29 août 2017 / 11:14 / il y a 3 mois

La Corée et l'euro font baisser les actions et monter l'or

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance mardi, plombées à la fois par la hausse ininterrompue de l‘euro et par le regain d‘aversion au risque lié au tir d‘un missile nord-coréen en direction du Japon.

Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance mardi, plombées à la fois par la hausse ininterrompue de l'euro et par le regain d'aversion au risque lié au tir d'un missile nord-coréen en direction du Japon. L'or évolue au plus haut de l'année. Le CAC 40 à Paris recule de 1,38%, le Dax à Francfort cède 1,71% alors qu'à Londres, le FTSE perd 1,18%. /Photo d'archives/REUTERS/Lisi Niesner

Le repli sur les valeurs refuges touche tous les marchés actions et Wall Street est attendue dans le rouge tandis que le dollar souffre à nouveau et que l‘or évolue au plus haut de l‘année.

En Europe, l‘indice large Stoxx 600 perd 1,37% à 12h36 tandis que l‘EuroStoxx 50 cède 1,35% et le FTSEurofirst 300 1,3%. Le CAC 40 à Paris recule de 1,38% à 5.009,74 points, le Dax à Francfort cède 1,71% alors qu‘à Londres, le FTSE perd 1,18%.

Le marché parisien, brièvement repassé sous 5.000 points pour la première fois depuis le 20 avril, a ainsi effacé la totalité des gains qu‘il avait engrangés depuis le premier tour de l‘élection présidentielle française, remporté par Emmanuel Macron.

Le Dax, lui, est en passe d‘enregistrer sa plus forte baisse en une seule séance depuis septembre 2016.

Cet accès de faiblesse des actions est lié à la conjonction de deux facteurs défavorables: la progression accélérée de l‘euro, qui évolue au plus haut depuis début janvier 2015, et le tir dans la nuit d‘un missile balistique nord-coréen qui a survolé l‘île japonaise d‘Hokkaïdo avant de tomber dans l‘océan Pacifique.

Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont immédiatement demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de se réunir pour évoquer le nouveau tir de missile et cette réunion devrait se tenir dans la journée.

Ce nouvel accès de tension sur le dossier de la péninsule coréenne favorise les valeurs refuges comme l‘or, au plus haut depuis novembre à plus de 1.320 dollars l‘once, le yen, qui prend près de 0,6% face au dollar, ou les emprunts d‘Etat (le rendement à dix ans allemand a touché un point bas à 0,32%).

L‘indice de volatilité de l‘EuroStoxx 50 est en hausse de plus de 2,3 points, soit 14%.

L‘EURO AU PLUS HAUT DEPUIS DÉBUT 2015

L‘euro, lui, échappe à ce mouvement qui devrait pourtant lui être défavorable en profitant de l‘absence de toute référence directe aux changes et à la politique monétaire dans le dernier discours de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE).

Il a ainsi franchi le seuil symbolique de 1,20 dollar pour la première fois depuis le 2 janvier 2015, et Morgan Stanley estime qu‘il ne devrait se heurter à aucune résistance importante avant 1,2280 dollar. “L‘euro revient d‘une situation de sous-évaluation extrême en parité de pouvoir d‘achat et les investisseurs sont selon nous encore sous-pondérés sur l‘euro”, explique la banque dans une note.

Le dollar cède parallèlement autour de 0,5% face à un panier de devises de référence, au plus bas depuis début 2015.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en recul de 0,6% à 1%.

Sur les marchés actions européens, la baisse n‘épargne aucun secteur mais touche particulièrement celui des médias, pénalisé, au-delà de la tendance générale, par l‘avertissement lancé par le groupe allemand de télévision ProSiebenSat.1 (-10,75%), plus forte baisse du Stoxx 600.

Ce dernier entraîne dans sa chute les principaux acteurs européens du secteur comme RTL Group (-5,45%), Mediaset (-3,49%), TF1 (-6,54%) ou M6 (-6,56%).

Parmi les rares hausses notables à Paris, Wendel prend 1,6% après une recommandation d‘analyste favorable.

Le marché pétrolier, lui, reste très volatil face aux perturbations causées par la tempête Harvey dans la production des gisements et des raffineries du golfe du Mexique.

La capacité de raffinage des Etats-Unis, premier consommateur mondial, reste amputée de 13% et on ignore quand les installations mises à l‘arrêt par la tempête pourront redémarrer. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), cède 0,13% à 46,51 dollars le baril et le Brent 0,79% à 51,48 dollars.

Marc Angrand, avec Saikat Chatterjee à Londres, édité par Blandine Hénault

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