14 septembre 2017 / 07:38 / dans 8 jours

Autoliv songe à une scission en 2 entités cotées

Jan Carlson, le directeur général d'Autoliv. Autoliv, le leader mondial des airbags et des ceintures de sécurité, a annoncé jeudi qu'il procèderait à un examen stratégique de ses activités dans le but de se scinder éventuellement en deux entités autonomes. /Photo prise le 22 mai 2017/REUTERS/Johannes Hellstrom

STOCKHOLM (Reuters) - Autoliv, le leader mondial des airbags et des ceintures de sécurité, a annoncé jeudi qu‘il procèderait à un examen stratégique de ses activités dans le but de se scinder éventuellement en deux entités autonomes.

L‘équipementier automobile suédois voudrait créer deux sociétés cotées, l‘une axée sur la sécurité passive, les airbags par exemple, et l‘autre sur l‘électronique, où l‘on retrouverait les produits liés aux radars et les logiciels de conduite assistée.

“Durant la dernière décennie, notre division Electronique a crû et atteint un stade de maturité proche de notre division Sécurité passive, un leader mondial, et nous avons aujourd‘hui deux divisions distinctes qui réussissent, chacune dotée de ses propres paramètres d‘activité”, explique le directeur général Jan Carlson dans un communiqué, avant une présentation aux investisseurs à Francfort.

“Nous pensons qu‘il est temps de les laisser toutes deux maximiser leur potentiel chacune de leur côté”.

Autoliv ajoute toutefois que rien de garantit que cet examen aboutisse à une quelconque opération et dit aussi qu‘une procédure de scission prendrait autour d‘une année à se réaliser.

Les déboires de l‘équipementier automobile japonais Takata ont profité au groupe suédois, dont la part de marché dans les systèmes de sécurité passive a bien augmenté ces deux dernières années, une progression dont il commence à peine à recueillir les fruits.

Ce qui peut expliquer que le titre coté à Wall Street stagne cette année, alors que l‘indice Dow Jones de l‘automobile affiche une hausse de 16%.

Autoliv a du augmenter ses dépenses et ses investissements technologiques pour servir cet afflux de commandes, ce qui pèse sur l‘action, d‘autant que la Bourse redoute de plus en plus un ralentissement de la croissance dans le secteur de l‘automobile.

L‘équipementier a également annoncé jeudi qu‘il anticipait un chiffre d‘affaires de plus de 12 milliards de dollars en 2019, ce qui est peu ou prou conforme au consensus des analystes qui donne 11,9 milliards.

Johannes Hellstrom et Niklas Pollard, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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