30 août 2017 / 13:42 / il y a 20 jours

La croissance de l'économie américaine au 2e trimestre relevée, la Fed confortée

La croissance de l'économie américaine au deuxième trimestre a été relevée à 3,0% en rythme annualisé, au plus haut en plus de deux ans, contre 2,6% en première estimation. La croissance sur la période avril-juin ressort ainsi au plus haut depuis le premier trimestre 2015. /Photo d'archives/ REUTERS/Rick Wilking

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l‘économie américaine au deuxième trimestre a été relevée, atteignant un plus haut en plus de deux ans, et les premiers signes montrent qu‘elle devrait rester robuste sur la période juillet-septembre, confortant le scénario d‘une poursuite du resserrement graduel de la politique monétaire.

La hausse du produit intérieur brut (PIB) est ressortie à 3% en rythme annualisé sur la période avril-juin contre 2,6% en première estimation, soutenue par la consommation et l‘investissement des entreprises, selon une deuxième estimation publiée mercredi par le département du Commerce.

Elle s‘inscrit au plus haut depuis le premier trimestre 2015 et fait suite à une hausse du produit intérieur brut de 1,2% sur les trois premiers mois de l‘année.

Les économistes interrogés par Reuters s‘attendaient en moyenne à une croissance de 2,7% au deuxième trimestre.

Les dernières données sur les ventes au détail et les dépenses des entreprises montrent que la croissance américaine a confirmé son élan au troisième trimestre.

La robustesse de la croissance et un marché du travail proche du plein emploi confortent le scénario d‘une poursuite du resserrement graduel de la politique monétaire avec la perspective d‘une annonce par la Réserve fédérale ce mois-ci des modalités de réduction de son bilan de 4.200 milliards de dollars (3.500 milliards d‘euros) avant un nouveau relèvement de ses taux directeurs en décembre.

Le dollar a d‘ailleurs accentué ses gains après la publication de ces données, l‘euro repassant brièvement sous le seuil de 1,19 dollar.

L‘accélération de la croissance au deuxième trimestre a permis à l‘économie américaine de croître de 2,1% sur le premier semestre contre une estimation de +1,9% précédemment.

Le président Donald Trump s‘est fixé comme objectif de porter la croissance à 3% en rythme annuel grâce à des mesures de soutien mêlant baisses d‘impôts, dépenses d‘infrastructures et assouplissements réglementaires, qu‘il peine toutefois à faire adopter par sa majorité républicaine au Congrès.

L‘impasse politique n‘a pour l‘instant pas entamé la confiance des ménagées et des entreprises.

DÉPENSES DE CONSOMMATION SOLIDES

Les dépenses de consommation des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB américain, ont augmenté de 3,3%, leur rythme de croissance annualisé le plus élevé en un an, contre une progression de 2,8% en première estimation.

Elles expliquent l‘essentiel de la révision à la hausse de la croissance au deuxième trimestre mais se sont traduites par une baisse du taux d‘épargne dans un contexte de faible augmentation des salaires.

Le dynamisme de la consommation n‘a pas entraîné d‘accélération de la hausse des prix. L‘indice d‘inflation privilégié par la Fed, l‘indice core PCE, qui exclut les prix volatils de l‘alimentation et de l‘énergie, n‘a progressé que de 0,9%, sans changement par rapport à la première estimation et le rythme le plus faible en plus de deux ans. Il avait augmenté de 1,8% au premier trimestre.

Le déflateur du PIB, autre mesure de l‘inflation, a augmenté de 0,8%, également comme en première estimation.

Les entreprises ont aussi contribué à l‘accélération de la croissance au deuxième trimestre avec une hausse de 8,8% de leurs dépenses d‘équipement en rythme annualisé, au plus haut en près de deux ans et contre une progression de 8,2% en première estimation. Il s‘agit du troisième trimestre consécutif de progression.

L‘investissement en immobilier non résidentiel a bondi de 6,2% contre une hausse de 4,9% précédemment annoncée, en retrait toutefois par rapport à l‘envolée de 14,8% au premier trimestre.

La contribution des stocks a été neutre sur la période avril-juin après un effet négatif de 1,46 point de PIB au premier trimestre.

Celle des échanges extérieurs a été positive pour le deuxième trimestre consécutif, à hauteur de 0,2 point de PIB (contre +0,18 point en première estimation).

La construction de logements a freiné la croissance au deuxième trimestre avec une contraction de 6,5% en rythme annualisé des dépenses à ce titre, la plus mauvaise performance en près de sept ans mais un peu moins négative qu‘annoncé en première estimation (-6,8%).

Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique Tison

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below