28 juillet 2016 / 09:35 / dans un an

Les ventes du Crestor pèsent sur le 2e trimestre d'AstraZeneca

LONDRES (Reuters) - AstraZeneca a fait état jeudi d‘une baisse de près d‘un tiers de ses profits au deuxième trimestre avec le recul des ventes du Crestor, son traitement phare contre le cholestérol confronté à la concurrence des génériques sur le marché américain.

AstraZeneca annonce une baisse de près d'un tiers de ses profits au deuxième trimestre avec le recul des ventes du Crestor, son traitement phare contre le cholestérol confronté à la concurrence des génériques sur le marché américain. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Noble

Le laboratoire, qui parie désormais sur les anticancéreux pour se relancer, a annoncé une chute de 31% de son bénéfice par action hors certains éléments exceptionnels à 83 cents, alors que son chiffre d‘affaires a reculé de 11% à 5,60 milliards de dollars (5,04 milliards d‘euros) avec l‘arrivée des premières versions génériques du Crestor aux Etats-Unis en mai.

Les analystes anticipaient en moyenne des facturations de 5,58 milliards de dollars sur la période pour un bénéfice par action de 84 cents, selon le consensus Thomson Reuters.

AstraZeneca s‘attend toujours à une baisse comprise entre 0% et 5% de son chiffre d‘affaires et de son résultat courant sur l‘ensemble de l‘exercice à taux de change constants.

En plus du recul des ventes du Crestor et d‘autres traitements anciens comme le Nexium, AstraZeneca a subi une baisse des facturations de son vaccin antigrippal par vaporisation nasale Flumist aux Etats-Unis où son efficacité a été mise en cause par les autorités de santé.

Les analystes s‘attendent à une baisse des ventes et des profits du groupe cette année et l‘année prochaine avant un retour à la croissance en 2018 lorsque l‘effet des pertes de brevets se dissipera et que les nouveaux traitements monteront en régime.

Le nouveau médicament contre le cancer du poumon Tagrisso connait déjà des débuts prometteurs avec des facturations de 92 millions de dollars sur le trimestre.

Le directeur général Pascal Soriot, qui a résisté à une tentative de rachat du groupe par Pfizer en 2014, estime qu‘AstraZeneca peut devenir un acteur majeur des traitements anticancéreux en développant des médicaments qui renforcent le système immunitaire et d‘autres qui perturbent les mécanismes de réparation de l‘ADN utilisés par les cellules cancéreuses.

AstraZeneca fait face toutefois à une concurrence exacerbée dans les traitements anticancéreux avec de nouveaux médicaments déjà lancés notamment par Roche et Bristol-Myers Squibb.

Afin de dégager les ressources nécessaires au développement de nouveaux produits, le groupe a cédé les droits sur des traitements non stratégiques, ce qui a eu un impact positif de 134 millions de dollars sur le chiffre d‘affaires au deuxième trimestre. Le rythme de cette externalisation des facturations devrait s‘accélérer au second semestre.

Pascal Soriot pense que sa stratégie peut permettre à AstraZeneca d‘atteindre un chiffre d‘affaires d‘au moins 45 milliards de dollars d‘ici 2023 contre 24,7 milliards l‘année dernière, une ambition qui avait été affichée pour contrer l‘offre de Pfizer.

Ben Hirschler, Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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