31 août 2017 / 20:35 / il y a 3 mois

Wall Street finit en hausse le mois d'août

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en hausse jeudi, soutenue par des indicateurs témoignant d‘une activité économique solide mais aussi d‘une inflation toujours modérée qui ne devrait pas pousser la Réserve fédérale à accélérer le mouvement de hausse des taux.

La Bourse de New York a fini en hausse, aidée par des indicateurs économiques favorables et des déclarations du secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. L'indice Dow Jones a pris 55,67 points, soit 0,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

Steve Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, a aussi donné un coup de pouce au marché en affirmant que le gouvernement avait un plan détaillé de réforme fiscale qu‘il compte toujours faire adopter avant la fin de l‘année.

Le président Donald Trump avait réitéré mercredi sa volonté d‘abaisser l‘impôt sur les sociétés à 15% contre 35% actuellement.

L‘indice Dow Jones a pris 55,67 points, soit 0,25% à 21.948,10 et le S&P-500, plus large, 14,06 points ou 0,57% à 2.471,65.

Le Nasdaq Composite a terminé de son côté sur un gain de 60,35 points (0,95%) à 6.428,66.

Sa hausse du jour permet au S&P-500, l‘indice de référence des gérants américains, de grignoter 0,05% sur l‘ensemble du mois d‘août, assez pour signer un cinquième mois consécutif de hausse. Le Dow Jones a pour sa part avancé de 0,26% sur le mois et le Nasdaq de 1,27%.

Au lendemain de l‘annonce d‘une croissance de 0,3% au deuxième trimestre, au plus haut depuis plus de deux ans, le département du Commerce a fait état d‘une progression de 0,3% des dépenses de consommation des ménages en juillet, après une hausse de 0,2% en juin.

Mais l‘indice des prix à la consommation, hors énergie et produits alimentaires, est ressorti en hausse de 1,4% sur un an, son niveau le plus bas depuis décembre 2015, s‘éloignant de l‘objectif de 2% de la Réserve fédérale.

“Les perspectives pour l‘économie américaine et l‘économie mondiale demeurent relativement positives et la plupart des investisseurs ne voient pas de risque de récession. Dans ce contexte, les marchés actions devraient rester bien orientés”, commente Michael Sheldon, en charge des investissements chez RDM Financial Group. “Et le fait que l‘inflation reste en-deçà de l‘objectif de la Fed pourrait l‘empêcher de relever les taux au quatrième trimestre.”

La probabilité d‘une hausse de taux en décembre n‘est plus évaluée qu‘à 36% contre 43% il y a un mois, selon le baromètre FedWatch de CME Group.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont de leur côté montré une légère augmentation sans toutefois remettre en cause la tendance robuste du marché du travail.

Les investisseurs attendent surtout le chiffre des créations d‘emplois d‘août qui sera publié vendredi et pourrait être déterminant pour les anticipations de taux. Les 93 économistes interrogés par Reuters attendent en moyenne 180.000 créations de postes, après les 209.000 annoncées pour juillet.

L‘EURO REPART À LA HAUSSE

Neuf des 11 grands indices sectoriels S&P-500 ont fini en hausse, avec en tête le compartiment de la santé qui a pris 1,69%.

UnitedHealth (+1,54%) et Pfizer (+1,41%) ont trusté les premières places du Dow Jones tandis que l‘indice Nasdaq des biotechs (+2,84%) a enchaîné une quatrième séance de hausse consécutive et atteint un plus haut d‘un an.

General Electric, en hausse de 1,11%, a aussi soutenu le Dow Jones. Une source au fait du dossier a indiqué à Reuters que le nouveau directeur général John Flannery envisageait de supprimer de nombreux emplois dans le but de réduire les dépenses et de stimuler les bénéfices.

Parmi les plus fortes hausses du Nasdaq, le détaillant Shoe Carnival s‘est envolé de 22,41% après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu.

Le libraire Barnes & Noble a pris 6,90% sur fond de rumeurs de vente prochaine.

A la baisse, l‘enseigne discount Dollar General a chuté de 5,43% après l‘annonce d‘un recul de ses marges, en dépit d‘une hausse du chiffre d‘affaires.

Le groupe alimentaire Campbell Soup a décroché de 8,06% à 46,20 dollars après des résultats qui ont également déçu et un avertissement sur son chiffre d‘affaires.

Les volumes se sont étoffés avec 6,2 milliards de titres échangés contre une moyenne de 5,8 milliards lors des 20 dernières séances.

“Les gens reviennent de vacances et se rendent compte que le marché est resté près de ses records, qu‘un ouragan (au Texas) et un nouveau tir de missile nord-coréen n‘y ont rien fait”, ditMichael Antonelli, chez Robert W. Baird à Milwaukee. “Il ne fait pas de doute que la tendance haussière est toujours là.”

Avec la fermeture de raffineries consécutive au passage de la tempête tropicale Harvey au Texas et maintenant en Louisiane, les cours de l‘essence se sont envolés de 13%, pour un gain de 28% en une semaine, et le pétrole a rebondi de 3%.

Sur le marché des changes, le dollar a effacé ses gains du jour en réaction à l‘interview de Steven Mnuchin à CNBC. Interrogé sur le niveau du billet vert, le secrétaire au Trésor a jugé qu‘un dollar plus faible était meilleur pour le commerce extérieur américain.

L‘euro/dollar remontait à 1,1910 en fin de journée, en hausse de 0,2% sur la séance et de plus de 13% cette année. L‘indice dollar cédait pour sa part 0,3%, pour un recul de 9%depuis le 1er janvier.

L‘or a gagné 1% sur le marché au comptant et le rendement de l‘emprunt du Trésor américain a fléchi à 2,12% contre 2,15% mercredi, réagissant à la modération de l‘inflation en juin.

avec Sruthi Shankar et Tanya Agrawal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français

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