Airbus et Safran, précise dans un communiqué que ces satellites seront lancés pour le compte de l‘Agence spatiale européenne (ESA) par deux Ariane 6, l‘une fin 2020 et l‘autre mi-2021.

“Il est très important que dans la durée on ait des lancements institutionnels garantis”, a déclaré à Reuters le président exécutif, Stéphane Israël.

“Le fait que l‘ESA et la Commission européenne donnent le coup d‘envoi de cette démarche est extrêmement positif”, a-t-il ajouté.

Arianespace discute toujours parallèlement avec “beaucoup” de candidats potentiels au premier vol d‘Ariane 6 prévu le 16 juillet 2020, a également dit Stéphane Israël.

Eutelsat a publiquement manifesté son intérêt pour embarquer ses satellites lors du vol inaugural d‘Ariane 6.

“C‘est un des candidats possibles, il y en a d‘autres et il faudra aussi savoir si c‘est un premier vol commercial ou institutionnel”, a dit Stéphane Israël.

Ariane 6, qui doit succéder à Ariane 5 avec des coûts réduits de 40%, est proposée en deux versions, Ariane 62 plutôt destinée au marché institutionnel qui paye en général en euros et Ariane 64 prévue pour le marché commercial qui est pour une bonne part facturé en dollars.

C‘est Ariane 62 qui a donc été logiquement choisie pour ce premier contrat réparti en deux lancements de satellites d‘environ 750 kg qui circuleront sur une orbite moyenne à 23.222 kilomètres d‘altitude dans le cadre de la constellation de navigation par satellite Galileo.

Ariane 5, qui a assuré une partie des lancements de Galileo, embarque quatre satellites à la fois alors qu‘Ariane 6 permet de les lancer deux par deux, ce qui est bien plus adapté à leur répartition sur les trois orbites de la constellation, a souligné Stéphane Israël.

Galileo, entré en service en décembre 2016 avec 18 satellites, en comptera 30 une fois son déploiement terminé, au terme d‘une histoire émaillée de retards, de problèmes de financement, d‘erreurs de positionnement de satellites et d‘interrogations sur le bien-fondé d‘un tel concurrent européen du GPS.

Edité par Jean-Michel Bélot

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