6 septembre 2017 / 11:31 / dans 19 jours

Le repli se poursuit, BCE et Corée incitent à la prudence

Les Bourses européennes évoluent en baisse à mi-séance mercredi. À Paris, le CAC 40 perd 0,2% à 10h06 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,01% et à Londres, le FTSE recule de 0,64%. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent en baisse à mi-séance mercredi et s‘acheminent vers un troisième repli consécutif, tandis que Wall Street est attendue stable à l‘ouverture, les investisseurs privilégiant l‘attentisme à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et en l‘absence de tout signe d‘apaisement des tensions liées à la Corée du Nord.

À Paris, le CAC 40 perd 0,2% à 5.076,40 points à 10h06 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,01% et à Londres, le FTSE recule de 0,64%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,34%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,16% et le Stoxx 600 de 0,35%.

Le marché attend jeudi la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui doit présenter ses nouvelles prévisions de croissance et surtout d‘inflation, mais de nombreux observateurs estiment qu‘elle attendra encore avant d‘annoncer les modalités l‘évolution de ses achats de titres au cours des prochains mois.

“La BCE devrait annoncer en octobre qu‘elle continuera d‘acheter des obligations mais moins (40 milliards par mois), avant de stopper son programme au deuxième semestre de 2018”, estime Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire de Candriam Investors Group.

“Une hausse de taux semble à ce jour écartée dans les prochains mois, même si elle ferait beaucoup de sens pour le système bancaire européen.”

L‘anticipation d‘une attitude prudente des grandes banques centrales et d‘une faiblesse persistante de l‘inflation contribue ainsi à la baisse des rendements obligataires: le 10 ans allemand, référence pour la zone euro a touché un plus bas de plus d‘une semaine à 0,325%.

Et ce contexte pèse sur les valeurs financières: l‘indice Stoxx européen de l‘assurance cède 0,91% et celui des banques 0,38%. Axa (-0,54%) figure ainsi parmi les principaux contributeurs au recul du CAC.

L‘actualité géopolitique continue en outre de décourager la prise de risque: trois jours après l‘essai nucléaire de la Corée du Nord, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a dénoncé les “provocations” de Pyongyang lors d‘une rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine. Ce dernier a de nouveau estimé qu‘un renforcement des sanctions contre le régime nord-coréen ne permettrait pas de résoudre le conflit.

LES VALEURS AUTOMOBILES RECHERCHÉES

Le secteur automobile se distingue néanmoins par une hausse de 1,77%, tiré par Daimler (+3,64%), Goldman Sachs étant passé à l‘achat sur le groupe allemand en mettant en avant une possible scission créatrice de valeur.

Dans le sillage du propriétaire de Mercedes et après des chiffres encourageants sur les ventes en Europe en août, Renault (+2,95%) et PSA (+1,62%) sont en tête du CAC 40, BMW prend 1,78% et Fiat Chrysler Automobiles 4,04%.

Le groupe italo-américain profite aussi du relèvement de la recommandation et de l‘objectif de cours de Barclays.

De son côté, Engie gagne 1,79% à 14,23 euros après la cession par l‘Etat français de 4,15% du capital au prix unitaire de 13,80 euros. L‘opération, qui éloigne le risque d‘un placement plus important, a été réalisée avec une décote limitée à 1,2%.

A Wall Street, les contrats à terme sur les indices américains préfigurent une ouverture sans grand changement avant la publication, à 18h00 GMT, du Livre beige de la Fed, l‘état des lieux de la situation économique aux Etats-Unis dressé à deux semaines de chaque réunion de politique monétaire.

Sur le marché des changes, le dollar est pratiquement stable (+0,01%) face à un panier de devises de référence et revient vers ses plus bas récents face au yen. L‘euro en profite pour revenir à plus de 1,1940.

Le marché pétrolier, lui, est en hausse, soutenu par des rachats de positions à découvert après la fin des perturbations liées à la tempête Harvey. Les traders surveilleront en fin de journée les chiffres mensuels de l‘American Petroleum Institute (API) en attendant jeudi ceux de l‘Energy Information Administration (EIA), leur publication étant décalée de 24 heures après le “Labor Day”.

édité par Blandine Hénault

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