3 novembre 2015 / 21:50 / il y a 2 ans

Des "incohérences" touchent 800.000 véhicules VW supplémentaires

Volkswagen a dit mardi avoir détecté des "incohérences" dans les émissions de dioxyde de carbone d'environ 800.000 véhicules supplémentaires, nouvel épisode dans le scandale qui ébranle le constructeur automobile allemand depuis le 18 septembre dernier. /Photo prise le 28 octobre 2015/Sergio Perez

BERLIN/FRANCFORT (Reuters) - Volkswagen a dit mardi avoir détecté des "incohérences" dans les émissions de dioxyde de carbone d'environ 800.000 véhicules supplémentaires, nouvel épisode dans le scandale qui ébranle le constructeur automobile allemand depuis le 18 septembre dernier.

Le préjudice économique lié à ces anomalies, qui concernent majoritairement des petits moteurs diesel ainsi qu'un moteur à essence, s'élève, selon les estimations provisoires du groupe, à environ 2 milliards d'euros.

Ce nouveau rebondissement n'est pas lié au fait que Volkswagen aurait pu utiliser des logiciels de manipulation des tests sur les émissions polluantes de ses moteurs diesel équipant des grosses cylindrées Audi ou Porsche, et pas seulement sur des millions de véhicules de milieu de gamme, comme ont dit lundi le soupçonner les autorités américaines.

"La direction de VW va entamer immédiatement un dialogue avec les autorités responsables concernant les conséquences de ces découvertes", indique le groupe dans un communiqué.

"Depuis le début, je presse en faveur d'une clarification complète et incessante des événements. Rien ni personne ne nous arrêtera. C'est un processus douloureux, mais il n'y a pas d'alternative", ajoute dans le même communiqué Matthias Müller, le nouveau président du directoire du groupe nommé en septembre en remplacement de Martin Winterkorn, emporté par le scandale. Müller occupait auparavant les mêmes fonctions chez Porsche.

"VW NOUS LAISSE SANS VOIX"

Volkswagen a reconnu en septembre avoir installé un logiciel de manipulation sur 11 millions de véhicules à travers le monde équipés de moteurs diesel 2,0 litres. Mais les soupçons dévoilés lundi par les autorités américaines ainsi que les déclarations du constructeur lui-même ce mardi suggèrent que d'autres moteurs plus puissants ou au contraire plus petits, et même au moins un moteur à essence, auraient pu tromper les régulateurs.

"VW nous laisse sans voix", a déclaré Arndt Ellinghorst, du cabinet de consultants financiers Evercore ISI mardi soir. "C'est semble-t-il une nouvelle affaire déclenchée par l'enquête interne de Volkswagen et potentiellement liée à l'Europe."

Face aux accusations portées lundi par l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA), Volkswagen a assuré dans un communiqué qu'aucun logiciel n'avait été installé sur ses moteurs diesels V6 3,0 litres "pour altérer les caractéristiques d'émissions de manière interdite". Le V6 3,0 litres équipe notamment le Porsche Cayenne mais aussi certains modèles haut de gamme des marques Volkswagen et Audi.

Le plus gros scandale dans l'histoire de Volkswagen, fondé il y a 78 ans, a déjà fait perdre au premier constructeur européen près d'un tiers de sa capitalisation boursière. Le titre VW a encore perdu 1,5% mardi à la Bourse de Francfort.

Andreas Cremer et Georgina Prodhan; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below