29 septembre 2015 / 14:36 / il y a 2 ans

Wall Street devrait finir 2015 sur une hausse symbolique

Les stratèges de Wall Street ont révisé en baisse leur objectif de 2015 pour l'indice phare Standard & Poor's-500 pour intégrer l'impact du ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes sur l'évolution future des taux américains, mais ils pensent que l'indice se remettra d'un récent coup de tabac, selon une enquête Reuters. L'indice S&P-500 terminera l'année à 2.094 points, selon la médiane des prévisions de plus de 40 stratèges interrogés par Reuters cette semaine. /Photo prise le 15 septembre 2015/REUTERS/Brendan McDermid

NEW YORK (Reuters) - Les stratèges de Wall Street ont révisé en baisse leur objectif de 2015 pour l‘indice phare Standard & Poor‘s-500 pour intégrer l‘impact du ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes sur l‘évolution future des taux américains, mais ils pensent que l‘indice se remettra d‘un récent coup de tabac, montre une enquête Reuters.

L‘indice S&P-500 terminera l‘année à 2.094 points, selon la médiane des prévisions de plus de 40 stratèges interrogés par Reuters cette semaine.

Cela représenterait un gain d‘un petit peu moins de 2% par rapport à la fin 2014, le pourcentage de croissance annuel le plus bas depuis 2011, année qu‘il avait terminée pratiquement inchangé. Ce cours reviendrait aussi à une progression de 11% sur le cours de clôture de lundi (1.881,77).

L‘enquête de juin donnait une médiane à 2.202 mais la moitié des stratèges ont revu leur prévision en baisse depuis.

Wall Street accuse actuellement une perte de quelque 9% depuis le début de l‘année et la période juillet-septembre est bien partie pour représenter le plus mauvais trimestre du S&P-500 depuis quatre ans. Aucune amélioration n‘est à attendre apparemment au premier semestre 2016, l‘enquête donnant l‘indice à 2.100 à la fin de cette période.

“La Bourse a besoin d‘un catalyseur pour monter et on ne peut pas se fier à la Fed car elle pourrait bien ne rien faire jusqu‘à la fin de l‘année, contrairement à ce que souhaite le marché actions”, dit Michael Mullaney (Fiduciary Trust, Boston).

Le statu quo observé par la Fed au terme de sa réunion de politique monétaire de septembre a motivé des dégagements massifs à Wall Street, où les investisseurs s‘interrogent plus que jamais sur le moment que choisira la banque centrale pour amorcer son cycle de durcissement monétaire, le premier depuis près de dix ans.

LES PRÉVISIONS DE RÉSULTATS NETTEMENT RÉDUITES

Une récente enquête Reuters montrait que la majorité des grandes banques de Wall Street anticipaient dorénavant une première hausse des taux directeurs en décembre.

Quant aux principaux risques auxquels la Bourse est exposée, les stratèges citent un ralentissement encore plus net de l‘économie chinoise, une croissance mondiale anémiée et des perspectives ternes pour les résultats de sociétés.

“Même si la banque centrale chinoise a réduit les taux et si les autorités monétaires ont adopté tout un paquet de mesures pour stabiliser les marchés et stimuler l‘économie, il semble bien que ces mesures n‘ont pas d‘effet, ce qui représentera, avec la dégradation sensible de la situation économique, un gros risque pour les marchés boursiers mondiaux”, dit John Praveen (Prudential International Investments, Newark).

Les prévisions de résultats des sociétés constituant l‘indice S&P-500 se sont dégradées depuis le début de l‘année, les analystes ayant pris en compte les répercussions de la chute des cours pétroliers et d‘un fléchissement de la demande mondiale. La croissance des bénéfices est maintenant prévue à 0,6% cette année selon des données Thomson Reuters.

Le ratio cours/bénéfices (PER) de l‘indice est de 15,8, bien en deçà du pic de cette année de 17,8 mais au-dessus de la moyenne historique de 15, toujours selon des données Thomson Reuters.

Quant au Dow Jones, les stratèges le voient à 17.532 en fin d‘année, soit 10% au-dessus de la clôture de lundi mais bien au-dessous de l‘objectif de juin, qui était de 19.000.

Avec Noel Randewich à San Francisco et Sinead Carew, Chuck Mikolajczak et Tariro Mzezewa à New York; Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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