18 mai 2017 / 12:05 / dans 7 mois

Six ministres sous la menace d'un échec aux législatives

PARIS (Reuters) - Au moins six membres du gouvernement devraient se présenter aux élections législatives, où une victoire s‘impose pour éviter d‘être écarté de l‘équipe d‘Edouard Philippe au nom de la “tradition républicaine” rappelée jeudi par le Premier ministre.

Au moins six membres du gouvernement, Christophe Castaner, devraient se présenter aux élections législatives, où une victoire s'impose pour éviter d'être écarté de l'équipe d'Edouard Philippe au nom de la "tradition républicaine" rappelée jeudi par le Premier ministre. /Photo prise le 18 mai 2017/REUTERS/Benoit Tessier

Bruno Le Maire dans l‘Eure, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi à Paris, Richard Ferrand dans le Finistère, Annick Girardin à Saint-Pierre-et-Miquelon et Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence joueront leur avenir dans les urnes les 11 et 18 juin.

Un couperet qui pourrait amener certains à jeter l‘éponge, à l‘image de Najat Vallaud-Belkacem en 2012, qui avait renoncé à se présenter à Lyon après son entrée dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Les ministres-candidats ont aussi en tête le cas d‘Alain Juppé, contraint à la démission en 2007 après sa défaite aux législatives dans son fief de Bordeaux.

Candidat dans l‘Eure, l‘homme fort de Bercy, le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire, n‘aura pas d‘adversaire République en Marche (REM) face à lui.

Mais l‘éviction des Républicains liée à son ralliement à la majorité présidentielle devrait lui valoir une candidature adverse de son ancien parti en la personne d‘Eugénie Petitjean, fille des anciens députés UMP Catherine et Jean-Pierre Nicolas.

En 2012, Bruno Le Maire avait été réélu député au second tour avec 58% des voix face à un candidat radical de gauche.

A Paris, le cas Mounir Mahjoubi, propulsé à 33 ans secrétaire d‘Etat au Numérique, sera ausculté dans la mesure où ce “marcheur” de la première heure affronte le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

Largement réélu en 2012 avec 70% des suffrages exprimés face à un candidat UMP, le patron du PS doit composer cette année avec une forte progression du Front national et la percée du camp d‘Emmanuel Macron dans la capitale.

FERRAND ESPÈRE GARDER SON FIEF BRETON

Candidate investie par REM à Paris, la centriste Marielle de Sarnez a effectué quatre mandats de député européenne depuis 1999, semblant ainsi enfreindre la règle du nouveau pouvoir selon laquelle aucun candidat ne peut se présenter s‘il a déjà fait plus de trois mandats parlementaires.

“Elle ne concourt pas pour un mandat dont elle a déjà été élue puisqu‘elle n‘a jamais été élue députée de sa vie”, a justifié sur ce cas particulier Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche.

Très attaché à son fief électoral breton, Richard Ferrand, ancien socialiste nommé ministre de la Cohésion des territoires, entend bien conserver sous la bannière REM la sixième circonscription du Finistère qu‘il avait conquise en 2012.

Autre “macronien” fidèle, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement, se présente dans les Alpes de Haute-Provence où il avait été élu en 2012.

“Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle (...) mais évidemment en dehors de leur temps de ministre”, a-t-il déclaré jeudi lors du compte rendu du premier conseil des ministres de l‘ère Edouard Philippe.

Maintenue au gouvernement, où elle passe de la Fonction publique à l‘Outre-mer, l‘élue PRG Annick Girardin est candidate à une troisième mandature consécutive dans l‘archipel atlantique de Saint-Pierre-et-Miquelon. Après un échec en 2002, elle l‘a emporté en 2007, puis en 2012.

Maire de Tourcoing ayant abandonné son mandat de député en 2016 au nom du non cumul des mandats, le nouveau ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin ne brigue rien dans le Nord, où il a longtemps été le bras droit du président LR de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

“Etant maire de Tourcoing et conformément au non cumul des mandats, il n‘est pas candidat aux élections législatives”, a précisé jeudi son entourage.

Avec Emile Picy et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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