8 avril 2016 / 09:12 / il y a 2 ans

Recul inattendu de la production industrielle britannique

LONDRES (Reuters) - La production industrielle britannique a subi en février sa plus forte contraction en deux ans et demi, confirmant les signes précédents sur un ralentissement marqué du secteur en raison de la dégradation des perspectives mondiales.

LA PRODUCTION INDUSTRIELLE AU ROYAUME-UNI

La production industrielle s‘est détériorée de 0,3% sur un mois en février et de 0,5% sur un an, soit la plus forte baisse annuelle depuis août 2013, montrent les chiffres publiés vendredi par l‘Office national de la statistique (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters s‘attendaient à une hausse de 0,1% sur un mois et à une stabilité sur un an.

Les grandes entreprises disent suspendre certains projets d‘investissement dans l‘attente du référendum du 23 juin sur l‘appartenance de la Grande-Bretagne à l‘Union européenne. Le ralentissement économique de la Chine pèse en outre sur le moral des industriels à travers le monde.

La production manufacturière a diminué de 1,1% sur un mois en février et de 1,8% sur un an, ce qui est là encore plus important que ce que prévoyaient les économistes et ce qui constitue le déclin le plus prononcé depuis juillet 2013.

Sur les trois mois à février, une perspective qui atténue les facteurs de volatilité, la production industrielle britannique s‘est contractée à son rythme le plus rapide en plus de trois ans, de 1,5%.

Le déficit commercial marchand du pays a diminué en février, à 12 milliards de livres, contre 12,2 milliards en janvier, mois où ce solde a été fortement revu à la hausse, a annoncé l‘Office national de la statistique (ONS) vendredi.

Ce déficit dépasse largement le consensus des économistes qui le donnait à 10,2 milliards de sterling.

Le déficit commercial global, qui intègre l‘important excédent du secteur des services, a été de 4,8 milliards de livres en février contre 5,2 milliards.

Le déficit britannique vis-à-vis du reste de l‘Union européenne (UE) a atteint un record de 8,6 milliards de livres, en raison d‘importations elles aussi record.

Le déficit des paiements courants a atteint le montant sans précédent de 32,6 milliards de livres, soit 7,0% du PIB, durant le dernier trimestre 2015, ce qui risque de fragiliser un peu plus le sterling si jamais la Grande-Bretagne décide de quitter l‘UE.

La sous-performance de l‘investissement britannique en Europe, plutôt qu‘un déficit commercial persistant, est le principal motif de creusement du déficit courant, expliquent des économistes.

Service économique

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