4 septembre 2017 / 08:02 / dans 3 mois

Claassen reste discret sur un éventuel intérêt pour Air Berlin

FRANCFORT (Reuters) - Utz Claassen, ex-président du directoire du groupe de services aux collectivités allemand EnBW, s‘est refusé à confirmer s‘il était intéressé par certains actifs d‘Air Berlin, alors qu‘au contraire l‘homme d‘affaires Alexander Skora est lui officiellement entré en lice.

Utz Claassen (photo), ex-président du directoire du groupe de services aux collectivités allemand EnBW, s'est refusé à confirmer s'il était intéressé par certains actifs d'Air Berlin, alors qu'au contraire l'homme d'affaires Alexander Skora est lui officiellement entré en lice. /Photo d'archives/REUTERS/Daniel Maurer

“S‘il y avait un tel intérêt, des indiscrétions seraient inacceptables”, dit Claassen, dans un entretien publié lundi par le quotidien financier Handelsblatt. “Une telle procédure est généralement soumise à la plus grande confidentialité”.

Skora, qui fait équipe avec des investisseurs internationaux non identifiés, a précisé qu‘il voulait qu‘Air Berlin continue de voler mais au travers d‘un réseau de dessertes limité.

“Je veux dire des lignes telles que Majorque et d‘autres destinations de choix”, explique-t-il dans un communiqué.

Suivant sa proposition, Lufthansa reprendrait les liaisons long-courriers d‘Air Berlin et easyJet d‘autres lignes européennes.

Air Berlin, la deuxième compagnie aérienne allemande, déficitaire depuis plusieurs années, a déposé son bilan en août à la suite de la décision de son actionnaire Etihad Airways de cesser tout soutien financier.

Les acheteurs intéressés par ses actifs, notamment 140 avions détenus en leasing et des créneaux de décollage et d‘atterrissage dans plusieurs aéroports allemands, ont jusqu‘au 15 septembre pour soumettre leurs propositions.

Der Spiegel avait rapporté vendredi que Utz Claassen avait soumis une proposition aux administrateurs judiciaires de la compagnie devant contribuer à préserver les emplois avec l‘aide “d‘un investisseur international très puissant et très réputé”.

A la question de savoir s‘il pensait que des investisseurs seraient plus intéressés par la relance d‘Air Berlin que par son démantèlement, Claassen a répondu au Handelsblatt: “Il y a toujours des investisseurs quelque part qui veulent restructurer et en sont capables, du moins si des postures politiques ne les en dissuadent pas.”

Le gouvernement allemand soutient Lufthansa, qui souhaite reprendre la plupart des actifs d‘Air Berlin. EasyJet et Condor, filiale du voyagiste Thomas Cook, figurent aussi au nombre des repreneurs potentiels.

De son côté, Ryanair a renoncé à déposer une offre et l‘investisseur allemand spécialisé dans le secteur aérien Hans Rudolf Wöhrl a dit jeudi chercher un partenaire pour racheter Air Berlin.

Niki Lauda, l‘ancien champion du monde de Formule Un, a dit dimanche préparer une offre pour racheter la filiale Niki de la compagnie aérienne allemande.

La décision sur la reprise d‘Air Berlin pourrait tomber le 21 septembre, à trois jours des élections législatives allemandes.

Le gouvernement a accordé un prêt relais de 150 millions d‘euros à la compagnie aérienne, qui devrait lui permettre de poursuivre ses activités pendant trois mois.

Maria Sheahan; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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