15 août 2017 / 06:38 / dans un mois

Allemagne: La croissance reste soutenue par la demande intérieure

L'économie allemande a enregistré une croissance inférieure aux attentes au deuxième trimestre 2017, freinée par le commerce extérieur, dans un contexte porté par ailleurs par une demande intérieure forte et une augmentation des dépenses de l'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic

BERLIN (Reuters) - La forte demande des ménages, ainsi que la hausse des investissements des entreprises et des dépenses publiques, ont contribué à soutenir la croissance de l‘économie allemande au deuxième trimestre, qui s‘avère cependant légèrement inférieure aux attentes en raison d‘une augmentation des importations.

Corrigé des variations saisonnières, le PIB de la première économie d‘Europe a enregistré une croissance de 0,6% sur la période, son douzième trimestre consécutif de hausse, a annoncé mardi Destatis, l‘office fédéral de la statistique. Ce chiffre est légèrement inférieur aux prévisions des économistes interrogés par Reuters qui attendaient en moyenne +0,7%.

La croissance du premier trimestre a en revanche été révisée en légère hausse, à 0,7% au lieu de 0,6% annoncé initialement.

“L‘économie allemande fait preuve de résistance, la croissance se poursuit”, commente Alexander Krüger, économiste chez Bankhaus Lampe, qui note que la politique de taux d‘intérêt bas de la Banque centrale européenne dynamise l‘économie.

La demande intérieure, dopée par la consommation des ménages, les dépenses publiques et les investissements des entreprises, notamment dans la construction et l‘équipement, a largement contribué à ce résultat trimestriel, précise Destatis.

Le rythme de croissance de l‘économie allemande a cependant été freiné par des exportations plus faibles que prévu en juin, et des importations également en fort recul.

“Le succès de l‘économie allemande se poursuit”, relève Carsten Brzeksi, de chez ING Bank, estimant qu‘il y a peu de raison de voir cette progression prendre fin brutalement.

Il relève cependant que les principaux soutiens à la croissance, comme un marché de l‘emploi en amélioration, des salaires à la hausse et des dépenses publics en progression, pourraient légèrement fléchir dans les trimestres à venir.

“Il en va de même pour les exportations, qui, avec un euro fort, une croissance américaine plus faible que prévu et les incertitudes du Brexit, pourraient ralentir, sans pour autant connaître un coup d‘arrêt brutal”, explique Carsten Brzeksi.

Sur un an, la hausse du PIB est de 0,8%, en données non ajustées des variations saisonnières, un chiffre nettement inférieur au consensus qui était de 1,9%.

En données ajustées, le taux de croissance annuelle de l‘Allemagne est de 2,1% sur la période avril-juin.

Michael Nienaber, Juliette Rouillon et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below