14 août 2017 / 16:32 / il y a 3 mois

L'Europe finit dans le vert, la Corée du Nord inquiète moins

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé dans le vert lundi, avec l‘apaisement des tensions géopolitiques entre Washington et Pyongyang après les appels à la retenue lancés par des responsables sud-coréens et américains.

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert lundi, avec l'apaisement des tensions géopolitiques entre Washington et Pyongyang après les appels à la retenue lancés par des responsables sud-coréens et américains. À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 1,20%. Le Footsie britannique a pris 0,60% et le Dax allemand 1,26%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, l‘indice CAC 40 a terminé en hausse de 1,20% (60,75 points) à 5.121,67 points. Le Footsie britannique a pris 0,60% et le Dax allemand 1,26%. L‘indice EuroStoxx 50 a gagné 1,48%, le FTSEurofirst 300 1,15% et le Stoxx 600 1,16%.

La Bourse de New York a également ouvert en hausse et accentuait ses gains au moment de la clôture en Europe, les indices Dow Jones et S&P-500 prenant respectivement 0,69% et 1,04%.

En déplacement lundi à Séoul lors d‘une tournée en Asie, le chef d‘état-major des armées américaines, le général Joseph Dunford, a dit que les Etats-Unis n‘envisageraient des options militaires contre la Corée du Nord que si les sanctions économiques et la pression diplomatique échouaient.

Depuis le début de la joute verbale entre les deux pays, les marchés actions mondiaux ont perdu près de mille milliards de dollars de capitalisation.

“Les tensions sur la Corée du Nord semblent diminuer un peu et les investisseurs profitent de la récente baisse pour réaliser des achats à bon compte”, souligne Art Hogan, stratège chez Wunderlich Securities

L‘indice de volatilité VIX du CBOE, surnommé “l‘indice de la peur”, qui avait touché la semaine dernière un plus haut de neuf mois à 17,28, est retombé de 3,07 points à 12,44. Celui de l‘EuroStoxx 50 a abandonné 3,64 points à 15,66 après avoir atteint un pic de quatre mois vendredi.

Sur le front des obligations, les rendements de la zone euro rebondissent au contraire. Le Bund allemand à 10 ans prend quatre points de base à 0,42% et le “spread” entre le coût des emprunts allemands et celui de l‘Italie, indicateur du sentiment du risque sur le marché, se réduit à 161 points de base, après avoir atteint 166 points la semaine dernière.

Les valeurs de refuge comme l‘or, qui avaient profité d‘une vague d‘aversion au risque la semaine dernière, reculent logiquement. Le métal jaune abandonne 0,34% à 1.283,75 dollars l‘once.

Sur le marché des changes, le dollar regagne du terrain lundi face à un panier de devises de référence (+0,31%), dont l‘euro (+0,30%) et le yen (+0,32%), après avoir subi son plus fort repli hebdomadaire en trois semaines.

Sur le plan sectoriel en Europe, tous les indices du Stoxx 600 ont terminé dans le vert. Le secteur bancaire, le plus affecté la semaine dernière par les tensions géopolitiques, a repris 1,44%, soutenu par notamment par Deutsche Bank, Commerzbank et Standard Chartered Bank qui ont enregistré des gains allant de 2% à 3%.

Le secteur de l‘immobilier (+1,8%) et celui des utilities (+1,84%), les deux plus fortes hausses du jour, ont bénéficié de la perspective d‘une action moins forte de la Réserve fédérale américaine sur ses taux.

A Paris, le groupe immobilier franco-néerlandais Unibail-Rodamco (+3,51%) a terminé en tête du CAC 40, devant Bouygues (+2,64%), Société Générale (+2,34%), Danone (+2,31%). Le géant mondial de l‘agroalimentaire a profité de nouvelles spéculations sur une OPA après des informations du New York Post.

En tête du Stoxx 600 et de l‘EuroFirst 300, Fiat Chrysler (FCA) (+8,15%) a été dopé par des informations selon lesquelles un constructeur chinois a fait une offre de rachat au groupe italo-américain.

Sur le Footsie, le groupe de tourisme britannique TUI a bondi de 4,79% à la suite d‘un relèvement de recommandation de Credit Suisse à “neutre” contre “sous-performance”.

Sur le front du pétrole, le Brent de la mer du Nord et le brut léger américain reculent respectivement à environ 51 et 48 dollars le baril, en raison d‘un ralentissement du raffinage en Chine qui ravive des craintes sur la demande de la deuxième économie mondiale. En outre, aux Etats-Unis, la hausse de la production pourrait saper l‘accord de réduction des extractions de l‘Opep et d‘autres pays.

avec Sinead Carew, Sujata Rao, Shinichi Saoshiro, Helen Reid et Abhinav Ramnarayan, Claude Chendjou pour le service français, édité par Juliette Rouillon

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