29 août 2017 / 07:24 / dans 3 mois

Signes de ralentissement dans la construction en France

PARIS (Reuters) - Les mises en chantier de logements et les permis de construire en France, s‘ils affichent toujours une forte croissance en rythme annuel, montrent des signes de ralentissement, selon des données publiées mardi par le gouvernement.

Les mises en chantier de logements et les permis de construire en France, s'ils affichent toujours une forte croissance en rythme annuel, montrent des signes de ralentissement, selon des données publiées mardi par le gouvernement. /Photo prise le 21 juillet 2017/REUTERS/Stéphane Mahé

La tendance sur trois mois à fin août est nettement moins favorable, avec un recul des mises en chantier et une progression limitée des permis de construire par rapport aux trois mois précédents. Et au deuxième trimestre, les ventes et les réservations s‘inscrivent également en baisse par rapport à la même période en 2016.

Sur un an, à fin juillet, en données brutes, 402.500 logements avaient été commencés, soit une progression de 14,5% par rapport au cumul des douze mois précédents et un plus haut depuis août 2012.

Les mises en chantier ont donc légèrement décéléré après la hausse de 15,6% (révisée en hausse de 1,1 point par rapport aux chiffres diffusés fin juin) enregistrée sur les douze mois à fin juin par rapport aux douze mois précédents.

Le service statistique du ministère de la Transition écologique et solidaire a en effet revu en hausse le nombre de logements mis en chantier sur la période juillet 2016-juin 2017, à 402.300, soit 4.600 de plus qu‘annoncé initialement.

BAISSE DES VENTES AU DEUXIÈME TRIMESTRE

La tendance reste également orientée à la hausse pour les permis de construire : sur un an à fin juillet, le nombre cumulé de logements autorisés augmente de 13,3% en rythme annuel, après la progression de 13,8% (révisée en hausse de 0,6 point par rapport à l‘estimation initiale) à fin juin.

Sur les douze mois à fin juillet, le cumul des permis de construire a atteint son plus haut niveau depuis mars 2013, à 482.800 autorisations, contre un total de 480.100 (chiffre revu en hausse de 6.000 unités) sur douze mois à fin juin.

Les résultats sur trois mois suggèrent en revanche un essoufflement de la tendance.

En données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, les mises en chantier affichent un recul de 4,8%, sous l‘effet d‘une baisse de 8,6% dans le collectif que la progression de 1,1% dans l‘individuel ne permet pas de compenser.

Sur la même période, les permis de construire connaissent une progression de 2,7%, avec une solide progression dans le collectif (+6,4%) et un recul dans l‘individuel (-2,8%).

Une étude publiée conjointement sur les chiffres de la commercialisation de logements neufs au deuxième trimestre suggère que cette tendance au ralentissement va se poursuivre dans les prochains mois.

Au deuxième trimestre, par rapport à la même période en 2016, les réservations à la vente s‘inscrivent en baisse de 9,4%, à 30.800 et les mises en ventes plongent de 17,1%, à 31.2170.

“Cependant, le second trimestre 2016 avait été particulièrement dynamique et la tendance annuelle reste à la hausse”, note le ministère. Au total, sur douze mois les réservations s‘inscrivent en hausse de 13% et les mises en vente affichent une hausse de 5,9%.

Le gouvernement doit présenter en septembre son plan de refonte de la politique du logement, qui visera notamment à “provoquer un choc de l‘offre” et à améliorer l‘efficacité des aides au logement, dans le cadre de ses efforts pour contenir la dépense publique.

Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a déclaré fin juillet exclure un arrêt brutal du dispositif d‘aide à l‘investissement locatif dit “Pinel”.

Les fédérations professionnelles du bâtiment et de l‘immobilier ont mis en garde l‘exécutif, au début de l‘été, contre une remise en cause des incitations fiscales ayant contribué à la reprise du secteur amorcée depuis fin 2014, comme le prêt à taux zéro (PTZ, prêt aidé par l‘Etat pour faciliter l‘accession à la propriété des personnes aux revenus modestes) et le dispositif “Pinel”.

Myriam Rivet, édité par Sophie Louet

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