25 octobre 2016 / 07:22 / il y a 10 mois

Le climat des affaires reste morose en octobre

Le climat des affaires est resté stable en France en octobre, se maintenant à un niveau légèrement supérieur à sa moyenne de long terme, selon les données publiées mardi par l'Insee. L'indicateur global du climat des affaires s'établit à 101, comme les deux mois précédents. /Photo d'archives/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Le climat des affaires est resté stable en France en octobre, se maintenant à un niveau légèrement supérieur à sa moyenne de long terme, selon les données publiées mardi par l'Insee, qui ne laissent pas présager une accélération de l'activité.

L'indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s'établit à 101, comme les deux mois précédents.

Le chiffre de septembre a cependant été revu en légère baisse, faisant passer son arrondi de 102 en première estimation à 101, précise l'Insee.

Cet indicateur, qui est repassé au-dessus de sa moyenne de long terme en août 2015 et a atteint en mai un niveau inédit depuis l'été 2011, a évolué ces derniers mois dans une fourchette étroite, dépassant de très peu sa moyenne de long terme.

"La situation conjoncturelle française se caractérise par une dynamique réduite et par un manque d’impulsion marquée", observe Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management, dans une note publiée sur son blog.

"On ne voit pas très bien ce qui dans les prochains mois pourrait provoquer une impulsion à la hausse de cette activité", d'autant plus qu'"on ne peut pas compter sur le reste du monde pour être la source des impulsions qui permettrait à l’économie française de changer de trajectoire", souligne-t-il.

ATONIE GÉNÉRALISÉE

Les différentes composantes de l'indicateur, pour la plupart à peine supérieures à leur moyenne de longue période, ne laissent pas présager une accélération de l’activité.

Par secteurs, l'indicateur de l'industrie manufacturière s'est inscrit à 102, perdant un point par rapport à septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient stable.

De la même façon, celui des services a également fléchi d'un point à 101 mais ces deux indicateurs restent légèrement au-dessus de leur niveau moyen de long terme, qui s'élève à 100.

L'indicateur du bâtiment est resté stable à 96, sa marque de septembre ayant été révisée en hausse d'un point tandis que celui du commerce de détail a reflué de deux points, à 97, pour s'éloigner de sa moyenne de long terme (100).

L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant une conjoncture incertaine, souligne l'Insee.

Dans les services, le solde d'opinions relatif aux perspectives générales, qui reflète le point de vue des chefs d’entreprise sur l'ensemble de leur secteur, progresse de deux points.

Mais ils sont plus nombreux qu'en septembre à anticiper une baisse de l'activité et de la demande pour les prochains mois.

Au sein de ce secteur, l'hébergement-restauration reste à la peine, avec un indicateur du climat des affaires stable peu changé (97, en recul d'un point), en deçà de sa moyenne de long terme.

Le solde d'opinion des chefs d'entreprises sur les perspectives générales reste également bien inférieur à son niveau moyen dans cette branche pénalisée par les répercussions attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et de l'attaque du 14 juillet à Nice.

Dans l'industrie manufacturière, les chefs d'entreprise sont moins nombreux (- 3 points) qu'un mois plus tôt à porter un regard positif sur leur activité passée, même si le solde correspondant reste supérieur à sa moyenne de long terme, mais leurs perspectives personnelles de production restent stables.

Les opinions sur les carnets de commandes sont peu changées, en recul d'un point d'un mois sur l'autre.

Dans son enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée séparément, l'Insee fait état d'un relâchement des tensions sur l'appareil de production, avec un recul de 0,9 point du taux d'utilisation des capacités de production.

"Les capacités de production dans l'industrie manufacturière sont à nouveau moins utilisées qu'en moyenne sur la période 1994-2007", souligne l'institut de statistiques.

Dans le bâtiment, les chefs d'entreprise sont nettement plus nombreux à signaler une hausse de leur activité passée, le solde correspondant repassant au-dessus de sa moyenne pour la première fois depuis le mois de mai.

Le solde d'opinion sur leur activité à venir fléchit légèrement mais reste nettement supérieur à sa moyenne de long terme, tandis qu'ils jugent toujours leurs carnets de commandes très peu garnis, avec un solde en baisse et toujours inférieur à son niveau de long terme.

Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse

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