10 novembre 2015 / 08:00 / il y a 2 ans

Hausse de 0,4% de la production industrielle au 3e trimestre

PARIS (Reuters) - La production industrielle a progressé de 0,4% en France au troisième trimestre ce qui, combiné à la hausse de la consommation des ménages, est de bon augure pour le produit intérieur brut de la période publié vendredi.

LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

Après un deuxième trimestre décevant, marqué par une croissance nulle qui a quelque peu douché l‘optimisme né de l‘ébullition du début d‘année (+0,7% au premier trimestre), les économistes sondés par Reuters anticipent un rebond de 0,3% du PIB pour la période juillet-septembre.

Hélène Baudchon (BNP Paribas) estime que cette prévision est confortée par l‘annonce, mardi par l‘Insee, d‘une progression de 0,1% de la production industrielle de septembre et de 0,4% sur l‘ensemble du trimestre après un début d‘été difficile.

“Sur la base des enquêtes de l‘Insee sur le climat des affaires et de l‘optimisme des perspectives personnelles des chefs d‘entreprise, le chiffre de septembre est un peu décevant”, déclare-t-elle.

Mais à 0,4% de hausse sur le trimestre et avec une consommation des ménages en biens annoncée par l‘Insee à +0,7%, la prévision de PIB en hausse de 0,3% “est pleinement confortée, avec même un petit risque à la hausse”, ajoute l‘économiste.

Michel Martinez (Société générale) table pour sa part sur une croissance de 0,4%, “peut-être même un peu plus”, après les chiffres publiés mardi.

Il relève en outre le net ralentissement de la baisse de la production dans la construction annoncé par l‘Insee (-0,3% sur le trimestre après -1,1% au deuxième), dans lequel il voit un espoir d‘inflexion dans un secteur qui tire depuis cinq ans la croissance de l‘économie française à la baisse.

EFFET RETARD

Pour l‘ensemble de 2015, Hélène Bauchon anticipe une croissance moyenne de 1,1% et Michel Martinez de 1,2%, soit un peu plus que le 1% prévu dans le scénario budgétaire du gouvernement.

A court terme, la consommation des ménages, favorisée par des prix de l‘énergie et des taux bas, reste le principal moteur de la reprise de l‘économie française en attendant que celui de l‘investissement s‘allume.

Les économistes notent un effet retard traditionnel entre la reconstitution des marges des entreprises, en cours grâce aux effets des baisses de charges et du CICE (Crédit d‘impôt compétitivité emploi), et leurs décisions d‘investissements.

Ceux-ci sont mieux orientés depuis le début de l‘année mais la révision en baisse des prévisions d‘investissement dans l‘industrie manufacturière récemment annoncée par l‘Insee a déçu.

Les chefs d‘entreprise du secteur envisagent désormais de les augmenter de 0,1% à peine cette année puis de seulement 0,3% en 2016 malgré un environnement qui reste favorable, même si la croissance mondiale ralentit.

Michel Martinez estime que, avec un environnement international qui reste globalement favorable, “tout est réuni” pour l‘instant pour atteindre un rythme de croissance de l‘ordre de 1,5% l‘an prochain comme l‘anticipe le gouvernement.

“Pour aller plus bas, il faudrait de grandes inquiétudes pour le commerce mondial. Pour aller au-dessus de 2%, il faudrait un vrai rebond de l‘investissement des entreprises”, que l‘économiste n‘anticipe pas vraiment avant 2017.

En attendant, la production industrielle de la France reste 15% en deçà de ses plus hauts niveaux d‘avant-crise

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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