23 août 2017 / 16:26 / dans un mois

Les actions baissent avec Wall Street, l'euro monte grâce aux PMI

À l'exception de Londres, les Bourses européennes ont terminé dans le rouge mercredi. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,32% et à Francfort, le Dax a cédé 0,45%. À Londres, le FTSE a fini pratiquement stable. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - A l‘exception de Londres, les Bourses européennes ont terminé dans le rouge mercredi, pénalisées par le recul de Wall Street après de nouvelles déclarations offensives de Donald Trump sur le commerce international, ainsi que par la baisse des valeurs de la publicité et des médias en réaction à l‘avertissement du britannique WPP sur son chiffre d‘affaires.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,32% à 5.115,39 points et à Francfort, le Dax a cédé 0,45%. L‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a abandonné 0,5%, l‘EuroStoxx 50 de la zone euro 0,49% et le Stoxx 600 0,5%.

A Londres, le FTSE a fini pratiquement stable, grâce entre autres à la bonne tenue des valeurs minières et à celle des exportateurs à la faveur d‘un nouvel accès de faiblesse de la livre sterling.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street cédait du terrain, le Dow Jones perdant 0,28% et le Nasdaq 0,2%.

Les marchés américains ont mal accueilli les doutes exprimés par Donald Trump mardi soir à Phoenix (Arizona) sur l‘avenir de l‘Alena, l‘Accord de libre-échange nord américain avec le Canada et le Mexique, et à sa menace de “fermer” l‘administration fédérale pour pouvoir construire un mur à la frontière mexicaine.

La nouvelle favorise la baisse du dollar (-0,3% face à un panier de référence) mais aussi celle du peso mexicain et, dans une moindre mesure, du dollar canadien.

Les dernières déclarations de Donald Trump, en ravivant les craintes liées au plafond de la dette américaine, ont aussi eu pour conséquence une baisse du rendement des obligations d‘Etat à dix ans allemandes, revenu à 0,37%, son plus bas niveau depuis fin juin.

Autre facteur défavorable à Wall Street: les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont subi en juillet une baisse inattendue de 9,4% pour tomber à leur plus bas niveau depuis sept mois.

L‘euro, lui, profite du nouvel accès de faiblesse du billet vert pour repasser la barre de 1,18 dollar, mais il était déjà bien orienté avant l‘ouverture de Wall Street, grâce aux chiffres meilleurs qu‘attendu des indices PMI “flash” dans la zone euro.

Le discours de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), lors d‘une conférence en Allemagne, consacré essentiellement à la recherche économique, n‘a en revanche eu aucun impact notable sur les marchés, qui attendent la conférence de Jackson Hole, aux Etats-Unis, à partir de jeudi.

PUBLICITÉ ET MÉDIAS SANCTIONNÉS, FIAT ENCORE EN HAUSSE

Sur le marché actions, le compartiment des médias et de la publicité a pesé sur la tendance avec un recul de 2,7%, plombé par la chute de 10,92% de WPP.

Le numéro un mondial de la publicité a abaissé sa prévision de chiffre d‘affaires pour l‘ensemble de l‘année. Dans son sillage, Publicis a cédé 3,15% et chez les diffuseurs, l‘allemand RTL Group a perdu 1,63% et le français TF1 4,12%.

A la hausse, Provident Financial, après sa chute de la veille, a repris 12,13%, la plus forte hausse du Stoxx 600 devant Fiat Chrysler Automobiles, qui a encore gagné 5,75%. Selon Bloomberg, le groupe italo-américain envisage de scinder ses marques Maserati et Alfa Romeo ainsi que ses activités de composants automobiles.

Le producteur allemand de sel et de potasse K+S a quant à lui pris 4,46% après des informations de presse selon lesquelles il intéresse le fonds activiste Elliott.

A Paris, CGG a poursuivi sa remontée rapide, prenant 26,73% après un bond de 14% mardi sur des rumeurs d‘intérêt du chinois Sinopec.

Le marché pétrolier, orienté à la baisse depuis le début de la journée, s‘est retourné après les chiffres hebdomadaires de l‘Energy Information Administration (EIA) américaine sur les stocks aux Etats-Unis, marqués à la fois par une huitième baisse hebdomadaire consécutive des réserves de brut et une hausse limitée de la production.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,07% à 48,34 dollars le baril et le Brent 1,14% à 52,46 dollars.

Marc Angrand, édité par Juliette Rouillon

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