4 septembre 2017 / 18:30 / dans 20 jours

Les Bourses en Europe clôturent en baisse, les actifs refuges recherchés

Les Bourses européennes ont clôturé en baisse lundi, les investisseurs ayant privilégié les actifs jugés plus sûrs, comme l'or, après l'essai nucléaire de la Corée du Nord. À Paris, le CAC 40 a cédé 0,38%. À Francfort, le Dax a abandonné 0,33% et à Londres, le FTSE a perdu 0,36%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont clôturé en baisse lundi, les investisseurs ayant privilégié les actifs jugés plus sûrs, comme l‘or, après l‘essai nucléaire de la Corée du Nord.

La hausse de l‘euro, à quelques jours de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et l‘absence des investisseurs américains, en raison de la fermeture de Wall Street pour le “Labor Day”, ont aussi pesé sur la tendance.

À Paris, le CAC 40 a cédé 0,38% à 5.103,97 points. À Francfort, le Dax a abandonné 0,33% et à Londres, le FTSE a perdu 0,36%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a reculé de 0,52%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro a cédé 0,38% et le Stoxx 600 a baissé de 0,52%.

La Corée du Nord a procédé dimanche à un sixième essai nucléaire, son plus puissant à ce jour, ravivant de manière spectaculaire les tensions avec les Etats-Unis, qui ont demandé lundi lors d‘une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies les mesures “les plus fortes possibles” à l‘encontre de Pyongyang.

“Les opérateurs de marchés sont clairement nerveux, au vu de la baisse des actions, mais le mouvement de vente aujourd‘hui n‘est pas aussi violent que lors des épisodes précédents. Cela suggère que les traders commencent à s‘habituer à la situation”, observe David Madden, analyste marchés chez CMC Markets.

Les investisseurs ont néanmoins préféré privilégier lundi les actifs comme l‘or, le yen et les obligations, refuges habituels en période de tensions géopolitiques.

Le métal jaune a touché son plus haut niveau depuis près d‘un an à près de 1.340 dollars l‘once et la devise nippone avance de 0,63% face au dollar. De son côté, le rendement des emprunts d‘Etat allemands à deux ans a touché un plus bas depuis le mois d‘avril, à -0,74%.

L‘indice dollar, qui mesure l‘évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, recule de 0,37%. L‘euro avance en particulier de 0,51% à plus de 1,19 dollar, à quatre jours de la réunion de politique monétaire de la BCE.

Les économistes de Morgan Stanley ne s‘attendent pas à une annonce dès la réunion de jeudi sur la réduction du programme d‘achats d‘actifs (QE) de la BCE, mais estiment néanmoins que cette réunion sera “importante, et pas seulement pour juger de l‘état d‘avancées des discussions concernant la prochaine étape de politique monétaire”.

Selon eux, la BCE devrait faire évoluer son discours en donnant un indice sur la réduction à venir de ses rachats d‘actifs. “Plutôt que de dire qu‘elle reste prête à accroître son programme d‘assouplissement monétaire en terme de taille et/ou de durée si nécessaire, elle devrait ôter toute référence à la possibilité d‘augmenter ses achats mensuels, tout en continuant à dire qu‘elle pourrait les poursuivre plus longtemps”, estiment les économistes de la banque américaine.

GEMALTO DÉCROCHE À NOUVEAU

Aux valeurs, Gemalto a chuté de 10,04%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après l‘abaissement par plusieurs intermédiaires de leur objectif de cours de l‘action du spécialiste de la sécurité numérique, qui a reporté vendredi son nouveau plan stratégique pluriannuel au premier semestre 2018 après quatre avertissements sur ses résultats en moins d‘un an.

A l‘inverse, Sodexo (+2,71%) s‘est distingué à la faveur du relèvement de la recommandation d‘Oddo BHF, désormais à l‘achat au vu d‘une valorisation jugée attractive.

Plus forte hausse du Stoxx 600, le groupe chimique britannique Victrex a grimpé de 8,56% après avoir prévenu que le taux d‘imposition annuel de ses bénéfices serait plus faible que prévu initialement.

A Milan, Fiat Chrysler a reculé de 1,27% après les déclarations de son administrateur délégué, Sergio Marchionne, déclarant que son groupe n‘avait pas reçu d‘offre d‘achat et ne travaillait pas à une “grosse fusion”.

Le repli de Fiat Chrysler n‘a pas empêché le secteur automobile d‘afficher l‘unique hausse sectorielle en Europe (+0,09%).

Sur les marchés pétroliers, les cours du baril de Brent et de celui du brut léger américain (WTI) affichent toujours des évolutions inverses, conséquence de la baisse de la production pétrolière américaine après le passage de l‘ouragan Harvey.

Le prix du baril de WTI monte de 0,4% à 47,49 dollars tandis que le cours du baril de Brent perd 0,6% à 52,42 euros.

édité par Véronique Tison

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