21 août 2017 / 16:52 / dans 3 mois

Les Bourses en Europe reculent, les banques pèsent

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé lundi en baisse dans un climat d‘aversion au risque, sur fond d‘inquiétudes sur les turbulences qui agitent la Maison blanche et d‘incertitudes sur l‘évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales.

Les principales Bourses européennes ont terminé en baisse dans un climat d'aversion au risque, sur fond d'inquiétudes sur les turbulences qui agitent la Maison blanche et d'incertitudes sur l'évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,52% (26,56 points) à 5.087,59 points. Le Footsie britannique a perdu 0,07% et le Dax allemand 0,82%. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,52% (26,56 points) à 5.087,59 points. Le Footsie britannique a perdu 0,07% et le Dax allemand 0,82%.

L‘EuroStoxx 50 de la zone euro a abandonné 0,65%, l‘indice paneuropéen FTSEurofirst 300 0,47% et le Stoxx 600 0,4%.

La frilosité des investisseurs a pénalisé en particulier le secteur bancaire dont l‘indice européen a cédé 0,9%. A Paris, les trois plus fortes baisses du CAC 40 sont pour des banques : BNP Paribas (-1,99%), Société générale (-1,78%) et Crédit agricole (-1,50%).

La hausse des cours des matières premières, notamment des métaux, a limité le recul général, en particulier à Londres, très exposée à ce secteur. L‘indice du compartiment des ressources de base a fini en légère hausse (+0,05%).

Les remous entourant la Maison blanche depuis plusieurs semaines ont conduit vendredi Donald Trump à limoger son sulfureux conseiller stratégique Steve Bannon, promoteur d‘une vision protectionniste et nationaliste pour les Etats-Unis.

La frilosité des marchés s‘explique également par les tensions autour de la péninsule coréenne ainsi que par l‘approche de la réunion des banquiers centraux de Jackson Hole, aux Etats-Unis, qui débutera jeudi et culminera le lendemain avec des interventions de la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, et de son homologue de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi.

Les deux institutions s‘apprêtent à franchir une nouvelle étape vers le resserrement de leur politique monétaire dans un contexte incertain en raison de la faiblesse persistante de l‘inflation.

Du côté des valeurs européennes et contre la tendance, Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a pris 6,92% à Milan sur des informations faisant été d‘un intérêt du chinois Great Wall Motor.

A.P. Moller-Maersk a gagné 2,89% à Copenhague après l‘annonce de la vente à Total de sa division pétrolière, une opération de 7,45 milliards de dollars (6,3 milliards d‘euros environ) qui verra le géant danois du transport maritime entrer au capital de la compagnie pétrolière français à hauteur d‘un peu moins de 4%. A Paris, Total a pris 0,30%.

Sur le marché des changes, le dollar, qui souffre des difficultés de l‘administration Trump ainsi que des interrogations sur la politique monétaire de la Fed, cède 0,38% face à un panier de devises de référence dont l‘euro, qui reprend des couleurs pour repasser 1,18 dollar.

A l‘heure de la clôture en Europe, les indices de Wall Street évoluent sans tendance claire. Le Dow Jones prend 0,04% et le Standard & Poor’s 500 gagne 0,08% tandis que le Nasdaq composite recule de 0,07%. La plus forte baisse du Dow est pour Nike qui cède 2,48% après un abaissement de recommandation par Jefferies.

Patrick Vignal, édité par Juliette Rouillon

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below