15 juillet 2016 / 12:22 / il y a un an

Le bénéfice de Citigroup chute moins que prévu

Citigroup a annoncé vendredi une contraction de 14% de son bénéfice au deuxième trimestre, ce qui est nettement moins que la chute de 25% évoquée début juin par son directeur général, Michael Corbat. /Photo prise le 18 avril 2016/Kim Kyung-Hoon

NEW YORK (Reuters) - Citigroup a annoncé vendredi une contraction de 14% de son bénéfice au deuxième trimestre, soit nettement moins que la chute de 25% évoquée début juin par son directeur général, Michael Corbat, le rebond de ses activités de trading ayant partiellement compensé les effets de la faiblesse persistante des taux d'intérêt.

Comme toutes ses concurrentes, la quatrième banque américaine par les actifs a constaté un pic dans les volumes de transactions après le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne le 23 juin.

Citigroup, qui réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires hors des Etats-Unis, a réalisé un bénéfice net ajusté de 4,0 milliards de dollars (3,62 milliards d'euros) sur la période avril-juin contre 4,65 milliards un an plus tôt.

Le bénéfice par action a reculé à 1,24 dollar contre 1,45 dollar il y a un an mais il est supérieur à l'estimation moyenne des analystes qui l'attendaient à 1,10 dollar, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Comme la plupart de leurs homologues à travers le monde, les banques américaines souffrent de la faiblesse des taux d'intérêt, qui limite les revenus tirés du crédit.

La marge nette d'intérêt de Citigroup, une mesure essentielle de la rentabilité du crédit, a reculé à 2,86% contre 2,95% un an plus tôt.

Contrairement à sa concurrente Wells Fargo, Citigroup a vu ses provisions pour créances douteuses se contracter au deuxième trimestre.

Malgré la faiblesse des taux d'intérêt, Citi tente de tirer parti du dynamisme de l'économie américaine en remodelant ses activités de cartes de crédit, ce qui implique toutefois des dépenses sur le plan commercial.

Michael Corbat espère que cette initiative augmentera le chiffre d'affaires de la banque et permettra de redistribuer davantage d'argent aux actionnaires. Le directeur général de Citigroup a déjà choyé les investisseurs cette année en augmentant le dividende et les rachats d'actions après la réussite de la banque aux derniers tests de résistance organisés aux Etats-Unis, alors qu'elle avait échoué aux deux précédents.

Banque américaine la plus tournée vers l'international, Citigroup a vu le bénéfice net de ses activités dans la banque de détail progresser de 7% à l'étranger mais chuter de 22% en Amérique du Nord.

Globalement, ses dépenses de fonctionnement se sont contractées de 5% à 10,37 milliards de dollars, notamment en raison d'effets de changes, mais ses recettes ont baissé encore plus fortement, de 8%.

Les activités de banque institutionnelle, qui incluent la banque d'investissement, ont enregistré une hausse de 2% du bénéfice net en raison notamment d'un bond de 14% dans le trading obligataire.

David Henry, avec Sweta Singh à Bangalore, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand

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