10 septembre 2015 / 07:08 / dans 2 ans

La production industrielle en berne, le 3e trimestre démarre mal

PARIS (Reuters) - La production industrielle de la France a accusé un net recul en juillet, une évolution qui témoigne d‘un début de troisième trimestre difficile pour l‘économie hexagonale après la croissance nulle du produit intérieur brut (PIB) enregistrée au deuxième.

LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

L‘Insee a annoncé jeudi une contraction de 0,8% de la production du mois de juillet, là où les économistes tablaient sur un rebond de 0,2%.

La production manufacturière, qui exclut l‘énergie, a elle reculé de 1,0%, sa plus mauvaise performance depuis avril, après avoir déjà baissé de 0,6% en juin. Son indice est au plus bas depuis mai 2014.

La contraction aurait même été plus marquée si le redémarrage d‘une raffinerie après des travaux de maintenance n‘avait permis à la production de ce secteur de rebondir de 4,6% sur le mois.

Les indices de la quasi totalité des autres secteurs industriels se sont repliés, celui de la métallurgie retrouvant des plus bas depuis juillet 2009, au plus fort de la crise, ou celui de l‘automobile son plus mauvais niveau depuis novembre dernier.

Ces chiffres, les premiers indicateurs publiés pour le troisième trimestre, “ne sont vraiment pas terribles”, déclare Axelle Lacan, économiste de l‘institut COE Rexécode.

“On espère malgré tout une accélération du rythme de croissance au vu des signaux positifs des enquêtes de l‘Insee sur le climat des affaires dans l‘industrie en août, notamment sur les perspectives de production”, ajoute-t-elle.

François Cabau, économiste chez Barclays, estime que, avec cette nouvelle baisse de la production manufacturière, “l‘absence d‘une assise stable pour la reprise en France reste préoccupante”.

Il relève que l‘acquis de croissance de la production industrielle pour le troisième trimestre se situe maintenant à -0,7%, ce qui fait peser un risque sur sa prévision d‘un rebond de 0,4% du PIB de la période juillet-septembre.

De leur côté, l‘Insee comme la Banque de France prévoient tous deux une croissance de 0,3% au troisième trimestre.

Le gouvernement s‘en tient pour sa part à sa prévision de croissance de 1% pour l‘ensemble de 2015 et de légère accélération à 1,5% en 2016 malgré l‘environnement porteur créé par la baisse des prix de l‘énergie et les taux d‘intérêts très bas.

Pour le troisième trimestre, le salut pourrait venir de la consommation, avec un pouvoir d‘achat des ménages qui a bénéficié ce été de la rechute des cours du pétrole. Les chiffres de juillet et août ne seront pas connus avant fin septembre.

Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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