20 septembre 2016 / 10:02 / dans un an

Une femme, Emma Walmsley, nommée à la tête de GlaxoSmithKline

GlaxoSmithKline annonce mardi avoir nommé à sa tête Emma Walmsley, jusqu'ici responsable des produits grand public du laboratoire britannique, après avoir examiné des candidatures externes et internes. Agée de 47 ans, elle sera la première femme à diriger un grand groupe mondial de la pharmacie. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

LONDRES (Reuters) - GlaxoSmithKline a annoncé mardi avoir nommé à sa tête Emma Walmsley, jusqu‘ici responsable des produits grand public du laboratoire britannique, après avoir examiné des candidatures externes et internes.

Emma Walmsley, âgée de 47 ans et arrivée chez GSK en 2010 en provenance de L‘Oréal, sera la première femme à diriger un grand groupe mondial de la pharmacie.

Elle entrera au conseil d‘administration en janvier puis remplacera le 1er avril Andrew Witty, qui était en poste depuis 2008 et avait annoncé il y a six mois son intention de partir à la retraite le 31 mars 2017.

Sa nomination risque de décevoir certains investisseurs comme le gérant vedette Neil Woodford, un des principaux actionnaires de GSK et détracteur de son organisation actuelle, qui plaidait pour l‘arrivée d‘une personnalité extérieure.

Emma Walmsley faisait cependant partie des favoris pour le poste avec Abbas Hussain, le patron de la division de pharmacie, et Roger Connor, qui supervisait la production.

Sa nomination donne à penser que GSK conservera ses produits de santé grand public, comme le laisse entendre le président du groupe, Philip Hampton, dans le communiqué de mardi.

“Sous la direction d‘Andrew, GSK a su bâtir des positions de leader dans la pharmacie, les vaccins et les produits de santé grand public”, déclare-t-il. “Ceux-ci constituent d‘excellentes bases pour une croissance soutenable et de long terme, et nous sommes confiants dans la capacité d‘Emma à capitaliser sur ces forces.”

Certains investisseurs et analystes aimeraient voir GSK céder ses activités de grande consommation en notant que d‘autres groupes qui se sont recentrés sur la recherche médicale, dans l‘oncologie notamment, affichent de meilleures performances boursières.

Le groupe s‘est au contraire renforcé dans les produits grand public en récupérant ceux du suisse Novartis dans le cadre d‘un vaste échange d‘actifs finalisé l‘an dernier.

GSK a de même choisi de se tenir à l‘écart de la vague de fusions-acquisitions qui agite le secteur de la pharmacie depuis plusieurs années et la nomination à sa tête d‘une responsable interne risque là encore de couper court aux spéculations sur un changement de stratégie.

“Il existe une dynamique au sein du groupe et, avec la hausse continue de la demande pour l‘innovation médicale et des produits de santé qui inspirent confiance, nous avons l‘occasion et le potentiel d‘apporter de réels bénéfices aux patients, aux consommateurs et à nos actionnaires”, déclare dans le communiqué Emma Walmsley, qui sera la septième femme à diriger un groupe du FTSE-100, l‘indice vedette de la Bourse de Londres.

L‘action GSK cède 0,6% à 1.635,6 pence vers 9h35 GMT, la plus forte baisse de l‘indice sectoriel européen de la santé qui avance de 0,55% à ce stade.

Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

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