28 juin 2016 / 18:22 / dans un an

L'allemand Kuka accepte d'être racheté par le chinois Midea

FRANCFORT (Reuters) - Le spécialiste allemand des robots industriels Kuka a annoncé mardi avoir signé un accord sur son rachat par le chinois Midea incluant des engagements de ce dernier sur le maintien du siège social et des sites de production, ainsi que sur l‘emploi, pendant une période de sept ans et demi.

Le spécialiste allemand des robots industriels Kuka a annoncé mardi avoir signé un accord sur son rachat par le chinois Midea, incluant des engagements sur le maintien du siège social et des sites de production ainsi que sur l'emploi /Photo prise le 25 avril 2016/REUTERS/Wolfgang Rattay

Selon cet accord, Midea s‘engage à n‘entamer aucune de réorganisation de la société sur cette période.

Le groupe chinois a également promis qu‘il ne prendrait pas de mesures pouvant déboucher sur une sortie de la Bourse de Kuka, a précisé la société allemande dans un communiqué.

Midea a présenté en mai une offre de 4,5 milliards d‘euros pour le rachat de Kuka, qui en fait la plus importante entreprise industrielle allemande prise pour cible par un investisseur chinois, ce qui a provoqué la colère parmi les responsables politiques allemands. Le groupe chinois a fait savoir depuis qu‘il permettrait à Kuka de fonctionner de manière indépendante et qu‘il l‘aiderait à se développer en Chine.

Kuka a annoncé mardi dans un communiqué distinct que son directoire et son conseil de surveillance recommandaient l‘offre du chinois à 115 euros par action, la jugeant “équitable”.

“Avec Midea nous serons en mesure de mettre encore mieux en oeuvre notre stratégie. En même temps nous resterons une société allemande”, a dit le président du directoire, Till Reuter, dans le communiqué.

La semaine dernière, deux sources proches du dossier ont indiqué que Voith, entré au capital de Kuka fin 2014, vendrait au chinois Midea sa part de 25,1% dans le groupe allemand, même si à l‘époque le groupe avait déclaré qu‘aucune décision n‘avait été prise sur une sortie du capital.

Un autre actionnaire de Kuka, Friedhelm Loh, avait laissé entendre qu‘il pourrait aussi présenter ses titres à la vente.

Dans un entretien au quotidien Handelsblatt, Loh n‘annonçait pas qu‘il comptait vendre à Midea sa part de 10% dans Kuka mais il disait: “Il faut se demander ce qu‘apporte un investissement lorsqu‘on n‘a pas au moins une minorité de blocage”.

Harro ten Wolde, Juliette Rouillon pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below