23 septembre 2015 / 07:03 / dans 2 ans

L'Insee confirme une croissance nulle au 2e trimestre

PARIS (Reuters) - L‘économie française a bien stagné au deuxième trimestre sous l‘effet notamment d‘une stabilisation de la consommation des ménages et d‘un déstockage important des entreprises, a confirmé mercredi l‘Insee.

LA CROISSANCE FRANÇAISE

Mais l‘institut a aussi confirmé le rebond de 0,7% du produit intérieur brut au premier trimestre, qui crédibilise les objectifs du gouvernement.

L‘acquis de croissance pour 2015, à savoir le niveau de l‘ensemble de l‘année si le PIB des deux derniers trimestres ne bougeait pas, est relevé à +0,9% au 30 juin.

Il avait été estimé précédemment à +0,8% mais l‘Insee a revu à la hausse, dans la séquence des périodes passées, la performance du troisième trimestre 2014 à +0,3% (contre +0,2% auparavant).

“L‘Insee confirme que la reprise est à l‘oeuvre”, a indiqué le ministre des Finances Michel Sapin dans une déclaration transmise à Reuters.

Il a souligné que le rythme de croissance de l‘économie française en glissement annuel atteignait aujourd‘hui 1,1%, un niveau qu‘il n‘avait pas atteint depuis le printemps 2013.

Le gouvernement a réaffirmé la semaine passée qu‘il tablait sur un taux de croissance de 1,0% cette année avant 1,5% en 2016, des prévisions prudentes conformes au consensus des économistes.

Le ministre s‘est également félicité que l‘Insee ait revu en légère baisse, à 3,9%, le niveau du déficit public rapporté au PIB à fin 2014. Alors que le gouvernement vise 3,8% fin 2015 puis 3,3% en 2016, “ceci conforte notre capacité à tenir les cibles que nous nous sommes données”, a-t-il dit.

LE POUVOIR D‘ACHAT DES MÉNAGES EN LÉGÈRE BAISSE

Ce ratio est toutefois monté à 4,1% à fin juin et les déficits publics se sont encore accrus de 42,9 milliards d‘euros au premier semestre.

Par rapport aux premières données publiées à la mi-août, l‘Insee a revu en hausse la contribution du commerce extérieur à la croissance du 2e trimestre (0,4 point contre 0,3 point) et en baisse celle de la variation des stocks des entreprises (-0,5 après -0,4 point) qui explique à elle seule la différence entre les PIB des premier et deuxième trimestres.

Celle de la demande intérieure finale reste à 0,1 point.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont stagné alors qu‘elles avaient bondi de 0,9% au premier trimestre.

L‘investissement global s‘est contracté de 0,2%, toujours plombé par le secteur de la construction. Celui des seules entreprises a progressé de 0,3%, soit là encore moins qu‘au premier trimestre (+0,6%). Mais son niveau atteint un plus haut depuis l‘été 2008.

Le pouvoir d‘achat des ménages s‘est effrité (-0,1%) du fait notamment d‘une inflation en légère hausse et leur taux d‘épargne des ménages est resté stable à 15,2%.

Du côté des entreprises, le taux de marge s‘est tassé (-0,1 point à 31,1%), après sa forte hausse du premier trimestre dont la marque a été relevée (31,2% contre 31,1% précédemment).

Pour Michel Sapin, le crédit d‘impôt compétitivité emploi et le pacte de responsabilité fonctionnent, “la chute continue des marges des entreprises depuis la crise est endiguée et les deux tiers du chemin ont été repris.”

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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