6 juillet 2016 / 06:47 / dans un an

Air Liquide présente un plan à cinq ans jugé prudent

PARIS (Reuters) - Air liquide a dévoilé mercredi un nouveau plan stratégique à horizon 2020 qui tient compte de l‘acquisition de l‘américain Airgas et du ralentissement de la croissance des pays matures, une feuille de route que la Bourse a toutefois accueillie froidement, la jugeant trop prudente.

Le PDG d'Air Liquide, Benoît Potier. Le spécialiste des gaz industriels présente un nouveau plan stratégique à cinq ans en phase avec la nouvelle dimension prise par le groupe après l'acquisition de l'américain Airgas pour 13,4 milliards de dollars (12 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Lors d‘une conférence de presse, Benoît Potier, le PDG du leader mondial des gaz industriels, a assuré que l‘impact du Brexit serait “limité” sur ses comptes, le groupe ne réalisant que 1,5% de ses ventes au Royaume-Uni, soit 250 millions d‘euros.

A horizon 2020, Air Liquide vise une croissance annuelle moyenne de son chiffre d‘affaires de 6 à 8%, incluant un effet périmètre lié à la consolidation d‘Airgas et correspondant à 2%.

Dans le cadre de ce plan, Benoît Potier prévoit de réaliser de petites acquisitions, essentiellement dans la santé et l‘industriel marchand, ce qui devrait selon lui “continuer à apporter un à deux points, selon les années, de croissance au groupe”.

Le nouveau plan “Neos” vise plus de 300 millions d‘euros en moyenne par an de réductions de coûts, des synergies d‘Airgas supérieures à 300 millions de dollars (272 millions d‘euros environ) et une rentabilité des capitaux employés (ROCE) supérieure à 10% “dans 5 à 6 ans”.

Le groupe s‘est fixé un objectif d‘investissement compris entre 12 et 13 milliards sur la durée du plan, dont plus de deux milliards via Airgas.

Benoît Potier a précisé que les dépenses d‘investissement sur les ventes (Capex) seront inférieures à celles prévues dans le plan précédent, Alma. Elles seront comprises entre 10 et 12%, contre une fourchette de 12 à 14%, du fait d‘investissements déjà décidés mais qui n‘ont pas encore produit leurs effets.

Après la dégradation en mai de sa note de crédit par Standard & Poor‘s, de “A+” à “A-”, conséquence du rachat d‘Airgas, Air Liquide a souligné que le maintien de cette note dans la catégorie “A” constituait une priorité.

“C‘est un plan ambitieux dans l‘environnement que nous connaissons, un plan de transformation et dans lequel pour la première fois le numérique va jouer un rôle tout à fait majeur”,

a commenté Benoit Potier.

Kepler Cheuvreux estime de son côté dans une note sur ce plan que “les modèles de croissance actuels sont modérés”.

A 12h20, le titre Air Liquide cédait 3,45% à 90,27 euros, accusant ainsi la 2e plus forte baisse de l‘indice CAC 40 (-2%).

Noëlle Mennella, édité par Jean-Michel Bélot

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