16 septembre 2015 / 09:14 / il y a 2 ans

L'OCDE abaisse ses prévisions de croissance mondiale

Le port chinois de Qingdao. La détérioration des perspectives des émergents, en raison notamment du ralentissement de l'activité en Chine, explique la légère révision en baisse des perspectives pour l'économie mondiale en 2015, explique l'Organisation de coopération et de développement économiques. Elle prévoit désormais une croissance globale de 3,0% cette année contre 3,1% en juin. /Photo d'archives/REUTERS

PARIS (Reuters) - Les perspectives de croissance mondiale se sont affaiblies ces derniers mois et un ralentissement plus marqué qu'attendu en Chine aurait de graves conséquences au moment où un premier relèvement annoncé de taux directeurs aux Etats-Unis pourrait exacerber les turbulences financières, prévient mercredi l'OCDE.

Le calendrier du relèvement des taux américains importe peu par rapport à la nécessité d'une hausse très progressive, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques dans ses prévisions publiées à la veille d'une décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.

La détérioration des perspectives des émergents, en raison notamment du ralentissement de l'activité en Chine, explique la légère révision en baisse des perspectives pour l'économie mondiale en 2015, explique l'OCDE, qui prévoit désormais une croissance globale de 3,0% cette année contre 3,1% en juin.

L'Organisation s'attend toujours à un renforcement de l'activité en 2016, mais dans des proportions moindres que dans ses prévisions du mois de juin qui ont été revues en baisse pour l'ensemble des pays et zones couverts.

Elle a relevé sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 2,4% pour cette année contre 2,0% précédemment avant une accélération à 2,6% en 2016 (-0,2 point par rapport à juin).

La solidité de la croissance américaine justifie une hausse du taux directeur de la Fed mais à "un rythme très graduel", dit l'OCDE qui ajoute que "le calendrier de la première hausse de taux est secondaire par rapport au rythme de la hausse."

Pour la zone euro, dont les prévisions de croissance ont été revues en hausse de 0,1 point à 1,6% en 2015 et en baisse de 0,2 point à 1,9% pour 2016, l'OCDE préconise une poursuite du renforcement du système financier afin de rendre plus efficace la politique d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne.

La prévision de croissance pour l'Allemagne a été maintenue à 1,6% pour cette année et abaissée de 0,4% à 2,0% en 2016.

Pour la France, elle est réduite de 0,1% pour 2015, à 1,0%, soit le niveau attendu par le gouvernement français, et de 0,3% à 1,4% pour l'année prochaine, contre une hypothèse de 1,5% retenu par Paris pour le cadrage budgétaire 2016.

L'INCONNUE CHINOISE

La prévision de croissance de l'économie japonaise a été abaissée de 0,1 point à 0,6% pour cette année et de 0,2 point à 1,2% pour 2016.

L'OCDE retient un scénario de ralentissement graduel de l'activité en Chine à condition d'un dosage et d'une mise en oeuvre habile des politiques économiques.

La prévision de croissance de l'économie chinoise a été revue en baisse de 0,1 point à 6,7% pour cette année et de 0,2 pont à 6,5% pour 2016.

"Un ralentissement plus marqué qu'attendu en Chine constitue le principal risque pour l'économie mondiale", prévient l'organisation, qui rappelle que l'affaiblissement des importations chinoises a pesé sur la croissance des volumes d'exportation partout ailleurs et conduit à la baisse des prix des matières premières.

"Certains pays émergents déjà affectés par une détérioration des termes de l'échange ou une détérioration des conditions financières sont vulnérables à de nouveaux chocs financiers, ajoute l'OCDE.

Les prévisions de croissance du Brésil ont déjà été revues en nette baisse de deux points de pourcentage à -2,8% pour cette année et de 1,8 point de pourcentage à -0,7% pour 2016.

Pour l'OCDE, les déceptions répétées sur la croissance mondiale au cours des dernières années et la faiblesse persistante de la progression de l'investissement dans de nombreuses économies laissent penser que les taux de croissance potentielle à moyen terme pourraient être plus faibles qu'on ne le pensait jusqu'à présent.

Marc Joanny, avec Michel Rose, édité par Yves Clarisse

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